1er janvier 2026 Sainte Vierge Marie Mère de Dieu.

Frères, lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse, afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi et pour que nous soyons adoptés comme fils. Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu. (Ga 4,4-7)

Un prêtre avait l’habitude, le dimanche, d’aller manger chez ses parents. Il y retrouvait ses frères et soeurs et leurs enfants. Ce dimanche-là, un de ses neveux, un petit garçon de dix ans, lui dit : « Tonton, je veux te poser une question. Mercredi, au catéchisme, je crois que Monsieur le curé nous a dit une bêtise. Il nous a dit que la Vierge Marie était la Mère de Dieu. J’y ai réfléchi, ça ne se peut pas. »   Le tonton prêtre, qui est aussi un théologien reconnu, lui dit : «  Eh bien, figure-toi que tu penses comme un grand évêque d’Antioche du Vème siècle. » Il sent alors le petit Thomas tout fier. Mais il poursuit : « Cependant, le concile d’Ephèse en 431 lui a donné tort. Marie est bien la Mère de Dieu. » 

La définition dogmatique de Marie Mère de Dieu a été, dans l’antiquité, le rempart de la foi contre les hérésies. Et c’est encore auprès de Marie que nous trouvons le plus sûrement la connaissance du mystère de Jésus. La question est celle-ci : qui a-t-elle enfanté ? Tout le monde est d’accord pour dire « Jésus. » Mais qui est Jésus ? Les chrétiens proclament qu’il est Dieu le Fils, le Verbe éternel. En disant que Marie est la mère de Jésus, on sous-entend qu’elle est seulement la mère de ce qui est humain en Jésus, puisqu’elle ne saurait être Mère de ce qui est divin en lui et qui l’a précédée de toute éternité. On divise alors le Christ en deux parties : l’homme, dont Marie serait la mère, et le Dieu éternel. Or, c’est justement cette division en deux blocs impossibles à rassembler que la foi chrétienne exclut absolument. Celui qui est né de Marie est un seul et le même. Il est celui qui de toute éternité, comme Dieu, est créateur tout puissant, infini et miséricordieux, le même qui tient aussi de sa conception en Marie son humanité, une intelligence et une volonté d’homme, un coeur d’homme pour vivre et pour aimer, une âme immortelle et un corps capable de mourir et ressusciter, des mains pour travailler et des pieds pour parcourir la terre, exactement comme nous autres.

Le Pape Jean-Paul II dans son encyclique sur Marie nous a expliqué, que la maternité est une relation qui va de la personne à la personne et non pas, d’abord, une réalité biologique. Relation de personne à personne … c’est-à-dire Don d’Amour et non pas simple oeuvre matérielle de chair. Marie n’est pas Mère simplement parce qu’elle a fourni la chair et le sang. Voilà pourquoi saint Luc nous dit que cela s’est fait dans l’Esprit-Saint et par l’Esprit-Saint, c’est-à-dire dans le Don d’Amour. Le Verbe Eternel, dans son amour pour Marie, s’est donné à elle tout entier, en Personne. Et dans sa foi parfaite, Marie s’est donnée à lui toute entière, en personne, de sorte qu’il est devenu son fils et qu’elle est devenue sa Mère. Et là, le pape souligne : « Elle est Mère parce qu’elle est vierge. » La virginité de Marie est l’expression de sa foi sans partage par laquelle elle accueille la Parole de Dieu dans tout son être. Saint Augustin dit avec insistance : « Marie a conçu le Verbe d’abord dans sa foi avant de le concevoir dans sa chair. » C’est par le sommet de sa Foi, dans sa virginité toute pure que Marie est devenue la Mère du Verbe en notre chair.

Si dans ce passage si court mais si solennel que nous avons comme deuxième lecture de cette Solennité, saint Paul mentionne « né d’une femme » c’est que cette femme est importante ! Il aurait pu ne rien dire, il aurait pu dire « né d’un homme et d’une femme ». Voici quelques lignes édifiantes d’un ancien évêque auxiliaire de New-York (Mgr Austin Vaughan) qui écrivait en 1991: « Lorsque Dieu a envoyé son Fils dans le monde, Il n’est pas apparu brusquement au sommet d’une montagne. Sa vie a débuté dans le sein de la Vierge Marie. Pendant neuf mois, le centre de l’univers entier, la personne la plus importante et le bien le plus important ont été un bébé à naître dans le sein de Marie. Dieu a fait cela pour nous enseigner le prix qu’Il attache à chaque vie humaine dès son commencement ».

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Jésus accomplit toutes les prophéties de l’Ancien Testament.

pour rire : 

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2 janvier 2026 Sandales

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean : « Voici le témoignage de Jean le Baptiste, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? » Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. » Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. » Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? » Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. » Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu,
si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? » Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. » Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait. »

« Je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire ses sandales ». En entendant cette expression, on pense d’abord que Jean-Baptiste se compare à l’esclave à qui le maître présente son pied pour qu’il défasse la courroie, ce qui lui évite de s’abaisser lui-même. Par rapport à Jésus, Jean Baptiste se considère moins qu’un esclave. Cette image dit son humilité et son désir de servir Jésus, sa fierté et sa joie d’être à son service.  Certains exégètes ou historiens pensent qu’il s’agit plutôt d’un geste qui appartient à la démarche pour un mariage. Deux familles se rencontrent pour étudier si leurs jeunes ne sont pas faits l’un pour l’autre. Finalement, les discussions avancent bien et le jour arrive où les deux familles présentent l’une son fils l’autre sa fille. On palabre, on parlemente. Si la fille est d’accord pour ce mariage, elle ne dit rien mais elle se baisse et dénoue la courroie des sandales du garçon. C’est la joie. Les préparatifs peuvent se préciser. Les noces ne sont plus très loin ! Cette image de saint Jean Baptiste confirmerait ce qu’il dit : « Celui qui a l’épouse, c’est l’époux, mais l’ami de l’époux qui se tient là est ravi de joie en entendant la voix de l’époux. Telle est ma joie et elle est parfaite ». Saint Jean Baptiste se considère simplement comme l’entremetteur en quelque sorte, celui qui sert d’intermédiaire pour la rencontre entre l’Epoux divin et l’épouse qui est soit l’Eglise dans son ensemble soit l’âme de chacun. « Je ne vous appelle plus serviteur, mais ami », et même épouse !

Quand on est dans les sandales, ajoutons cette parabole qui pourrait être dans l’évangile. Un cordonnier s’était pris d’une passion pour les sandales, et il était devenu le meilleur spécialiste du pays. Son échoppe sentait bon le cuir. Il reproduisait tous les modèles… celui dit “Corinthe” ou “Galates” ou “Ephèse” ou encore “La Romaine”. Et il avait assez de ne faire que des sandales, de toutes les pointures, et de tous les coloris. On venait chez lui pour se former. Des jeunes se faisaient apprentis pendant plusieurs mois pour profiter de son savoir, de son savoir-faire. Beaucoup de clients affluaient de partout. Mais parmi tous ceux-ci, certains demandaient : “Ne pourriez-vous pas me faire des sandales, sans aucune ouverture et du cuir qui monte jusqu’au genou ?” – “ça s’appelle des bottes, ici, on fait des sandales” – “oui, je veux bien des sandales, mais sans ouverture et qui monte jusqu’au genou…”- “ça, ce n’est plus des sandales, si tu veux on te propose des bottes” – Ah non, moi je veux des sandales… mais…” N’est-ce pas notre attitude ? Nous voulons bien du Seigneur, mais à notre façon. Nous voulons bien de la foi mais nous l’avons arrangée à notre sauce. Nous nous disons chrétiens mais nous en prenons et nous en laissons. Régulièrement, ne faut-il pas nous poser la question : est-ce que l’étiquette correspond bien au contenu du bocal ?

Tiens, encore une histoire de sandales ! On raconte qu’un jour Gandhi courait pour rattraper le train. Il arriva à monter au moment où le train s’ébranlait. En montant, une de ses sandales tombe de son pied. Que fait-il ? On le voit alors enlever l’autre sandale et la jeter vivement à côté de l’autre près des rails du train. Etonnés, ses amis lui demandent : « Qu’est-ce qui t’a poussé à faire cela ? Pourquoi as-tu jeté l’autre sandale ? » Et Gandhi le Sage de répondre : « J’aime que le pauvre homme qui trouvera la sandale trouve une paire qui lui sera utile. S’il ne trouve qu’une seule sandale, ce sera une pure perte pour lui et pour moi ».

Décidément, les sandales de saint Jean Baptiste peuvent nous emmener loin !

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3 janvier 2026 Mémoire du saint Nom de Jésus.

L’ange dit à Joseph : « elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Le langage des signes inventé pour les malentendants est un langage qui doit être rapide et efficace, qui doit aller à l’essentiel. Comment dit-on « Jésus » en langage des signes ? En montrant l’une après l’autre les paumes de ses mains avec le majeur de l’autre main. Jésus se définit par ses mains qu’il a laissées transpercer de clous par amour pour nous.

Si nous regardons la croix, nous avons un diagnostic de notre état maladif, de notre état blessé. Le nom de Jésus nous apprend que nous sommes capables de faire que Dieu lui-même soit exclu et crucifié alors qu’il est la Bonté Absolue.

La première prescription d’un médecin, c’est la radiographie : elle permet d’identifier le mal. Car l’obstacle vers le salut c’est que le pécheur ignore son mal. Et comme il ne sait où est le mal, il l’entretient.

Le nom de Jésus nous apprend que le péché c’est un faux regard. C’est ce que la Bible appelle un « regard impur » c’est-à-dire qu’au lieu de voir les choses telles qu’elles sont, nous projetons sur elles des idées qui ont germé en nous, peut-être à l’âge d’un an, deux ans, trois ans que sais-je, des idées qui ont complètement détraqué notre jugement.

On ne voit pas les choses telles qu’elles sont. Au lieu de voir chaque être humain comme un diamant enfermé dans sa gangue, on le voit comme quelqu’un de mauvais, de dangereux. Et on a tendance à dire « cette personne n’est pas intéressante ». C’est cela la racine du péché. Le vrai mal, c’est le jugement, la condamnation, le refus de pardonner. C’est tenir l’autre à l’écart de notre cœur. C’est dire à l’autre : « tu n’as pas le droit à un autre regard ». Tout homme sur terre qui fait du bien, on va lui trouver des mauvaises intentions.

Par ailleurs, on s’imagine que Jésus est hyper culpabilisant pour les péchés de faiblesse. C’est le contraire. Il est d’une tendresse infinie pour la femme adultère alors que les gens qui sont là voudraient bien la mettre à mort à coups de pierre. Pour elle, Jésus utilise de la pommade, du coton et des bandes velpo, alors que pour le péché d’orgueil, de domination, il se fait chirurgien, il manie le bistouri !

Mais a-t-on idée que l’on puisse être sauvé par quelqu’un ? Comment comprendre ? Si on découvre que l’amour est le seul chemin, que c’est la vie, la vérité, on va finir par découvrir qu’on n’aime pas tous les autres comme ils ont besoin de l’être, on aime parfois d’amour possessif ou d’amour dominateur, ou d’un amour glouton et qu’on retient l’autre à soi-même. On veut que l’autre soit un satellite de notre succès.

Le nom de Jésus nous apprend que nous sommes sur terre des stagiaires de l’amour. Nous apprenons à aimer. Et les autres nous indiquent que nous ne les aimons pas autant que nous pourrions. Nous n’avons pas été attentifs. Nous ne les avons pas assez écoutés. Nous les avons oubliés.

Le nom de Jésus nous apprend qu’être sauveur, c’est aider quelqu’un à aimer mieux. Il ne s’agit pas tellement d’aider l’autre à être bien dans sa peau. Nous avons chacun une tâche à remplir. Qui vais-je aider à réaliser sa mission ?

Peut-être que sa mission sera dans le sacrifice. Quand on pense aux pionniers de l’aérospatiale. Pour eux, une lettre de marchand valait la peine de risquer sa vie ! Parce que la vérité c’est l’homme qui naissait en eux-mêmes pour traverser la Cordillère des Andes. De même, dix hommes sont capables de risquer leur vie pour un seul parce que la vie d’un homme est sacrée. Une maman qui veille son enfant malade sacrifie sa nuit. Nous sommes faits pour donner et cela, c’est Jésus qui nous l’a appris.

Seigneur Jésus Fils de Dieu Sauveur, prends pitié de moi pécheur !

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4 janvier- Epiphanie 2026.

Frères et sœurs,

Benoît XVI nous a laissé in extremis une trilogie sur Jésus. Dans le dernier tome, celui sur l’enfance, il écrit un chapitre entier sur l’étoile qui a guidé les mages. Le Pape dit qu’on peut tout à fait adopter la découverte de l’astronome Kepler mort en 1630 qui a calculé que pendant l’année vraisemblable de la naissance de Jésus il s’est produit une conjonction des planètes Jupiter, Saturne et Mars qui a fait comprendre aux astronomes de Babylone qu’il se passait quelque chose de très important en Israël. Par ailleurs Kepler et d’autres pensent qu’il y a eu une supernova c’est à dire une étoile sur laquelle une énorme explosion développe pendant des semaines une intense luminosité. C’est l’explication astronomique. Mais Benoît XVI montre aussi que saint Matthieu fait comprendre dans son récit que contrairement à ce que croient beaucoup de peuples, notre destin n’est pas inscrit dans les astres. Les astres pour la Bible ne sont pas des divinités. Ils ne sont que des « lampes ». Ce ne sont pas les astres qui déterminent le destin de cet Enfant. C’est cet Enfant qui guide les astres. La véritable étoile, en fait, c’est Jésus.

Qu’est ce qui le prouve ? Faisons comme les mages ; ils ont eu recours à la Bible pour affiner leur recherche et rejoindre Jésus à Bethléem. Parcourons l’Ancien Testament. Il est traversé par l’attente d’un Sauveur, d’un Messie. Cependant si nous reprenons toutes les annonces, il est bien difficile de faire le « portrait-robot » de ce sauveur (cela part dans tous les sens !) Mais quand Jésus arrive, tout s’éclaire, tout se simplifie. Et on peut même dire que Jésus est la seule personne au monde dont toute la vie était écrite avant qu’il naisse.

Qu’est-ce qui était annoncé ?

1.Une « Bénédiction » pour tous les peuples. C’est une annonce presque délirante : comment ce petit peuple qui avait déjà tant de mal à résister à la tentation idolâtre des grands empires pouvait-il espérer sérieusement leur imposer un jour son Dieu comme le seul vrai ?

2. Un prophète législateur. Un Nouveau Moïse. Et Jésus dit en effet : « Moïse vous a dit .. Moi je vous dis. » (Mt 5)

3.Le Grand Roi descendant de David. Jésus se laisse acclamer comme le Fils de David.

4.Le grand prêtre universel qui offrira des sacrifices non-sanglants comme Melchisédech. Jésus en effet remplace les sacrifices d’animaux par son propre sacrifice, partout renouvelé de façon non-sanglante par la messe.

5.La victime « bouc émissaire » en même temps qu’un Fils de l’homme qui selon les descriptions des prophètes Daniel et Ezéchiel est plutôt du genre « superman ». Jésus est en effet l’agneau immolé et le Ressuscité.

Ce sont des annonces disparates. Mais en Jésus, tout s’éclaire.

L’Ancien Testament annonçait des choses précises sur le moment, sur le lieu, sur le comment et le pourquoi. 

Quand ? Selon la prophétie de Jacob, le messie devait se manifester avant la chute politique de la tribu de Juda (Gn 49,10). La tribu de Juda (les juifs) ont été chassés d’Israël par les romains en 70 ; le temple a été détruit cette année là ; il ne reste plus que le fameux mur des lamentations, un mur de fondation.

Où ? Michée annonce Bethléem.

Comment ? Les prophètes donnent toute une série de détails sur la vie du Messie : sa naissance virginale (Isaïe 7,14) son précurseur (Is 40), sa prédication en Galilée (Is 61) ses miracles  (Is 35), Toutes les béatitudes sont dans les 150 psaumes, etc.. Mais la prophétie de la Passion est particulièrement impressionnante. Chaque année pour Pâques, nous sommes émerveillés par la précision du psaume 21, et du chapitre 53 d’Isaïe.

Pourquoi ? Avant Jésus , difficile de réunir tous les aspects (roi guerrier + berger pacifique + grand prêtre universel + victime expiatoire, etc) . Jésus concilie tout en s’élevant à un niveau supérieur. Il ne vient pas libérer seulement un peuple mais tous les hommes de l’esclavage de Satan ; Il fonde un Royaume spirituel : son Eglise étape terrestre du Royaume des Cieux.

Après cela nous pouvons poser une question. Alors à quoi ou à qui vaut-il mieux se confier : à l’astrologie, à l’horoscope, à la fatalité, à la numérologie, à la chance, à l’argent… ou à Jésus ? Il faut se méfier de toutes ces idoles, elles promettent la sécurité et, à la place, la prennent; elles promettent la liberté et la détruisent. Un jour on demandait à une chrétienne de quel signe du zodiaque elle était. Elle a répondu malicieusement : « Moi je suis du signe … de la croix ». Prions pour que tous les jeunes parents aient cette année le désir de mettre leurs enfants sous le signe de la croix et de leur faire découvrir la grâce inouïe d’être né (par le baptême) sous la Bonne Etoile. Amen !

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Lundi 5 janvier 2026 Il parcourait toute la Galilée

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 4, 12-17.23-25) : «En ce temps-là, quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés. Et il les guérit. De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et de l’autre côté du Jourdain. »

Saint Matthieu cite le passage d’Isaïe que nous attendons tous à la messe de la nuit de Noël : Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. La lumière est restée sous le boisseau pendant trente ans. Et voilà qu’aujourd’hui elle sort au grand jour. De Nazareth, elle passe à Capharnaüm, ville que l’on avait oubliée et que l’archéologie a mise au jour. A l’entrée, il y a cette inscription « His Town » « SA ville ». Jésus établit son QG dans cette petite ville au bord du lac de Tibériade, plus précisément[W1]  dans la maison de Simon-Pierre dont il commence par guérir la belle-mère. Aujourd’hui vous pouvez voir le pavement de cette maison. Il est surmonté d’un bâtiment qui a des allures de soucoupe volante au sens où l’on a voulu que les pèlerins puissent célébrer la messe juste au-dessus de ce qui a été identifié comme la maison de Simon-Pierre, sans abimer ces restes archéologiques précieux. A partir de là, Jésus va parcourir toute la Galilée de long en large. Réécoutons les lignes extraordinaires de Christian BOBIN dans son tout petit livre : L’Homme qui marche : «Il marche. Sans arrêt il marche. Il va ici et puis là. Il passe sa vie sur quelques soixante kilomètres de long, trente de large. Et il marche. Sans arrêt. On dirait que le repos lui est interdit.

Ce qu’on sait de lui, on le tient d’un livre. Avec l’oreille un peu plus fine, nous pourrions nous passer de ce livre et recevoir de ses nouvelles en écoutant le chant des particules de sable, soulevées par ses pieds nus. Rien ne se remet de son passage et son passage n’en finit pas.

Il va tête nue. La mort, le vent, l’injure, il reçoit tout de face, sans jamais ralentir son pas. A croire que ce qui le tourmente n’est rien en regard de ce qu’il espère. A croire que la mort n’est guère plus qu’un vent de sable. A croire que vivre est comme il marche – sans fin.

L’humain est ce qui va ainsi, tête nue, dans la recherche jamais interrompue de ce qui est plus grand que soi. Et le premier venu est plus grand que nous : c’est une des choses que dit cet homme. C’est l’unique chose qu’il cherche à faire entrer dans nos têtes lourdes. Le premier venu est plus grand que nous : il faut détacher chaque mot de cette phrase et le mâcher, le remâcher. La vérité, ça se mange. Voir l’autre dans sa noblesse de solitude, dans la beauté perdue de ses jours. Le regarder dans le mouvement de venir, dans la confiance à cette venue. C’est ce qu’il s’épuise à nous dire, l’homme qui marche : ne me regardez pas, moi. Regardez le premier venu et ça suffira, et ça devrait suffire.

Son esprit est légèrement absent, et ce rien d’absence est sa matière d’être attentif à tout. Pris dans un chaos de désirs et de plaintes, serré par une foule qui se bouscule ses faveurs comme on voit des moineaux s’abattre en nuée sur un seul morceau de pain, il distingue très bien le frôlement d’une seule main sur un pan de son manteau, il se retourne aussitôt et demande qui l’a touché, qui lui a dérobé une part de sa force. La voleuse – car c’est bien sûr une femme, car les femmes ont su très vite connaître en lui la plus grande intelligence vivante, l’intelligence du don, car les femmes ne se trompent pas sur la lumière qui sort de lui, c’est la même qui s’en va d’elles pour baigner les chairs de leurs enfants – la voleuse par amour est celle qui l’a sans doute le mieux entendu : prenez ce que je vous donne, je vous le donne sans condition et, parce que je vous le donne absolument, il y en a absolument pour tous – ce qu’on partage se multiplie. Il dit qu’il est la vérité. C’est la parole la plus humble qui soit. L’orgueil ce serait de dire : la vérité, je l’ai. Je la détiens, je l’ai mise dans l’écrin d’une formule. La vérité n’est pas une idée mais une présence. Rien n’est présent que l’amour. La vérité, il l’est par son souffle, par sa voix, par sa manière amoureuse de contredire les lois de la pesanteur, sans y prendre garde. »


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6 janvier 2026 Une multiplication peut en cacher une autre.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc : « En ce temps-là, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.
Déjà l’heure était avancée ; s’étant approchés de lui, ses disciples disaient : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive. Renvoie-les : qu’ils aillent dans les campagnes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. » Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Irons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter des pains
et leur donner à manger ? » Jésus leur demande : « Combien de pains avez vous ? Allez voir. » S’étant informés, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. » Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l’herbe verte. Ils se disposèrent par carrés de cent et de cinquante. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction et rompit les pains ; il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. Et l’on ramassa les morceaux de pain qui restaient, de quoi remplir douze paniers, ainsi que les restes des poissons. Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes. »

Il faut d’abord nous rappeler que les miracles de Jésus ne sont pas réalisés pour solutionner les problèmes de notre terre. Sinon, on pourrait s’indigner que Jésus n’ait pas donné la formule de la pénicilline, et la technique pour dessaler l’eau de mer. Jésus réalise des miracles pour nourrir notre foi et ainsi nous conduire au Ciel. 

Il est facile de comprendre le miracle de la multiplication. Ce jour-là, Jésus annonce qu’une fois qu’il sera mort et ressuscité, il livrera son corps et son sang en nourriture, il se donnera gratuitement sous forme d’hosties.  Les enfants de la première communion nous rappellent que c’est la plus grande des joies. Vianney a six ans. Il fait partie d’une joyeuse tribu de 25 cousins de 3 mois à 16 ans qui s’apprête à partir en pèlerinage en Terre Sainte. En effet, leur jeune grand-mère, veuve depuis deux ans a décidé d’offrir à ses sept enfants, à ses gendres et belles-filles, et à tous ses petits-enfants ce beau voyage. Du coup, Vianney et Dauphine feront la première de leur communion à la splendide chapelle des Franciscains qui jouxte la salle mémorielle du Cénacle, en plein Jérusalem. Vianney est tout excité à l’idée de commencer à communier. Il s’exclame : « vivement qu’on soit à Jésus-ralem »… !!

Témoignage d’une grande personne :  « J’ai vécu pendant vingt ans sans aller tellement à la messe, sauf pour les communions et le baptême de mes enfants ; à la maison on ne parlait pas de religion. Nous sommes entrés à l’église pour nous marier et nous n’y sommes plus jamais retournés. Mais depuis j’ai trouvé la foi et quand je rencontre une personne qui ne l’a pas je prie pour elle, car je me dis : « Quelle chance, j’ai du caviar et eux n’ont rien à manger ! ».

Un de mes plus beaux souvenirs de Monistrol restera un certain samedi soir (le 27 mai 2017) :  je commence la célébration de la messe. Après le chant d’entrée, je bénis l’eau pour le rite de l’aspersion. Pendant que le magnifique chant « J’ai vu l’eau vive jaillissant du Cœur du Christ » retentit, je descends les allées pour bénir l’assemblée. Arrivé au fond de l’église, sous la tribune, grande surprise : trois rangées de bancs sont occupées par des jeunes de 16 – 18 ans dont certains visages que je reconnais. J’aurai l’explication à la sortie de la messe : une des filles fête ce soir-là ses 18 ans. Quand ses amis lui ont demandé ce qu’il lui ferait plaisir comme cadeau d’anniversaire, elle leur a dit : « Le plus beau cadeau que vous puissiez me faire, c’est de venir à la messe ». Dans les jours qui suivront, sa maman me dira qu’ils ont parlé de l’homélie au cours de la soirée, signe qu’ils n’avaient pas fait que de la figuration.

Sans Jésus une partie de notre être se meurt. Nous comprenons facilement qu’un être qui ne se nourrit pas d’aliments meurt, le corps a besoin de toutes les substances que la nature nous donne, il les transforme et les fait siennes mais nous mourons aussi si notre âme n’est pas nourrie de Jésus. C’est important de prendre soin de notre corps. Si nous voulons être en bonne santé, il faut nourrir notre corps de bonnes choses. Et notre âme n’est en bonne santé que si elle se nourrit de Jésus.

Pourquoi partage-t-on la galette des Rois le jour de l’épiphanie ? Cela tient à la forme de la galette et à ce qu’est une fève, une vraie fève de haricot. La galette est ronde : elle représente le monde. La fève a la forme d’un embryon, d’un bébé. : elle représente Jésus. Chacun a droit a sa part du monde. Mais heureux celui qui trouve Jésus. Il devient le roi. Le roi de sa vie parce que Jésus le rend libre. Le roi de son destin parce que Jésus le rend souverain par rapport à tous les esclavages qui le menacent. Plus nous communierons, plus nous serons rois.

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