Dimanche 5 juin 2022. L’Ami Paraclet

Ce dimanche c’est la première communion à Polignac. Et c’est aussi la grande fête de Pentecôte. La Pentecôte c’est la naissance de l’Eglise.

Quel est le rapport entre ces deux fêtes ?  Il est très simple. Désormais quand ils viendront à la messe, les enfants pourront communier, c’est à dire recevoir Jésus en personne. Ah bon ?  Jésus en personne ? Oui, pour aller très vite, pensons à ce que disent les mamans quand elles serrent leur petit bébé dans les bras : « Je t’aime tellement que je te mangerai » Une amie maman d’adolescents dit : « On dit ça quand ils sont tout-petits et quand ils ont quinze ans, on regrette de ne pas l’avoir fait » ! On dit aussi que « les amoureux se mangent des yeux ». Eh oui, quand on aime vraiment on désire ne faire qu’un avec celui qu’on aime. Dieu se donne à manger parce qu’il veut ne faire qu’un avec chacun de nous. Quand je mange un hamburger, il devient mon sang, mes cellules, mon énergie, mon métabolisme. Quand Je mange Jésus, c’est moi qui deviens un peu plus Jésus, Jésus qui aime, Jésus qui console, Jésus qui réconforte.

Et la Pentecôte ? C’est Jésus qui nous fait cadeau de l’ami qui l’a accompagné durant toute sa vie parce qu’il l’accompagne depuis toute éternité : le Seigneur Esprit-Saint. Toute sa vie, Jésus a vécu en présence de cet Ami éternel qui le réconfortait, qui lui soufflait ce qu’il avait à dire, qui lui donnait la force de pardonner à ses bourreaux, etc….

Regardez ce qu’il se passe à la Pentecôte : Le Seigneur Esprit-Saint transforme les disciples incrédules, peureux, lâches, taciturnes en apôtres tout feu tout flamme, audacieux jusqu’au martyre. Par exemple, quelque chose de souriant : avant la Passion, Simon-Pierre coupe l’oreille de Malchus, le serviteur du grand-prêtre. Après la Pentecôte Pierre-Simon – complètement retourné – dit à la foule : « Prêtez l’oreille » et il fait un discours fleuve !…

Attention : le Saint-Esprit n’est pas qu’une force comme la force d’attraction terrestre ou l’électricité. Le Saint-Esprit c’est quelqu’un. C’est en cherchant dans l’expérience que nous avons de l’amitié, que nous découvrirons ce que la présence de l’Ami Saint-Esprit a pu produire dans la vie de Jésus. Un ami nous nous aide ; il nous imprègne de sa présence. Un ami c’est quelqu’un qui déteint sur vous, qui vous fait grandir, qui vous apprend des choses, qui vous permet de vaincre des peurs, qui vous donne des ailes. 

Jésus est « le Christ », littéralement « celui qui est imprégné de l’onction » d’huile sainte. Jésus est tout imprégné du Seigneur Esprit-Saint. Nous traduisons par « le Défenseur » mais en fait, Jésus parle du « Paraclet » ce qui signifie « Celui qui se tient à ses côtés ».  Paraclet : on peut le traduire de différents mots suivant l’ambiance dans laquelle on se trouve :  Si nous sommes au tribunal : L’Ami Saint-Esprit est avocat. Il défend Jésus accusé d’être un menteur parce qu’il dit qu’il est Dieu. Si nous étions au théâtre, L’Ami Saint-Esprit serait le souffleur.  Si nous étions dans une émission télé, L’Ami Saint-Esprit serait le réalisateur qui depuis la régie souffle à l’animateur grâce à l’oreillette.  Si nous étions sur le Tour de France, l’Ami Saint-Esprit le directeur sportif ou le médecin de l’équipe.

Et on comprend pourquoi il est important d’être relié au Seigneur-Esprit qui est Défenseur, Conseiller, consolateur, Avocat, Souffleur. Cela s’appelle le sacrement de confirmation. Les enfants, à votre entrée en sixième, ce sacrement va vous être proposé. La Confirmation, c’est le Père évêque en personne qui vous la donne. Ce jour-là, en vous imposant les mains et en vous faisant l’onction de Saint-Chrême sur le front, c’est comme s’il vous donnait l’oreillette qui va vous permettre de capter en direct le Seigneur Esprit-Saint. J Je vous donne quelques exemples de son efficacité.  Claude-Laurent est servant d’autel alors qu’il a 15 ans et qu’il mesure 1,85 m. Le Père Curé lui demande : « Les copains et les copines ne se moquent-ils pas de toi quand ils te voient avec nous les prêtres, dans le chœur ? » Claude-Laurent répond du tac au tac « Non, mais on est en république tout de même ! » On peut penser que c’est L’Ami Saint-Esprit qui lui donne la force d’être libre. De même Steven : Une catéchiste : selon vous, quel a été le plus grand miracle de Jésus ? Steven, 13 ans : C’est qu’il n’est pas descendu de la croix. Il en avait pourtant le pouvoir. Ou encore Stessy : « Pourquoi y a-t-il trois personnes en Dieu ? » Stessy lève la main : « Si Dieu est amour, il ne peut pas être tout seul ». L’Ami Saint-Esprit nous aide à penser, à réagir, à agir comme Jésus.

L’Ami Saint-Esprit aujourd’hui nous fait connaitre le vrai Jésus. Pas un Jésus inventé à ma façon, pas un Jésus rêvé. Le vrai Jésus.  C’est là qu’il nous faut lire et relire l’évangile, l’apprendre par cœur.

Pourquoi c’est important d’emmagasiner des paroles de Jésus ?  Pour permettre à L’Ami Saint-Esprit d’ « improviser » c’est à dire de tirer « dans » nos « provisions » dès qu’il y a besoin.  Alexis pardonne à son petit-frère en disant : « C’est bien parce que je connais Jésus ». (« Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font ».)  Loïc, 5ans ½, à propos du Père Pierre : « Pierre c’est une sorte de Jésus qu’on trouve dans les églises ».  (« Vous ferez cela en mémoire de moi ».  « Qui vous accueille, m’accueille ») Quand il s’agit d’accueillir un SDF, c’est toujours au mauvais moment qu’il se présente ; souvent ils râlent, ils ne sentent pas très bon, ils ont bu, ils racontent des mensonges pour se faire plaindre.  .. (mais si vous pensez à « Tout ce que vous aurez fait au plus petits c’est à moi que vous l’aurez fait », vous savez que vous avez l’honneur d’accueillir Jésus en personne.. !!

Aujourd’hui vous commencez de recevoir Jésus-Hostie. Demandons la grâce que vous ayez le désir de recevoir le Seigneur Esprit-Saint qui vous fera faire des merveilles, comme à la Pentecôte ! Amen !

Dimanche 12 juin 2022. Sainte Trinité. (A Saint-Laurent, plusieurs enfants communient pour la première fois)

Les enfants, vous commencez à communier le dimanche où nous fêtons le plus grand des Mystères Chrétiens.

Un Mystère, ce n’est pas quelque chose que l’on ne pourra jamais comprendre. C’est quelque chose que l’on met toute sa vie à comprendre.  Et je souhaite que vous ayez une âme d’explorateurs, de chercheurs. Pour être chrétien, il faut avoir envie de comprendre.

Le Mystère de la sainte Trinité est le plus grand parce qu’il éclaire tous les autres.

  • Le Mystère de la sainte Trinité nous dit d’abord deux choses essentielles : Premièrement, Dieu est Amour. Question d’une catéchiste : « Pourquoi y a-t-il trois personnes en Dieu ? » Une petite fille lève la main : « Si Dieu est amour, il ne peut pas être tout seul ». Extraordinaire réponse ! Dire que Dieu est amour, ce n’est pas la même chose que de dire que Dieu nous aime. Dieu est en lui-même joie d’être ensemble ; donc il est plusieurs ? Oui, il est Trois personnes, Père, Fils et Saint-Esprit. La superbe première lecture nous apprend que Jésus existe depuis toujours. Il est auprès du Père, il crée tout avec lui. La deuxième lecture nous dit qu’un chrétien peut être victorieux de plein de contrariétés parce que grâce à Jésus, Dieu le Père nous donne le secret qui a permis à Jésus de nous sauver par la croix :  la compagnie du Seigneur Esprit-Saint. Il était le Défenseur de Jésus, Il peut être aussi notre Défenseur. Il était le Souffleur de Jésus -comme au théâtre – ; il peut être aussi notre Souffleur. Il était le Consolateur de Jésus, il peut être notre Consolateur. Il était le Conseiller de Jésus ; il peut être notre Conseiller. Il était l’Avocat de Jésus ; il peut être notre Avocat. C’est pour cela que nous espérons qu’après votre baptême et votre entrée dans la Communion, vous irez jusqu’à la Confirmation ; c’est par la Confirmation que le Père nous donne le Seigneur Esprit-Saint. 

Dieu est Amour ! Je comprends donc que lorsqu’il lance l’aventure de la création de l’univers avec le Big Bang, il y a plus de 13 milliards d’années, ce n’est pas parce qu’il s’ennuyait, ce n’est pas parce qu’il avait besoin de quelqu’un qui l’applaudit, ce n’est pas – pire encore – pour le plaisir de nous voir souffrir. C’est uniquement par amour, comme des amoureux qui veulent absolument devenir parents parce que ça vaut le coup de vivre, parce que ça vaut le coup de connaître l’amitié, l’affection, l’amour.  

La deuxième chose que nous dit ce mystère de la Trinité, c’est que Jésus est Dieu. 100 % Dieu 100 % homme. Donc avec le Père et le Seigneur Esprit-Saint, il crée l’univers à partir de rien.

Et dans un instant, en prenant quelques hosties de pain, il va faire de ce pain son corps pour chacun. En prenant la coupe de vin, il va faire de ce vin son sang versé pour chacun.  Mais pourquoi fait-il cela ? En pensée, nous allons faire une petite expérience. Admettons que je vous fasse installer sur des gradins et je fasse une superbe photo de groupe. Quand je vous la présenterai à chacun, quelle est la frimousse sympathique que vous chercherez en premier ? Chacun cherche la sienne ! C’est le signe que nous sommes tous égocentriques, tous nombrilistes, tous centrés sur notre petit ego. Or, c’est ce qui est en train de tuer notre société, le chacun pour soi, le « tout-pour-ma-pomme », le « tout à l’égo ». Jésus nous dit : c’est non seulement dangereux pour la société mais ça emmène chacun vers la tristesse. Au contraire, un ami prêtre m’a raconté cette jolie anecdote : un enfant se préparait à communier pour la première fois. Le Père Samuel lui demande : « Pour toi, que va changer ta première communion ? » L’enfant répond immédiatement : « Je vais pouvoir me donner à Jésus ». Il n’a pas répondu : « Je vais recevoir des cadeaux ». Il n’a même pas dit « Je vais recevoir Jésus ». Il a dit « Je vais pouvoir me donner à Jésus ».

A chaque messe, Jésus s’offre pour que nous puissions nos offrir.

A chaque messe Jésus souffre à nouveau sa Passion pour que même nos souffrances puissent avoir un sens.

A chaque messe, Jésus donne à chacun la capacité d’être la vitrine du Dieu Trine. Amen !

Dimanche 19 juin 2022. Au Valvert, Première des communions pour 16 enfants puis, après la messe, 4 baptêmes.

Les enfants, c’est vraiment formidable de recevoir Jésus-Hostie pour la première fois à l’occasion de cette grande Fête appelée la Fête-Dieu ! Chaque année, l’Eglise prend un dimanche pour fêter Jésus Eucharistie. En lisant l’évangile en son entier, on s’aperçoit que Jésus est venu sur la terre dans ce but : nous donner la messe. C’est frappant aujourd’hui. Le récit de la multiplication reprend exactement les paroles par lesquelles tout à l’heure le prêtre, en la personne de Jésus, fera des hosties le Corps du Christ et du vin son Précieux sang répandu sur la croix.    « Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. » Il ne manque que « en disant « Ceci est mon corps livré pour vous ». Même la finale annonce la messe :  « Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers. » Après la communion, le prêtre ou le diacre recueille précieusement les hosties dans le tabernacle.

Il faut se rappeler que Jésus est la seule personne au monde qui existe avant ses parents… ! Jésus est Dieu avec le Père et le Seigneur Esprit-Saint ; il a tout créé par sa parole à partir de rien. Il peut évidemment changer une chose qui existe déjà en une autre chose, tout en en sauvegardant l’apparence première, simplement en le disant : « Ceci est mon corps ». Le Christ a montré qu’il avait ce pouvoir lors de son premier miracle, lorsqu’à Cana il a changé l’eau en du vin : et saint Jean le raconte avec solennité comme « le premier des Signes qu’il accomplit, il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui», avec référence à son Heure, c’est à dire sa Pâque, et donc il suggère que l’eau changée en vin était une prophétie en acte : il changeait de l’eau en du vin parce qu’un jour il changerait du vin en son Précieux Sang.  Et il montre ce pouvoir aussi, lors de la multiplication des cinq pains et deux poissons, sans les transformer mais en en dominant la matière pour la multiplier. En plus, en les faisant distribuer ensemble, il suggère qu’au-delà de mastiquer le pain il y a de la chair en nourriture.

Et il donne aux Apôtres le pouvoir de faire ce changement afin que l’offrande de son Corps et de son Sang en nourriture, soit accessible dans l’Église de génération en génération jusqu’à sa Manifestation glorieuse à la fin du monde.

Tout l’évangile prépare à la messe, chaque page nous parle de la messe : les repas dans les familles ; dans toutes les paraboles il y a une allusion ; les mots qui désignent Jésus notamment «l’Agneau » offert pour nos péchés. 

Pourquoi Jésus est descendu du Ciel pour la messe ? On comprend la messe en pensant que c’est le Mystère de l‘amour de Dieu. Alors posons la question à un garçon fou amoureux mais hyper sérieux: « Est-ce que tu te sens libre ? ». Il nous répondra : « Oui, c’est sûr, je suis libre comme jamais je ne l’ai été. Jamais auparavant, je n’avais expérimenté que l’on peut être libre à ce point » Et pourtant ce garçon ne peut s’acheter le moindre tee-shirt sans demander à son amoureuse s’il lui plaît. Les autres copains lui disent : « Tu n’es pas libre  ; c’est elle qui décide pour toi ». Mais en fait, les copains confondent le libre-arbitre qui est la capacité de tout faire ( et donc aussi des bêtises !) et la liberté qui est la capacité de se donner. Ce garçon amoureux est libre parce qu’a été libérée en lui la capacité de se surpasser, de sortir de lui pour penser d’abord à l’autre.

Dieu le Fils est venu sur terre. Il a pris comme prénom Jésus qui signifie « Dieu-sauve » ; il a « inventé » (on invente le téléphone ou l’ordinateur et Jésus « institue » la messe mais c’est toujours dans la nouveauté, dans l’ingéniosité) pour que nous puissions nous donner, c’est-à-dire réussir notre C.A.P. Parce que figurez-vous que nous sommes sur terre pour passer un examen : notre Capacité d’Aimer en Plénitude, toute une éternité car, comme le disait Goethe, « l’homme est un gobelet que seul remplit l’éternité ». Seul l’amour est immortel, et un amour entretenu par l’amour ne s’use jamais. Amen !

Dimanche 26 juin -13° dim. ord. C. Les Carmes (à 10h30, messe de la journée des familles en lien avec le Congrès des familles à Rome) Pendant la messe, Première communion de Sara Guérin, et baptême de Vincent d’Argenlieu né ce jeudi 2 juin 2022

Frères et sœurs, ce dimanche, il est facile d’identifier le fil rouge des quatre textes. Au nom du Seigneur, le prophète Elie appelle Elisée. Saint Paul nous dit que nous avons été « appelés à la liberté » et il en tire les conséquences. Dans l’évangile : un village vient de refuser Jésus ; occasion pour lui de dire que la réponse à son appel ne nous garantit pas la fortune, que la réponse à son appel redimensionne les liens familiaux, et qu’il faut appliquer le « Qui n’avance pas recule ».  Le psaume exprime la joie inouïe de celui ou celle qui a répondu à l’appel. Au fond de chaque homme il y a un appel.

Qu’est-ce que ça change de traverser la vie en sachant au fond de soi qu’on est appelé ? Tout ! On a entendu parler de saint Thomas More :  premier ministre du roi Henri VIII il est resté catholique, quand le roi, pour convenance personnelle s‘est auto-proclamé chef de l’Eglise anglicane. Thomas More a été décapité. Mais il a gardé son humour jusqu’au bout signe de grande foi. Au moment de monter à l’échafaud, il demande qu’on l’aide en disant “pour descendre je m’en sortirai bien tout seul”. Il récite le Psaume 5O (“Pitié pour moi…”) ; il embrasse le bourreau, lui remet une pièce d’or en disant : “Courage, mon ami ! sois adroit car j’ai le cou court et il y va de ton honneur de le couper proprement”. Il se bande les yeux lui-même, retrousse sa barbe en expliquant : “Elle ne mérite pas d’être coupée puisqu’elle n’a pas trahi, elle”. Il met sa tête sur le billot et le bourreau la tranche d’un coup de hache.

François Migeon qui est président d’un institut placé sous le patronage de saint Thomas More disait que « le dirigeant, quel que soit son domaine de responsabilité, obtient le meilleur de ses collaborateurs à trois conditions : répondre à une vocation et non pas assouvir une ambition personnelle ; servir les gens et non pas se servir d’eux ; chercher à se perfectionner  et non pas s’imposer. »  Sommes-nous dans l’ambition ou la vocation ? Un auteur anglais a écrit que le plus tragique dans la vie, c’est de parvenir tout en haut de l’échelle de la réussite, pour découvrir que l’échelle était placée sur le mauvais mur. Pour sourire, pensons que cette tentation peut atteindre tout le monde : on raconte l’histoire d’un prêtre sous le lit duquel, après sa mort, on trouva toute une panoplie de vêtements d’évêque ainsi que son discours, inutilisé, d’acceptation : «  Qu’elles sont étranges les opérations de la providence divine ! L’idée ne m’avait jamais effleuré que je serais appelé à une fonction aussi élevée. »

Nous avons deux appels fondamentaux : suivre le Seigneur (disciple) et à l’annoncer (apôtre). Disciple, cela veut dire étudiant. Il nous faut rester à l’école de Jésus toute notre vie ; et il nous faut chercher à l’annoncer. En suivant ces deux appels nous restons toujours près de Jésus, et comme le dit le psaume : « à sa Droite, à ses côtés, débordement de JOIE ! » Le Père Timothy Radcliffe raconte qu’un jour, dans les toilettes d’un café, il a vu un graffiti écrit en toutes petites lettres dans un coin du plafond : « Si tu as levé les yeux jusqu’ici, tu dois être en recherche de quelque chose. Pourquoi ne pas essayer le catholicisme ?

Ce qui change tout, c’est de vivre sa vie comme une vocation. Je ne suis pas à cette place par hasard. Ou alors le hasard qui s’écrit avec un grand D… ! Nicholas Boyle, philosophe anglais, a écrit : « Il n’y a plus de vocations pour qui que ce soit ; la société n’est pas constituée de gens qui engagent leur vie de telle ou telle manière, mais de fonctions qui doivent être remplies dans la mesure où il y a un désir à satisfaire […]. Autrefois toutes les professions, les métiers étaient comme de petits écosystèmes qui offraient des manières différentes d’être un être humain. […] Aujourd’hui, tout ce qui subsiste, c’est l’individu et l’Etat, voire la consommation et le marché. C’est plus simple, mais plus solitaire, plus vulnérable. »

A l’inverse, nous avons le beau témoignage de Nelson Mandela. De ces témoignages exceptionnels que le Seigneur nous donne pour nous permettre de comprendre dans quel sens il faut aller. Dans son autobiographie La longue marche vers la liberté, il décrit sa grande fierté et sa grande joie d’acheter sa première maison à Johannesburg. Ce n’était pas grand chose, mais il était devenu un homme. Mais, assez vite, il a pris conscience qu’il ne serait pas libre tant que tout son peuple ne le serait pas. Il écrit ceci : « C’est cette aspiration à la liberté de mon peuple pour qu’il vive dans la liberté et le respect de soi, qui a été le moteur de ma vie, qui a transformé un jeune homme effrayé en un homme audacieux, qui a poussé un avocat respectueux des lois à devenir un hors-la-loi, qui a changé un mari plein d’amour pour sa famille en un homme sans foyer, qui a forcé un homme qui aimait la vie à vivre comme un moine. Je ne suis pas plus vertueux ou plus enclin au sacrifice que l’homme d’à côté, mais je découvris que je ne pouvais même pas prendre plaisir à la pauvre liberté bien limitée qu’on m’autorisait à avoir, lorsque je savais que mon peuple n’était pas libre. » Mandela perdit sa femme, sa famille, sa carrière, sa fortune et son statut social mais il a permis à son peuple d’être libre et à une nation d’être digne. 

Sara et Vincent vous n’êtes pas  que des  petits consommateurs qui attendent le salut dans la relance de la consommation. Le meilleur service que nous vous rendrons, ce sera de vous révéler que vous êtes appelés. C’est le Seigneur qui vous a appelés à la Vie. C’est le Seigneur qui vous appelle à le suivre. C’est le Seigneur qui vous appelle à donner votre vie. Nous vous aiderons à déceler l’appel particulier qui sera le vôtre. Pour un débordement de JOIE !