Mercredi 7 octobre 2026 Sous le regard du Père

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc :  « Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. » Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : “Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation.” »

Quand vous priez, dites : « Père». Il y a bien des années de cela, dans un petit village du Dauphiné, une maman catéchiste de l'époque rencontrait une petite fille qui gardait ses vaches et elle avait remarqué depuis longtemps que cette petite fille ne venait pas au catéchisme. Un jour elle s'arrête dans le champ et lui dit : "Tu ne voudrais pas venir au catéchisme, apprendre les prières, entendre parler de Dieu ?" Et l'enfant la regarde et dit : "Oh oui, je voudrais surtout que vous m'appreniez comment dire jusqu'au bout le "Notre Père", parce que depuis quatre ans que je garde mes vaches, je ne fais que dire le "Notre Père", mais je commence "Notre Père qui es aux cieux, que ton Nom soit sanctifié" et que je pense que celui qui a créé le ciel, la terre, l'eau, les arbres et mes vaches, c'est mon Père qui m'a créée aussi, je ne peux pas aller plus loin parce qu'il y a des larmes qui montent de mon coeur à mes yeux et je ne peux jamais achever le "Notre Père". Ah ! si vous pouviez m'apprendre à dire le "Notre Père" jusqu'au bout !". C'est exactement ce que Jésus dit dans l'évangile : "Je te bénis, Père, d'avoir révélé cela aux petits". Il y a une grâce de la prière que Dieu donne à qui il veut, elle n'est réservée ni aux théologiens ni aux moines, ni à ceux qui vont au catéchisme.

Au chrétien, il est donné de passer sa vie sous le Regard du Père. .

            Quand vous priez, dites : « Père». Une histoire : un papa élevait seul son fils unique Jérémy un garçon passionné de football. Le papa assistait à tous les matchs de foot de son fils. Et voilà que la veille où Jérémy doit jouer la finale, ce papa qui est son plus fervent supporteur meurt d’une rupture d’anévrisme. Les dirigeants et l’entraîneur ne pouvant pas annuler la rencontre, proposent, la mort dans l’âme,  à  Jérémy, de ne pas jouer. Mais Jérémy y tient et il va tellement se défoncer qu’il va être à l’origine d’une passe déterminante pour son équipe qui remporte la finale. Dans les vestiaires, Jérémy dira : « J’ai une peine immense, bien sûr, mais j’ai aussi une grande joie car je sais que pour la première fois de sa vie, mon papa m’a vu jouer. » Son papa, en effet était aveugle.

Quand vous priez, dites : « Père». Outre le beau témoignage de foi en la vie éternelle de ce jeune footballeur, on peut dire que le match de foot est une belle parabole : on sait combien le regard du papa sur le banc de touche est porteur pour le fiston sur le terrain. Le chrétien sait qu’un Père très aimant le regarde avec attention, il est sûr de sa bienveillance, même si les « éclairages » du monde nous éblouissent et nous cachent sa présence, sa tendresse, son attention pour nous. Une relation unique est établie entre Dieu et chacun de nous, et nous pouvons nous avancer sur la scène du monde, confiants d'être regardés et aimés par Celui qui est là pour nous. Il ne nous surveille pas. Il veille sur nous.  L’amour du Seigneur ne nous lâchera jamais : jusqu’à ce que nos passes, nos services, notre jeu collectif, nos efforts pour aimer en vérité aboutissent à la Coupe du Salut.

Le 7 octobre nous fêtons Notre-Dame du Rosaire. Dans la mission de Père curé il y a des célébrations pour enfants. Ce jour-là nous avons eu un contretemps et la célébration a dû être reportée. Une maîtresse de CE1 Brigitte m’a raconté qu’elle l’a annoncé à sa classe  : « Nous avons appris ce matin que finalement, la célébration prévue sera plus tard. Une petite Maëwenn dit alors : « Alors on ne dira pas le Notre Père et le Notre Mère ? » alors nous avons dit ensemble le Notre Père et le … Je vous salue. » Saint Cyprien disait qu’il est plus facile de dire « Notre Père » quand nous savons que nous pouvons compter sur une Maman. Réciter le Rosaire c’est un peu comme tricoter. Tout en jonglant avec leurs aiguilles les petites dames de la maison de retraite, papotent gaiement. En ajoutant je vous salue sur je vous salue nous tricotons nos vies avec l’amour de Jésus manifesté concrètement dans les mystères de l’évangile sous le Regard du Père. La laine que Le Seigneur nous donne est de toutes les couleurs : rose comme les joies, noire comme les peines, grise comme les doutes, verte comme les espoirs, rouge comme l’amour, bleue comme les désirs, blanche - comme le don total que je fais de moi-même à Celui que j'aime.

Seigneur, donne-moi du courage pour terminer mon tricot afin que tu le trouves digne de figurer dans l'exposition éternelle des travaux de l'humanité.

Les bonus : Vierge Marie : le nouveau documentaire d'arte...

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