Samedi-Saint 2026 PASSER – PASSAGE – PAQUES

Petite méditation souriante sur le verbe passer, Pâque en hébreu.

Sur une petite route près du village de Saint-Front s’avance un petit tracteur tirant un tombereau. Le tracteur est vieux et poussif. Il ne va pas vite mais sa conduite est sans doute malaisé parce qu’il fait des écarts.
Arrive derrière une voiture de sport à vive allure, une belle voiture décapotable. Son conducteur ralentit et essaie de doubler l’attelage… Mais il est obligé de se rabattre. Il ne peut pas passer. Il essaie de doubler sur la droite… mais c’est trop dangereux. On sent bien qu’il piaffe d’impatience. Il veut passer à tout prix. Finalement, à la faveur d’un élargissement de la voie il réussit à le dépasser. Arrivé à hauteur de l’agriculteur perché sur son tracteur, il lui crie en colère en lui montrant le capot : ” eh, dessous, il y a deux cents chevaux… ! “
Mais un peu plus loin, l’automobiliste énervé commet une imprudence et se retrouve le nez dans le lac de Saint-Front… Le tracteur arrive alors et le paysan lui crie : ” Alors, on fait boire les bêtes ? !… “

Cette blague évoque un mot très important de notre vocabulaire chrétien, un mot qui parcourt toute la Bible : PASSER. En hébreu, Pâques signifie ” passage “. Ce verbe ” passer ” a deux sens. Dieu veut faire passer son peuple d’un état à un autre, de l’esclavage d’Egypte à la liberté de la Terre Promise, des ténèbres à la Lumière, du péché au Salut, de l’égoïsme et de l’orgueil au don de soi. Il veut le transformer, le renouveler, le convertir, le métamorphoser.
Mais ce verbe a une deuxième signification :
Dieu ” passe ” parmi son peuple. Ainsi pendant la nuit de la toute première Pâque, Moïse fait mettre du sang de l’agneau pascal sur les deux montants et le linteau de chacune des portes des familles des Hébreux : ” Je verrai le signe, fait-il dire à Dieu, et je passerai “. Deux montants et un linteau… cela dessine une lettre de l’alphabet hébreu que l’on a transposée en grec par la lettre ” tau ” qui est un ” T ” majuscule. C’est tout simplement la croix maculée de sang de Jésus, le seul véritable agneau pascal.
La croix nous rappelle le passage de Dieu, le passage qu’il ouvre devant nous come un défricheur, un premier de cordée. Et ses passages dans nos vies.
Le Nouveau Testament nous dit que Jésus ” a passé en faisant le bien ” (Actes 10,38)
Nous avons ainsi deux belles invitations.
Tout d’abord, nous laisser transformer par Le Seigneur qui veut nous faire passer du ” monde ” jusqu’en son Royaume.
Deuxièmement, imiter Jésus, être un reflet de Dieu qui passe en faisant le bien.
On peut faire ces jeux de mots :
Jésus passe en faisant le bien.
Certains font le bien en passant.
D’autres font bien de passer.
Dans quel cas de figure est-ce que nous nous situons ?

Parce que nous sommes pécheurs, nous faisons bien de passer sans exercer trop notre pouvoir de nuisance.

Nous espérons que nous faisons le bien pas seulement « en passant » mais le plus souvent possible.

Grâce à Jésus nous pouvons passer en faisant le bien, et en faisant le bien même à l’insu de notre plein gré.

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Dimanche 5 avril – Pâques 2026

Frères et soeurs, Nous pensons à la résurrection de Jésus comme à un événement passé. Or c’est un événement actuel. Jésus lui-même dit : « Je suis la Résurrection et la Vie ». Et c’est un événement à venir.  Il parait que la devise de la cavalerie militaire est : « Jette ton cœur par-dessus l’obstacle et ton cheval ira le chercher ». C’est très beau. Nous pourrions la faire nôtre. L’obstacle principal de nos vies c’est la mort. Un ami turc musulman m’a dit, lorsque mon frère est mort en une minute d’une rupture d’anévrisme à 39 ans : « Nous, nous disons : là où est le corps, là est la mort ». Mais si nous jetons notre cœur par de-là l’obstacle, nous trouvons Jésus. Et nous savons qu’en communiant à Jésus, nous pouvons affronter la mort avec sérénité et espérance.

Je n’ai pas vu son film célèbre Joe le Taxi mais je connaisVanessa Paradis. Elle est très secrète mais elle ne manque pas une occasion de rendre hommage à ses parents. Or elle a perdu  son père, mort en 2017 d’un cancer généralisé.  Dans une chanson elle dit : “Mes prières ouvrent une porte dans la nuit/Quand l’absence est si lourde à porter/Plus d’armes pour lutter/Que l’on n’a plus une larme pour pleurer (…) Que mon chant, que mon élégie/Cette étrange mélodie/Lui parvienne au paradis/À lui le tout premier homme de ma vie.” Elle a foi en l’au-delà. On sait que sa mère, sa complice de toujours, a grandi chez les sœurs et fait baptiser ses filles. On sait moins que Vanessa Paradis croit en “Dieu et aux anges” (Elle, 17 mars 1997). Elle dit, en évoquant son agent de cinéma Marceline Lenoir, aujourd’hui décédée : “Elle veille depuis là-haut maintenant” ? La chanson Elégie ne dit pas autre chose : les êtres aimés survivent à la mort dans un ailleurs d’où ils nous protègent. Comment l’ignorer quand on s’appelle Paradis ?

Il faut bien comprendre ce qu’il nous dit quand Jésus affirme : « Je pars vous préparer une place ». Cela ne veut pas dire qu’il est allé nous louer un petit logement au Ciel. Cela veut dire qu’il travaille actuellement à nous préparer pour le Ciel.

Nous pouvons en effet espérer vivre en Dieu éternellement. Certaines religions ont imaginé que nous sommes destinés à nous fondre en Dieu comme la goutte d’eau dans l’océan. Une autre nous décrit le paradis mais nous dit que même si on y arrive, on ne verra jamais Dieu qui restera toujours inconnu  et inaccessible. Jésus nous promet de nous introduire dans la communion éternelle du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Nous pouvons devenir Fils et Filles de Dieu ! Vous savez que le verbe « pouvoir » a deux sens.  Premier sens : – un grain de blé peut devenir un épi. – un pépin de pomme peut devenir un pommier. – un agneau peut devenir une brebis. – un bébé peut devenir un adulte.  Ce sont des possibilités “naturelles”.  Mais il y a un deuxième sens :  – qu’un bout de bois de bouleau devienne un sabot, ce n’est pas naturel. Il faut tout le savoir-faire du sabotier. – qu’un sac de blé devienne du pain, ce n’est pas une possibilité naturelle : il faut le savoir-faire du meunier et du boulanger.

Voilà pourquoi il y a le baptême, et puis les autres sacrements, et la vie de prière. Il s’agit de nous laisser façonner par Jésus.

Qu’est-ce que l’espérance chrétienne ? Disons-la avec cette petite comparaison : Portez à ébullition trois casseroles d’eau bouillante. Dans la première mettez des carottes. Dans la deuxième des œufs. Dans la troisième des grains de café. Laissez bouillir vingt minutes. Eteignez le gaz. Les carottes ressortent en purée. Les œufs apparemment n’ont pas changé mais l’intérieur est devenu très dur. Les grains de café, eux ont libéré leur couleur et leur saveur, leur bon arôme. Lorsque l’adversité frappe à ta porte, comment réponds-tu ? Es-tu carotte, oeuf, ou grains de café ? Le chrétien essaie de ne pas être comme une carotte qui semble forte mais qui, dans l’épreuve et l’adversité, devient molle et perd sa force, ni comme  un oeuf qui commence avec un cœur malléable, mais qui, dans les moments difficiles, devient dur et inflexible. Il cherche à être comme des grains de café.

Nous ne pouvons vraiment libérer le meilleur de nous-même que grâce à celui qui est La Résurrection. Le slogan aujourd’hui c’est « Profite de la vie ». Alors que ce qui nous sauve c’est Donner notre vie.  Quand saint Paul nous dit que la mort de Jésus a été inscrite en nous par le baptême, c’est ça. La mort de Jésus c’est tout le contraire de profiter de la vie. En nous a été inscrite sa façon de mourir, la capacité de nous donner par Lui, avec Lui et en Lui. .

Pour bénéficier de la grâce du baptême. Il suffit de se reconnaître pécheur. Evidemment, si on se compare à des grands prédateurs, on est des gens bons … enfin en deux mots ! on est des gens bien … et si les grands prédateurs se comparent à Satan … eux aussi ce sont des gens bien. Mais en fait le standard de référence c’est Jésus. C’est comme si vous preniez une brebis sur un pré d’herbe et vous dites « mais qu’est-ce qu’elle est blanche cette brebis, quel beau blanc ! » et puis vous prenez la même brebis sur le même pré mais sur le blanc immaculé de la neige et là finalement vous dites : – « mais en fait elle n’est pas si blanche que ça, elle est jaune, elle est sale »… On ne peut aller au Ciel que dans les bras du Bon Berger. Sa pureté déteint sur nous. Qu’il en soit ainsi !

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“Les 3 mystères cachés de la messe”. https://www.youtube.com/watch?v=tp-RfTxmQb8

Lundi 6 avril 2026 Lundi de Pâques

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 28, 8-15) : «En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé. Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.” Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. » Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui. »

Pourquoi Jésus est-il apparu d’abord à des femmes ?

Qui se penche sur les récits de résurrection est frappé par la place tellement importante prise par les femmes. En tout cas, les premières personnes à avoir vu Jésus ressuscité sont des femmes : Marie Madeleine, et ses compagnes qui s’étaient levées dès l’aube – mais avaient-elles même dormi ? – pour aller laver, parfumer, donner une sépulture digne au corps de Jésus. Pourquoi Jésus est-il apparu d’abord à des femmes ? Les mauvaises langues disent que c’est pour que la nouvelle se répande plus vite…Les femmes seraient plus bavardes que les hommes…

Plus sérieusement, j’ai trouvé deux explications.

D’abord, celle d’Eric-Emmanuel SCHMITT. Ce romancier s’est rendu célèbre par ses écrits : « Evangile selon Pilate » et « Oscar et la Dame en rose ». Il a découvert la foi chrétienne à la faveur d’une nuit dans le désert saharien puis quatre ans plus tard, lors d’une nuit mystique au cours de laquelle, il lit d’un trait les quatre Evangile. Il a cette réflexion : « Tout ce que les hommes ont construit prend sa source, le plus souvent, dans la peur de l’autre. La force du christianisme c’est de dénoncer cette peur et d’oser affirmer que les rapports humains pourraient se fondre dans l’amour. Il y a une dimension féminine dans le message du christianisme qui, face à la haine, à la rivalité, à la jalousie, à l’agressivité des hommes, propose des valeurs comme la tendresse, le soin de l’autre, le respect du corps ; l’engendrement… » « La croix, dit-il dans une interview à Panorama, est un scandale qui nous sauve car il vient jeter à la face de l’humanité cette effroyable vérité : Regardez ce que vous êtes capables de faire à un homme qui, toute sa vie, n’a fait que témoigner de l’amour ! » Ecce Homo ! (Interview dans Panorama n 408 mars 2005, page 18).

Il y a une autre hypothèse : nous autres, hommes, ne faisons dans notre corps que l’expérience du temps qui s’écoule et qui va vers la vieillesse, vers la mort. Les femmes, lorsqu’elles attendent un enfant, expérimentent un temps qui coule dans l’autre sens, un temps qui va vers la vie, vers la naissance. C’est ce qui les qualifiait pour attester du retournement inauguré par Dieu à l’aube du matin de Pâques et pour être porteuses de la joyeuse annonce : « Il est vivant » !

Alors comme nous sommes lundi de Pâques, me permettez vous de raconter deux blagounettes sur les femmes ?

Les gendarmes sont en faction, sur une route, pas très loin d’une boîte de nuit et à 3h du matin, ils voient arriver une voiture qui titube. Ils l’arrêtent. Le conducteur est en fait un monsieur qui a largement 60 ans, et qui est effectivement éméché. Ils lui demandent de présenter les papiers de la voiture, cela prend du temps et puis dans la conversation ils lui disent : – « Mais enfin que faites-vous sur une route à trois heures du matin ? Et il répond : – « Je vais à une conférence sur l’alcoolisme, sur les méfaits de l’alcool sur l’organisme, sur l’impact de l’alcool pour une famille, et sur l’incidence de l’alcoolisme sur une société. » Alors les gendarmes s’étonnent, – « Mais enfin, qui donne une conférence sur l’alcoolisme à 3h du matin ? L’automobiliste répond : – « C’est ma femme ! »

Et une deuxième de Roland Magdane… L’autre jour, ma femme me dit : « Nounours, si tu ne me connaissais pas, quel âge tu me donnerais ? « Oulala ! La question piège. Je lui réponds : « Des pieds jusqu’aux genoux : 20 ans. Des genoux jusqu’aux hanches : 25 ans. Des hanches jusqu’aux épaules, 30 ans. Des épaules jusqu’aux cheveux : 25 ans. » Elle me dit « Oh tu es gentil ! » Je lui dis « Attends, je n’ai pas encore fait l’addition » !

Il est Ressuscité ! Il est Vraiment ressuscité !

Les bonus : https://www.youtube.com/shorts/HNdPExUAUn8

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Mardi 7 avril 2026 Convertissez-vous !

du livre des Actes des Apôtres : « Le jour de la Pentecôte, Pierre disait à la foule : « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. » Les auditeurs furent touchés au cœur ; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? » Pierre leur répondit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. » Par bien d’autres paroles encore, Pierre les adjurait et les exhortait en disant : « Détournez-vous de cette génération tortueuse, et vous serez sauvés. » Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés. Ce jour-là, environ trois mille personnes se joignirent à eux. »

Nous assistons à la naissance de l’Eglise. C’est impressionnant. Une seule prédication 3000 conversions. Alors qu’aujourd’hui en 2026, il faut 3000 prédications pour espérer une conversion !

Ce qui est frappant aussi c’est que le commencement de l’Eglise s’ouvre comme le commencement de la prédication de Jésus : Convertissez-vous ! C’est donc à prendre au sérieux !

Mais de quelle conversion s’agit-il ? Celle des stoïciens à la force de leurs poignets. C’est admirable ! Mais très difficile. Plutôt celle des tournesols qui se tournent vers la lumière du soleil constamment. Le chrétien est orienté vers Jésus. Ainsi il n’est plus désorienté. Le Seigneur est aimanté par Jésus. Ainsi il n’est plus livré à ses passions qui le dépassent. Le chrétien se sait aimé de Jésus. Ainsi il n’est plus dépendant du regard des autres, de la reconnaissance de la société. La  belle métaphore des tournesols  nous le fait comprendre mais aussi,  complètement différente la métaphore de la barque. La vie morale de l’homme est comme une barque échouée sur une plage d’où la mer s’est retirée. D’elle-même, la barque ne peut rejoindre la mer, elle est clouée au sol. Abandonnée à sa pesanteur, elle est condamnée à l’enlisement dans les sables. A moins que le flux ne vienne lui-même la chercher pour la remettre à flot. Alors soulevée et portée par la vague, elle se remet à voguer ; elle retrouve la liberté et les grands horizons marins.

Ainsi en va-t-il de l’homme. Laissé à lui-même, il ne peut rien changer à sa vie ou si peu, prisonnier qu’il est de ses habitudes et de ses pesanteurs. Mais que vienne à lui le flot gratuit de l’amour divin, le voici porté, entraîné dans le courant de la tendresse divine. Son existence en est transfigurée ; elle se change elle-même en élan miséricordieux vers les autres, à l’imitation de Dieu.

Voici un témoignage précis parmi tant d’autres.  « Il s’en est fallu d’un rien, d’une bible seulement, qu’une femme ne mourût parce qu’elle n’en pouvait plus d’une existence en forme d’impasse ». Nous sommes en 1984. Brigitte May a une intelligence au-dessus de la moyenne. Elle enseigne le français dans un lycée parisien et prépare une agrégation de lettres modernes à la Sorbonne. Quand elle raconte son expérience, elle dit : « L’Esprit-Saint m’a rattrapée in extremis par le petit bout de ma queue de cheval que j’avais laissée sur mon crâne rasé…   ! » Au Lycée, son directeur tolère sa marginalité car il a tout compris : sa vie intérieure est en désastre. Elle a laissé Dieu sur le bord de la route et elle cherche le bonheur dans des sentiers dangereux. Rien n’arrive à étancher sa soif d’idéal, d’Amour pur et vrai. Alors, ayant touché les tréfonds du désespoir et seule dans une cave où elle avait élu domicile, elle choisit de se donner la mort. Dans cette perspective, elle se dépouille peu à peu de tout : elle donne sa chaîne hi-fi à ses élèves, sa voiture de sport, ses livres, ses deux chats et ses deux chiens. Mais au bout du tunnel, une lumière : elle rencontre une jeune libanaise qui prépare une thèse. Elles sympathisent si bien que Brigitte lui annonce qu’elle va mourir. Ilham Chamoun lui offre alors une petite Bible. Et ce 26 février 1984, dans sa cave, elle va connaître sa nuit de feu comme tant de convertis avant elle. Il est 22 heures, elle est seule. Alors qu’elle a décidé de passer à l’acte, elle ouvre la Bible au hasard et tombe sur le prologue de saint Jean : « Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous (Jn 1,14)». Et soudain, comme saint Paul sur le chemin de Damas, elle entend le Christ en personne lui dire : « Brigitte, tu n’étais plus là, moi j’étais là ; et tu ne me quitteras plus, tu seras ermite ». Depuis cet instant, sa vie est devenue une fête, une histoire d’amour. Elle vit au Liban au service de jeunes libanais pour faire triompher dans leurs coeurs meurtris la Vie et l’Amour sur toutes les pulsions de mort. Son histoire est racontée dans le livre : « Sœur » Brigitte, la femme qui soulève des montagnes.

 Avec Jésus ressuscité, l’impossible devient possible.  

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Il est en train de se convertir ?