Samedi 13 septembre 2025 saint Jean Chrysostome

Nous fêtons aujourd’hui saint Jean Chrysostome, Voici ce que disait de saint Jean Chrysostome le Pape Benoît XVI à l’audience du mercredi 26 septembre 2007

« Après la période passée à Antioche, il fut nommé en 397, Evêque de Constantinople, la capitale de l’Empire romain d’Orient. Dès le début, Jean projeta la réforme de son Eglise: l’austérité du palais épiscopal devait constituer un exemple pour tous – clergé, veuves, moines, personnes de la cour et riches. Malheureusement, un grand nombre d’entre eux, concernés par ses jugements, s’éloignèrent de lui. Plein d’attention à l’égard des pauvres, Jean fut également appelé l'”Aumônier”. En effet, en administrateur attentif, il avait réussi à créer des institutions caritatives très appréciées. Son esprit d’entreprise dans les divers domaines fit de lui pour certains un dangereux rival. Toutefois, comme un véritable pasteur, il traitait chacun de manière cordiale et paternelle. En particulier, il avait toujours des accents tendres pour la femme et des attentions spéciales pour le mariage et la famille. Il invitait les fidèles à participer à la vie liturgique, qu’il rendit splendide et attrayante grâce à une créativité de génie…. On dit de Jean Chrysostome que, lorsqu’il fut assis sur le trône de la nouvelle Rome, c’est-à-dire de Constantinople, Dieu fit voir en lui un deuxième Paul, un docteur de l’Univers. En réalité, chez Chrysostome, il existe une unité substantielle entre la pensée et l’action, à Antioche comme à Constantinople. Seuls le rôle et les situations changent. En méditant sur les huit œuvres accomplies par Dieu dans la séquence des six jours dans le commentaire de la Genèse, Chrysostome veut reconduire les fidèles de la création au Créateur: “C’est un grand bien”, dit-il, “de connaître ce qu’est la créature et ce qu’est le Créateur”. Il nous montre la beauté de la création et la transparence de Dieu dans sa création, qui devient ainsi presque comme une “échelle” pour monter vers Dieu, pour le connaître. Mais à ce premier passage s’en ajoute un deuxième: ce Dieu créateur est également le Dieu de la condescendance (synkatabasis). Nous sommes faibles dans notre démarche de “monter”, nos yeux sont faibles. Et ainsi, Dieu devient le Dieu de la condescendance, qui envoie à l’homme déchu et étranger une lettre, l’Ecriture Sainte, si bien que la Création et l’Ecriture se complètent. Dans la lumière de l’Ecriture, de la Lettre que Dieu nous a donnée, nous pouvons déchiffrer la création. Dieu est appelé “père tendre” (philostorgios) (ibid.), médecin des âmes (Homélie 40, 3 sur la Genèse), mère (ibid.) et ami affectueux (Sur la providence 8, 11-12). Mais, à ce deuxième passage – tout d’abord la Création comme “échelle” vers Dieu, et ensuite la condescendance de Dieu à travers une lettre qu’il nous a donnée, l’Ecriture Sainte – s’ajoute un troisième passage. Dieu ne nous transmet pas seulement une lettre: en définitive, il descend lui-même, il s’incarne, il devient réellement “Dieu avec nous”, notre frère jusqu’à la mort sur la Croix. Et à ces trois passages – Dieu est visible dans la création, Dieu nous donne une lettre, Dieu descend et devient l’un de nous – s’ajoute à la fin un quatrième passage. A l’intérieur de la vie et de l’action du chrétien, le principe vital et dynamique de l’Esprit (Pneuma), qui transforme les réalités du monde. Dieu entre dans notre existence elle-même à travers l’Esprit Saint et il nous transforme de l’intérieur de notre cœur.

HOMÉLIE DE S. JEAN CHRYSOSTOME AVANT SON DÉPART EN EXIL (401)

Le Christ est avec moi : que vais-je craindre ? Même si les flots de la mer ou la colère des puissants s’élèvent contre moi, tout cela est aussi peu de chose pour moi qu’une toile d’araignée. Et sans l’amour que j’ai pour vous, je n’aurais pas refusé de partir aujourd’hui même. Car je ne cesse de dire : Seigneur, que ta volonté soit faite. Non pas ce que veut un tel ou un tel, mais ce que tu veux. C’est là ma citadelle, c’est là mon roc inébranlable, c’est là mon appui solide. Que la volonté de Dieu se fasse. S’il veut que je reste ici, je rends grâce. Quel que soit le lieu où il me veuille, je le bénis. ~

En quelque lieu que je sois, vous y êtes aussi : le corps ne se sépare pas de la tête, ni la tête du corps. Si nous sommes éloignés par la distance, nous sommes unis par la charité et la mort elle-même ne pourra couper ce lien. Si mon corps vient à mourir, mon âme restera vivante et se souviendra de mon peuple. ~

Vous êtes mes concitoyens, vous êtes mes pères, vous êtes mes frères, vous êtes mes enfants, vous êtes mes membres, vous êtes mon corps, vous êtes ma lumière, et même vous êtes plus doux pour moi que la lumière. En effet, la lumière du soleil ne m’apporte rien de comparable à ce que m’apporte votre charité. Le soleil m’est utile à présent, mais votre charité me prépare une couronne pour l’avenir.

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Comment j’ai pardonné l’impardonnable … L’Amour des ennemis

14 septembre 2025 LA CROIX GLORIEUSE Le mal a été trouvé léger

Frères et sœurs, il était une fois un petit village du Moyen-Orient qui s’appelle Nazareth, dans lequel habitait une famille. Le papa s’appelle Joseph. La maman, Marie et le petit bout de chou, Jésus. Pourquoi petit bout de chou ? Parce qu’il est allé naître à Bethléem. A cause du méchant roi Hérode, ses parents ont dû le mettre en sécurité en Egypte quelques mois, peut-être 2 ans.

Et puis ils sont revenus à Nazareth. Joseph a repris l’atelier de menuiserie charpente et il a mis un peu d’argent de côté.

Un jour, il a dit à Marie : « Et si nous faisions construire une maison ? »

Cette idée a enthousiasmé la Vierge Marie, mais elle a dit : « Tant qu’à faire, faisons les choses bien. Allons voir un architecte. »

Ils lui ont présenté leur projet et l’architecte s’est mis au travail. Quelques jours après, il leur a présenté ce plan. Ça les a un peu surpris, mais pourquoi pas ? Ça prenait des allures modernes.

Mais Joseph n’était pas homme à s’emballer. Il a dit à l’architecte : « laissez-moi les plans, je veux étudier si cela nous convient. »

Et au bout d’un jour de calculs des volumes, des matériaux, des heures, il a dit non, ce serait trop cher pour nous.

Alors l’architecte, gentil, s’est remis au travail et il a proposé ce plan-là. Joseph a, de nouveau, calculé, recalculé, et il est revenu vers l’architecte en lui disant, non, c’est trop grand. Nous ne sommes que trois.

Alors l’architecte s’est remis à sa table de travail. Finalement, il a dit : « Je reprends ma première idée, mais en plus petit. » Joseph, après avoir calculé de nouveau, a dit : « C’est exactement ce qu’il nous fallait, mais je vais vous demander une faveur. À Nazareth, le climat est bon, mais certaines nuits sont fraîches. Et puis si Marie pouvait cuisiner grâce à une cheminée à l’intérieur, ça lui éviterait d’avoir à cuisiner dehors sur 3 pierres. Si vous pouviez nous faire une cheminée ? »

Oui, dit l’architecte, c’est très simple et ça va ajouter à l’esthétique. Et voilà la maison conçue par l’architecte. À ce moment-là, la Vierge Marie, et c’est très féminin ça, a dit : « Je fais confiance à Joseph et la maison me plaît bien, mais j’aimerais savoir comment vous avez agencé les pièces à l’intérieur ? »

L’architecte, toujours très agréable, a dit : « c’est très facile. » Il a pris sa paire de ciseaux, il a ouvert le plan et il a dit : « voilà, j’ai prévu, pour vous Marie, une grande pièce où vous pourrez mettre votre pétrin pour pétrir le pain, où vous pourrez mettre votre métier à tisser, tous vos ustensiles de cuisine. Ce sera votre domaine. A côté, une pièce de même grandeur qui sera votre pièce à vivre et votre pièce pour accueillir les voisins, les amis, la famille quand vous ferez une fête ? Et puis j’ai prévu pour vous, Joseph, une chambre et, pour vous Marie, une autre. »

Les 2 se sont regardés et ont regardé l’architecte en lui disant : « Vous avez oublié que nous sommes 3. Notre petit n’a que 5 ans. Il peut encore coucher dans la pièce à vivre ou bien dans une de nos chambres. Mais un jour, il aimera avoir son indépendance ».

L’architecte était un peu gêné d’avoir oublié, alors il a dit : « on pourrait peut-être regarder du côté de la cheminée si on pouvait aménager quelque chose pour lui ».

Il a donc ouvert. Et voilà où on a mis Jésus : sur la croix.

Quand il a quitté le ciel, il savait parfaitement ce qui l’attendait. C’était même voulu, c’était choisi, c’était décidé. Il avait pris 2000 ans pour l’annoncer par les prophètes. On n’avait pas su l’entendre parce qu’on attend toujours un Messie comme un Superman. Mais il était clairement écrit qu’il serait comme un agneau conduit à l’abattoir pour nous dire son amour.

Et voici maintenant une croix orthodoxe. Il n’y a pratiquement pas de différence avec la croix catholique. Il y a la barre verticale et la barre horizontale. Il y a l’écriteau qu’ils représentent plus souvent comme une 3e barre horizontale. Et puis il y a une barre oblique. Alors il y a plusieurs explications à cela. On dit, par exemple, que c’est simplement pour signifier le point d’appui des pieds de Jésus crucifié. Certains disent aussi que c’est une barre qui part de la droite. De la gauche de Jésus vers la droite pour signifier que le mauvais larron ne s’était pas décidé à choisir le ciel.

Il y a une autre explication. Aujourd’hui, à l’heure des balances électroniques, on a oublié qu’on avait, il n’y a pas si longtemps, chez les commerçants, des balances à plateaux. On mettait l’objet à peser ou l’animal à peser sur un plateau, et il descendait. Le fléau, la flèche, au milieu, obliquait du côté du plateau le plus lourd et on mettait alors des poids de l’autre côté pour, petit à petit, arriver à mesurer, calculer le poids de l’objet ou de l’animal en ajoutant différents poids de différentes grosseurs.

Ce qui signifie que l’amour de Dieu déployé sur la croix sera toujours, toujours plus lourd que tous les péchés du monde réunis et que les péchés de chacun. La miséricorde de Dieu est allée jusque-là. C’était aussi annoncé dans l’Ancien Testament. Dans le livre de Daniel, il est raconté : (Le roi Balthazar qui détient le prophète Daniel, voit apparaître un jour une main qui écrit des signes sur le mur du palais. Aucun de ses devins ne sait les interpréter. Daniel est appelé. Il lit : « Méné Méné Tequel Ou Parsin ». «  tu as été pesé et tu as été trouvé léger ». (Dn 5, 27) Le mal a été trouvé léger. L’amour de Jésus vaincra.

Que cela soit toujours, toujours notre espérance.

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Lundi 15 septembre 2025 Intercession

Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre à Timothée : « Bien-aimé, j’encourage, avant tout, à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener notre vie dans la tranquillité et le calme, en toute piété et dignité. Cette prière est bonne et agréable à Dieu notre Sauveur,  car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité. En effet, il n’y a qu’un seul Dieu, il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, le Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. Aux temps fixés, il a rendu ce témoignage, pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre – je dis vrai, je ne mens pas – moi qui enseigne aux nations la foi et la vérité. Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient en élevant les mains, saintement, sans colère ni dispute. »

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les médias. C’est effrayant.

 1/ La stratégie de la distraction. On fait diversion pour détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes.

2/ On crée d’abord un problème pour susciter une certaine réaction du public. Par exemple: on organise des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : on crée une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics. 

 3/ La stratégie de la dégradation. Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon qu’ont été imposés durant les années 1980 à 1990 le chômage massif, la précarité, la flexibilité, les délocalisations, les salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement. 

 4/ La stratégie du différé. Pour faire accepter une décision impopulaire on la présente comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge.  Pourquoi ? Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celle d’une personne de 12 ans.

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion. Cela permet de court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus.

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise. Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage.

 8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité. Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte… 

 9/ Remplacer la révolte par la culpabilité. Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!… 

 10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes.  Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Ainsi il détient un plus grand contrôle.

De cette analyse qui fait froid dans le dos,  nous retenons que come dit Jésus, les fils des ténèbres sont plus habiles que les fils de la lumière. Mais les fils de la Lumière ont une arme secrète, celle à laquelle nous invite saint Paul aujourd’hui : la prière. Celui qui prie tient le gouvernail du monde. Petit mot d’humour. Il y avait aux Etats-Unis, dans le Sud profond, une ville très pieuse et religieuse où tout le monde allait à l’église et était vertueux. Et puis un jour, un homme arriva qui ouvrit un bar, lequel devint le centre de toutes sortes de conduites dépravées : (je ne préciserai pas je crois : danse, boisson, et même qui sait, peut-être sexe). Tous ces bons chrétiens firent des prières pour la fermeture du bar. Ils firent le siège du ciel, et de fait, six mois plus tard, le bar brûla. Le propriétaire exigea des chrétiens une indemnisation. Ces derniers nièrent toute responsabilité : qu’avaient-ils fait ? “Suis-je le seul, ici, répliqua-t-il à croire à la puissance de la prière?”

A la suite de Jésus, saint Paul nous encourage à demander.  Il faut absolument que nous devenions de plus en plus pressants. Dieu pourrait fort bien ne pas nous donner si nous nous bornons à demander par habitude, mécaniquement. Il veut nous voir désirer passionnément. Il ne s’agit pas de mettre la pression sur Dieu. C’est impossible. Nous ne prions pas pour changer l’attitude de Dieu à notre égard, mais pour changer notre attitude vis à vis de Dieu. Au fond, nous prions pour devenir de réels coopérateurs de la Providence de Dieu.

Les bonus : Un prêtre, ancien gamer et écrivain d’heroic fantasy, dans #UnCœurQuiEcoute

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