Mercredi 4 février 2026. Les frères de Jésus

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 6, 1-6):« En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.  Et il s’étonna de leur manque de foi. Alors Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant. »

Régulièrement, des films, des articles ou des livres disent clairement que La Vierge Marie a eu d’autres enfants que Jésus. D’ailleurs, l’évangile parle plusieurs fois des frères et des sœurs de Jésus. Or, l’Église catholique maintient que Jésus est le fils unique de la Vierge Marie, que Marie est restée vierge. Pourquoi ? Je donne d’abord l’argument d’un vieux prêtre missionnaire en Afrique. Avec humour, il remarque, qu’à lire l’évangile au pied de la lettre, on pourrait dire que Jésus a eu non seulement des frères mais aussi des… enfants : très souvent, en effet, on le surprend à dire : « Les enfants, jetez le filet à droite de la barque… Les enfants, montons à Jérusalem … » « Ma fille, ta foi t’a sauvée. »

Quand on parle des frères de Jésus, il s’agit de ses cousins, ou même simplement des gens de sa génération, du même village que lui. Cette façon de parler n’étonne pas les Africains qui prennent la peine de préciser « frère même père, même mère » quand ils veulent parler d’un frère biologique, et non d’un « classard » du village, ou même d’un simple habitant du même village..

Un deuxième argument en faveur de la conviction catholique : tout d’abord, il ne faut pas juger une époque en fonction de la nôtre. Aujourd’hui, nous vivons dans une société aphrodisiaque : tout est vu à travers le prisme de la sexualité. Nous avons une conception bien spéciale de la fidélité. On entend dire que l’important c’est d’être fidèle à soi-même, qu’on peut vivre des fidélités successives. Il faut bien reconnaître aussi qu’on n’a plus tellement le sens de la parole donnée. Ce n’est pas pour rien qu’un humoriste a dit : «  Je n’ai qu’une parole, je suis bien obligé de la reprendre »… Ce n’était pas le cas à l’époque de Jésus. La Vierge Marie s’était entièrement donnée à Dieu… Ce n’était pas pour se reprendre quelques mois plus tard. Elle n’est pas qu’une mère porteuse ; cela aurait duré neuf mois. Elle n’est pas qu’une aide maternelle de la DDASS, cela aurait duré onze ou douze ans. Elle est mère : cela dure toujours.

Un troisième argument. La troisième raison pour laquelle nous sommes sûrs qu’il n’y a ni frère ni sœur, c’est que sur la Croix, avant de mourir, Jésus confie sa Mère à son meilleur ami, saint Jean. S’il y avait eu des frères, Marie serait allée évidemment chez eux.

Un quatrième argument. Nous sommes absolument certains que la Vierge Marie n’a pas eu d’autres enfants, parce qu’elle est… la Vierge Marie : toujours vierge, selon la splendide expression des Pères de l’Église, vierge avant, pendant et après l’enfantement. La naissance de Jésus marque l’avènement dans le monde de la Lumière éternelle : il est le Verbe incarné ; vrai Homme, il est aussi Dieu né de Dieu, lumière née de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu. Sa naissance est donc unique, totalement miraculeuse.

Pourquoi donc, habituellement les couples ont plusieurs enfants ? Parce que chacun, bien qu’il soit une personne unique, ne suffit pas à porter tout ce que les parents peuvent donner : leur paternité et leur maternité ne s’épuisent pas dans leur petit roi, leur chef-d’oeuvre, comme s’ils ne pouvaient plus rien faire après cela.

La meilleure raison pour laquelle nous sommes sûrs qu’il n’y a ni frère ni sœur de Jésus, c’est que Jésus est l’Homme parfait. Il réalise en sa Personne la Filiation dans sa plénitude, engendré par le Père de toute éternité ; né de la Vierge Marie dans le temps. Elle-même est la Mère de Dieu, elle réalise la Maternité à la perfection, et c’est pourquoi il n’y a pas d’autres enfants. Sa maternité s’épuise pour ainsi dire dans la naissance de Jésus, et elle est d’une telle richesse, qu’elle enfantera aussi au pied de la Croix de son Fils, cette fois dans la douleur, tous les enfants de Dieu, ceux qui croiront en lui et qui sont ainsi sauvés par lui.

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