18 avril 2026 Une parade aux tempêtes
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 6, 16-21) : «Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer. Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples. Un grand vent soufflait, et la mer était agitée. Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est-à-dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de peur. Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. » Les disciples voulaient le prendre dans la barque ; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient. »
Une anecdote historique permet de retenir facilement la référence de cette page d’évangile : évangile selon saint Jean chapitre 6 versets 20 « et alentour ».
Un artiste avait réalisé le portrait de Léon XIII. Il le lui porte. (Nous sommes entre 1878 et 1903). Le peintre est fier de lui et pourtant c'est un portrait horrible, épouvantable. Léon XIII le reçoit gentiment, sans montrer son étonnement mais il lui dit : "Ah c'est très bien... Simplement, est-ce que vous pourriez ajouter au bas du tableau : Jean 6,20 : signé Léon XIII ?" L'artiste tout heureux répond "Bien sûr" en se disant que ce doit être une citation chère au Saint-Père. Par curiosité, il va chercher dans l'évangile de saint Jean au chapitre 6, verset 20 : Jésus dit à ses disciples : "C'est moi, n'ayez pas peur..."
Cette anecdote nous invite magnifiquement à regarder les événements et soi-même avec humour. C’est une des façons de marcher sur l’eau. Un humoriste français a dit : « l’humour c’est comme les essuie-glaces : cela n’arrête pas la pluie mais cela permet d’avancer ! » Cela permet de survoler les flots agités, de traverser les ténèbres, d’affronter les vents violents, comme Jésus cette-nuit-là. Il suffit de se rappeler que Humour commence comme humilité et finit comme amour. Jésus ne manquait pas d’humour. Cet épisode de la marche sur l’eau à côté de la barque des disciples qui ne l’ont pas attendu en est une autre preuve…
Alors voici quelques anecdotes de personnes qui avaient bien des raisons de se laisser couler…. Un prêtre âgé était hospitalisé. Dans sa jeunesse, il avait participé à la bataille de Verdun où l’on se battait à la baïonnette et où beaucoup avaient perdu la vue et la vie à cause des gaz asphyxiants. Lui-même en était revenu sans trop de mal. Mais il était devenu âgé et il était maintenant au fond du lit d'un hôpital. Les infirmières qui le soignaient, étaient des religieuses. Un jour, l’une d’elles vient lui faire la piqûre... « - Ma sœur, vous m'attaquez à l'arme blanche, ... méfiez-vous, je vais répliquer au gaz. »
Un résident de la maison de retraite avait du mal à retenir sa salive dans sa bouche. De plus, il était très enrhumé et son nez coulait. Je savais qu'il souffrait aussi de problèmes de prostate. Ses yeux laissaient échapper des larmes non parce qu'il était triste mais à cause d'un dysfonctionnement du liquide lacrymal. Par contre, l'esprit allait bien. Je lui pose la question : »Comment vous sentez-vous aujourd’hui ? » L'œil pétillant de malice, il me dit : « Vous savez, à nos âges, on a l'eau courante à tous les étages : au troisième (il me fait voir ses yeux), au deuxième (il me montre son nez), au premier (il m’indique sa bouche), Puis il ne me montre rien du tout mais il me dit : « et aussi au rez-de-chaussée… !
Sœur Clémentine est une religieuse dominicaine apostolique de tempérament très enjoué malgré une maladie évolutive qui l’oblige au fauteuil roulant. Elle dit volontiers : « Les gens me disent ‘’ oh ma sœur, vous avez bonne mine ‘’. Mais ils ne voient pas le porte-mine ! » Chaque année, elle participe au pèlerinage diocésain à Lourdes. Elle est parmi les personnes malades. Or, une nuit, elle tombe de son lit. Dieu merci, elle ne se casse rien. Mais beaucoup d’émotion et de courbatures. Fidèle à son humour, elle explique : « L’après-midi, au cours de la célébration pénitentielle, j’avais reçu cette Parole du Seigneur : ‘’Comme l’argile dans la main du potier qui la façonne, selon son bon plaisir, ainsi les hommes dans les mains de leur Créateur’’ (Si 33,13). Mais ajoute-t-elle malicieusement, cette nuit, le Seigneur a dû s’assoupir et avoir un moment d’absence. Il a ouvert les Mains » « l’humour c’est comme les essuie-glaces : cela n’arrête pas les tempêtes, mais cela permet d’avancer ! »
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19 avril 2026 Emmaüs ou Jésus se fait notre compagnon (Lc 24, 13 -35).
Frères et sœurs, l’image du chemin vers Emmaüs nous parle de notre vie de foi. C’est un compagnonnage avec Jésus.
Un jour, Mgr Henri Brincard disait à des jeunes que la vie, c’était comme traverser une pièce dans l’obscurité. La mort, c’est le moment où la lampe s’allume. Dans cette traversée dans la pénombre, Le Seigneur nous accompagne. Jésus nous rejoint chacun, le jour de notre baptême pour nous conduire à l’Auberge du Ciel.
Dans son tout petit livre qui est un chef d’œuvre, « L’homme qui marche », Christian Bobin écrit : « Il dit qu’il est la vérité. C’est la parole la plus humble qui soit. L’orgueil serait de dire : la vérité, je l’ai. Je la détiens, je l’ai mise dans l’écrin d’une formule. La vérité n’est pas une idée mais une présence. Rien n’est présent que l’amour. La vérité, il l’est par son souffle, par sa voix, […] » La grâce de Jésus n'est pas « matérielle » elle est toujours « personnelle » c'est-à-dire « au creux de notre personne ». Ce n'est ni un boulet, ni une chaîne. Ce n'est ni un reproche, ni une amnistie... Il ne dit rien ou bien il rouspète, selon ce que notre liberté peut recevoir de lui, et il nous aime absolument : capable de se faire petit à l'extrême si telle était la place qu’il lui restait, capable de se dilater tellement qu'il dilaterait notre cœur même, pour y exister à sa propre mesure, mais en tout cas incapable d'en sortir et de déserter notre cœur : non, il l'a promis.
Un vieux prédicateur de retraite racontait malicieusement un de ses rêves. A la fin d’une retraite épuisante prêchée à sa propre communauté, le plafond de la salle soudain s’effondre. Tous, surpris, se retrouvent à la porte étroite du Royaume des Cieux. Il voit, admiratif, les retraitants ses frères passer devant lui, et entrer les uns après les autres pour être placés par les anges. Certains sont même très bien placés ! Les anges ne trouvent sa place à lui, le prédicateur, qu’après une recherche laborieuse, tout derrière au fond (pas très loin d’ailleurs du Supérieur général… !) Il n’en éprouve aucune amertume, trouvant au contraire bien normal que le serviteur inutile ait une place très discrète. Il a tellement cité les paroles de l’Epoux ici-bas qu’il se réjouit maintenant à la perspective de l’entendre en direct. La sono est bonne au paradis. Et cela lui suffit. Il y a une immense clameur quand Jésus entre. Les anges d’accueil se précipitent. Le Seigneur traverse longuement la salle de noce, saluant chacun, et vient s’asseoir sur un petit strapontin tout au fond, qu’il n’avait pas remarqué… juste derrière lui. Et Jésus lui tapote l’épaule de la main. Bon, l’éternité s’annonçait bien ! Sur la terre comme au Ciel, seule compte la proximité avec Jésus.
Nous nous rappelons aussi le rêve du poète brésilien Adhémar de Boros.
Dans la nuit de Noël, j'ai eu un songe : j'ai rêvé que je cheminais sur la plage en compagnie du Seigneur. Et que dans la toile de ma vie, se réfléchissaient tous les jours de ma vie. J'ai regardé en arrière et j'ai vu qu'à ce jour où passait le film de ma vie, surgissaient des traces sur le sable. L’une était la mienne et l'autre était du Seigneur. Ainsi, nous continuions à marcher jusqu'à ce que tous mes jours fussent achevés. Alors je me suis arrêté et j'ai regardé en arrière. J'ai retrouvé alors, qu'en certains endroits, il y avait seulement une empreinte de pied. Et ces lieux coïncidaient justement avec les jours les plus difficiles de ma vie, les jours de plus grande angoisse et de plus grande peur. Et de plus grande douleur. J'ai donc interrogé : Seigneur, tu as dit que tu étais avec moi tous les jours de ma vie. Et j'ai accepté de vivre avec toi. Mais pourquoi m'as-tu laissé seul dans les pires moments de ma vie ? Et le Seigneur me répondit : Mon fils, je t'aime : j'ai dit que je serai avec toi durant toute la promenade et que je ne te laisserai pas une seule minute et je ne t'ai pas abandonné. Les jours où tu as vu à peine une trace sur le sable furent les jours où je t'ai porté.
Dans l’Ancien Testament (Exode 33,18-23) il est écrit qu’ « on ne peut voir Dieu que de dos », une fois qu’il est passé. Mais il est très important de prendre conscience que c’était Lui ! Exerçons-nous à reconnaître Jésus dans l’amitié et l’affection (dans nos « compagnonnages »), dans les Saintes Ecritures, dans l’ « auberge d’Emmaüs » i.e. la messe qui anticipe le Festin des noces éternelles, mais aussi dans ceux qui nous « portent », et également lorsque la grâce nous est donnée de porter autrui en Son Nom.
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Lundi 20 avril 2026 Les trois composantes de la foi.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 6, 22-29) : «Jésus avait rassasié cinq mille hommes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer. Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
« L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. » Ce que nous ferons de plus grand sur cette terre, c’est de croire en Jésus, de lui donner notre foi. Mais qu’est-ce que la foi ?
La foi est un composé de trois éléments qui se conjuguent. Un peu comme le sable, l’eau et le ciment mélangés donnent du béton.
1.La foi c’est la capacité de faire CONFIANCE à Jésus. Aujourd’hui il nous invite à investir le plus possible dans « la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle ». A certains moments de la journée, je vais avoir à choisir entre la prière et la distraction, entre le soin de l’autre et mon confort, entre prier le chapelet et rêvasser, entre cultiver l’espérance et me décourager, mais aussi entre me détendre et faire une activité de plus,...puissè-je à chaque instant choisir la confiance en Jésus. Jésus me permet de discerner. Une chrétienne que l’on appelle « recommençante » ou « born again »…) est personnel médical en hôpital. Une de ses jeunes collègues de 38 ans vient d’être maman. Et elle est du genre plutôt égocentrique. Elle téléphone qu’elle se met en congé pour enfant malade parce que sa fille a une gastro –« Tu ne peux pas demander à ta nounou ? - je ne veux pas embarrasser la nounou avec les couches de ma fille. -mais tu pourrais au moins passer pour me parler de tes patients que je vais devoir conseiller alors que leurs pathologies ne sont pas dans ma spécialité. -Tu sauras que ma fille est ma priorité. » Elle ne se demande pas si le travail supplémentaire engendré par son absence va impacter la vie de famille des autres. Quelques jours après, quand elle lui demande de parler un peu de ce qui s’est passé, la jeune collègue oppose une fin de non-recevoir : " - avec mes parents, quand je leur ai parlé du harcèlement que tu m’as fait subir parce que je prenais ma journée, on s’est demandé si tu savais ce que c'est que d'avoir des enfants" (…. !) La recommençante a encore prié Jésus. Et elle est allée dire à cette jeune collègue : "Je te demande pardon. Je n’ai pas réalisé tout ce que tu as à gérer". Cette parole d’humilité a déclenché les pleurs de sa jeune collègue qui lui a dit « c’est ce que j’attendais de toi » et elle l’a prise dans ses bras... Dans sa Règle de vie pour ses moines, saint Benoît écrit que dans un conflit, le plus fort c'est celui qui cède.
2.La foi une LUMIERE qui éclaire mon intelligence. Jésus me dit aujourd’hui que « Le Père l’a marqué de son sceau ». Qu’y a-t-il sur le sceau ? Quatre lettres : D.I.E.U. Jésus est Dieu, « Lumière née de la Lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu, engendré et non pas créé, consubstantiel au Père, de la nature même du Père ». Saint Paul écrit : « En Lui réside corporellement la Plénitude de la Divinité « (Col 2,9).
3.La foi c’est AGIR. C’est le côté visible, le côté « utilité publique », de la foi. Mais nous ne sommes pas des pélagiens qui prennent Jésus uniquement pour modèle et qui agissent à la force de leur poignet. Agir, pour un chrétien, c‘est plutôt appeler Jésus pour le laisser agir lui. Une petite « enfandise » : durant un camp-retraite, Nicolas, 7 ans, pleure jour et nuit. C’est la première fois qu’il est séparé de ses parents pour une période aussi longue. Le prêtre qui accompagne le camp prévient la maman de l’enfant par téléphone. Courageusement, cette dernière lui demande de prolonger l’expérience durant vingt-quatre heures supplémentaires. Le lendemain midi, Nicolas, rayonnant, vient dire au prêtre : -Mon Père, mon Père, je n’ai pleuré qu’une seule fois aujourd’hui, et une fois hier soir, avant de dormir. Mais, ça, c’est normal ! -Bravo Nicolas ! Comme je suis content. Comment as-tu fait ? -Eh bien, hier à la messe, c’était l’histoire de la tempête apaisée. Jésus s’est levé dans le bateau qui se remplissait d’eau. Et il a parlé aux vagues, au vent, puis à ceux qui étaient avec lui. -Oui. Et alors ? -Alors, je l’ai soudain entendu me dire : « Pourquoi as-tu pleuré, enfant de peu de foi ? »
Plus je fais confiance, plus je connais Jésus. Plus je le connais, plus je lui fais confiance, plus je le laisse agir ma vie. Et j’ai la surprise de faire des choses que je pensais absolument impossibles. Car Jésus par la Foi me fait me dépasser ; il m’élève au-dessus de moi-même.
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(7864) L'ISLAM, en RUPTURE avec l'Occident ? [Décryptage Ferghane Azihari] - YouTube