3 septembre 2025 Foi amour et espérance.

De la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens (Col 1, 1-8) : « Paul, apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, et Timothée notre frère, aux frères sanctifiés par la foi dans le Christ qui habitent Colosses. À vous, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père.  Nous rendons grâce à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, en priant pour vous à tout moment. Nous avons entendu parler de votre foi dans le Christ Jésus et de l’amour que vous avez pour tous les fidèles dans l’espérance de ce qui vous est réservé au ciel ; vous en avez déjà reçu l’annonce par la parole de vérité, l’Évangile qui est parvenu jusqu’à vous. Lui qui porte du fruit et progresse dans le monde entier, il fait de même chez vous, depuis le jour où vous avez reçu l’annonce et la pleine connaissance de la grâce de Dieu dans la vérité. Cet enseignement vous a été donné par Épaphras, notre cher compagnon de service, qui est pour vous un ministre du Christ digne de foi ;  il nous a fait savoir de quel amour l’Esprit vous anime. »

L’air de rien, saint Paul énonce les trois vertus théologales, la foi, l’espérance et la charité : « Nous avons entendu parler de votre foi dans le Christ Jésus et de l’amour que vous avez pour tous les fidèles dans l’espérance de ce qui vous est réservé au ciel. »

Jésus est le Sauveur. Il sauve nos relations interpersonnelles. Il sauve notre cœur. Il sauve notre Corps. C’est la Charité. Il sauve aussi notre rapport à Dieu. C’est la Foi. Il sauve notre rapport au temps. C’est l’espérance.

Nous avons toujours des difficultés à apprivoiser le temps, à avoir un juste rapport au temps.  On peut établir un parallèle entre les moments de la vie humaine et ceux de la tauromachie. Le taureau qui entre dans l’arène ne sait rien de ce qui l’attend. Ebloui par la lumière subite, il est maître du cercle fermé qui devient son monde et qui lui semble encore une plaine sans limite. Ainsi l’enfant sort du corps de la mère et bientôt se met à jouer dans un monde lumineux qui le laisse ignorer encore son destin et ses dangers. Les premiers adversaires arrivent. C’est encore du jeu. Pour le taureau le combat est naturel. La lutte intensifie son sentiment de la vie et de ses propres forces. Les petits ennuis du commencement ne font qu’augmenter sa rage. C’est la colère du fort qui atteint sa mesure dans cette excitation. Mais lentement, un élément pénible apparaît. Le jeu est truqué. L’adversaire est trop rusé, il provoque et s’enfuit. Plus faible, cet adversaire devient plus fort parce qu’il est méchant. Le rouge du drap devient vexant. Ainsi l’adolescent dans ses premiers contacts avec le monde. Le pire c’est quand arrivent les ennemis centaures. Les picadors le blessent du haut de leurs chevaux avec leurs piques qui touchent de loin. Le jeu a été faussé. Et quand, finalement, le matador viendra pour lui donner le dernier coup, le taureau aura un dernier élan, mais il est déjà comme vaincu d’avance. Le jeu est truqué si votre espérance n’est pas assez grande. Si votre espérance est théologale, alors non, le jeu n’est pas truqué. Votre chemin pourra être barré par une contrariété, un échec, une hostilité, ou la maladie, ou ce que vous voudrez ce sera pour que vous puissiez repartir sur un chemin plus haut. Il s’agit donc de prendre l’élan d’assez haut.

Et cela donne des actes de foi tels que ceux-ci :  J’avais un jour au téléphone un monsieur de Saint-Etienne d’un âge déjà avancé qui me demandait de célébrer les funérailles de son fils, un médecin qui venait de mourir à l’âge de 42 ans aux Antilles Britanniques au cours d’une plongée Cousteau. Ce vieux papa et son épouse comptaient beaucoup sur ce grand fils. Il me disait pourtant dans un acte de foi très émouvant : « Il est des existences dont la plénitude se contente de raccourcis ; il sortait des fonds glauques de l’océan indien pour jaillir à la lumière. J’y vois un symbole : il a – j’espère – jailli dans la Lumière de Dieu ».

« Il est des existences qui se contentent de raccourci. » Grâce à la foi, la vie n’est pas dans la futilité. La foi en Jésus donne du poids à chaque jour qui passe, à chaque moment. Est-ce qu’on se souviendra longtemps de Jeanne Calment même si elle a joué un bon tour à son notaire qui avait acheté sa maison en viager alors qu’elle est morte à 123 ans bien après ce monsieur. En revanche, on va s’inspirer longtemps de sainte Bernadette  de Lourdes (34 ans), sainte Thérèse de l’enfant Jésus (24 ans), sainte Catherine de Sienne (33 ans), Bienheureuse Chiara Luce (18 ans), saint Louis de Gonzague (23 ans), saint Dominique Savio (15 ans), saint Carlo Acutis (mort à 15 ans), saint Pier-Giorgio Frassati (mort à 24 ans) qui seront canonisés ce cinq septembre 2025 etc etc..

          Pour nous aider à apprivoiser le temps, pour vivre chaque moment comme un présent dense de vie, chaque instant avec sérénité, le Seigneur a trouvé une belle astuce : nous donner sa maman, elle que nous prions de nous aider à réussir le « maintenant et l’heure de notre mort ».

Les bonus : COMMENT LES PICS NE S’ASSOMMENT PAS ? 😳

Gouvernance perverse : https://youtu.be/iB28SL68beY?si=bLkTqMCx4whwNywr