Mardi 17 juin 2025 Soyez parfaits 20 sur 20 en conduite
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 43-48) : « En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
Soyez parfaits. De quelle perfection s’agit-il ? On raconte que le président des U.S.A. avait offert une superbe voiture au Pape Jean-Paul II. Un dimanche après-midi, parce qu’il n’avait pas de visite pastorale, le Saint-Père propose à son chauffeur de partir l’essayer sur l’autoroute. Au bout de quelques kilomètres, l’envie le prend de la conduire lui-même. Avec son chauffeur ils échangent leurs places et voilà le Pape au volant. Emballé par le confort et la tenue de route de ce bolide, le Saint-Père roule de plus en plus vite. Des carabiniers le prennent en chasse avec leurs motos. L’ayant rattrapé ils lui font signe de se garer à l’entrée d’une aire de repos. Le premier motard s’approche pendant que le second attend sur sa moto à quelques dizaines de mètres. Quand il voit revenir vers lui son collègue, le deuxième motard lui demande :
– ” Alors qui est ce fou ? “
– ” Je ne sais pas, répond l’autre. Mais ce doit être quelqu’un de super important parce que son chauffeur, c’est le pape !…
Nous pouvons nous poser quelques questions :
– Est ce que nous aussi nous jugeons les autres en fonction de leurs fréquentations ?
– Le Pape étant le « Serviteur des serviteurs de Dieu » n’aurait-il pas le droit de faire le chauffeur de plus petit que lui ?
Imaginons qu’avancer dans la vie soit comme être au volant d’une voiture. On conduit la voiture de notre vie, comme ça, tranquille, comme des grands. On a le permis. On passe les vitesses. On accélère. On freine, puis, tout à coup, la route devient un peu scabreuse. A ce moment-là, on voit quelqu’un qui frappe à la fenêtre. C’est Jésus. Il marche très vite à côté de la voiture et il dit : « Ne voudrais-tu pas que je vienne avec toi ? » On lui répond : « Ecoute, toi, tu es dehors. C’est ma voiture, fiche moi la paix, c’est ma vie quand même ! » Et on continue. Mais la route devient tellement dangereuse qu’on se dit : « S’il y avait quelqu’un à côté de moi, ce serait quand même pas mal. » Alors on arrête la voiture et on dit à Jésus : « Rentre, mais tu restes tranquille. Bon, je t’accueille dans ma voiture, c’est déjà pas mal ! » Jésus arrive, il obéit, il n’est pas tellement contrariant. Tout à coup, il nous voit tellement crispé sur le volant qu’il propose : « Ecoute, moi, j’ai un permis de Formule 1, alors la vie je connais. Pour la conduire, tu peux peut-être me laisser le volant. » – « Non ! Je préfère conduire moi-même. » Au bout d’un moment, on se rend compte qu’on n’y arrive plus. Il y a des trous, des bosses, des précipices, des rochers qui tombent. « Bon, d’accord, Jésus ! Tu prends le volant, mais … calme. » Alors Jésus prend le volant, il y va allégrement. On est là, à côté. Et puis Jésus se tourne vers nous et dit : « Eh ! S’il te plaît, lâche le frein à main, parce que chaque fois que tu tires le frein à main, on fait un écart, on va se casser la figure. Alors, tu comprends, ce n’est pas facile de conduire si, sans arrêt, on risque l’accident. » On se dit : « Mince, il m’a repéré » Alors, on est là accroché au tableau de bord, on regarde devant et on se dit : « Mais où va-t-il passer, il n’y a plus de route ?! » Jésus voit qu’on est tellement occupé par la route qui est devant, qu’il dit : « Ce n’est plus possible, je ne peux plus conduire dans cette situation. » Alors, il s’arrête, il prend un seau de peinture, il l’envoie sur le pare-brise, et se remet au volant. Il continue et on ne voit plus rien. – « Alors écoute Jésus, tu es quand même trop exigeant. Bon, je t’accueille dans ma voiture, c’est déjà pas mal, mais en plus, tu me prends le volant, en plus tu m’empêches de serrer le frein à main, puis de voir où je vais ! » – « Ecoute, je te fais deux cadeaux : le premier cadeau, c’est ma présence auprès de toi, c’est plus joli que la route qui est devant. Le deuxième cadeau, c’est le rétroviseur. Chaque fois que tu me laissais conduire sans tirer le frein à main, sans crier, a-t’- on manqué un virage ? A-t’- on a eu des problèmes ? Regarde dans le rétroviseur ! Chaque fois que tu m’as fait confiance jusqu’au bout, as-tu manqué de quelque chose ? » – « Eh bien non ! C’est vrai ! »
La meilleure façon d’avoir 20 sur 20en conduite n’est-ce pas de donner le volant au Seigneur !
Saint Grégoire de Nysse disait : « Cette fois-ci, je suis sûr d’être sur le chemin de Dieu parce que je ne sais pas où je vais. »
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