Mercredi 26 février 2025 Les fils de la Sagesse.
Lecture du livre de Ben Sira le Sage (Si 4, 11-19) : « La sagesse conduit ses fils à la grandeur, elle prend soin de ceux qui la cherchent. L’aimer, c’est aimer la vie ; ceux qui la cherchent dès l’aurore seront comblés de bonheur ; celui qui la possède obtiendra la gloire en héritage ; là où il entre, le Seigneur donne sa bénédiction. Ceux qui rendent un culte à la sagesse célèbrent le Dieu saint, ceux qui l’aiment sont aimés du Seigneur ; celui qui l’écoute jugera les nations, celui qui s’attache à elle sera en sécurité dans sa demeure. S’il se confie en elle, il en prendra possession, et tous ses descendants la recevront en héritage. Pour commencer, elle le conduira par des chemins sinueux, elle fera venir sur lui la peur et l’appréhension, elle le tourmentera par la sévérité de son éducation, jusqu’à ce qu’elle puisse lui faire confiance ; elle l’éprouvera par ses exigences. Puis elle reviendra tout droit vers lui, elle le comblera de bonheur en lui dévoilant ses secrets. Mais s’il s’égare loin d’elle, elle l’abandonnera et le laissera aller à sa perte. »
Qu’est-ce que cette sagesse qui offre tellement de bienfaits ? Ce n’est pas une philosophie, ce n’est pas le sixième des cinq sens, le Bon sens. Cette sagesse est une personne. Voici une parabole écrite par un certain frère Henri. Un homme riche et son fils aimaient collectionner des œuvres d’art très rares. Ils avaient tout dans leur collection, de Picasso à Raphaël. Ils s’asseyaient souvent ensemble et admiraient les grands travaux de l’art. Quand le conflit du Vietnam éclata, le fils partit pour la guerre. Il était très courageux et mourut dans la bataille en sauvant un autre soldat. Le père fut avisé et fut profondément affligé par la perte de son seul fils.
Environ un mois plus tard, juste avant Noël, quelqu’un frappa à la porte. Un jeune homme se tenait sur le seuil avec un large paquet dans ses mains. Il dit : « Monsieur, vous ne me connaissez pas, mais je suis le soldat pour qui votre fils a donné sa vie. Il a sauvé beaucoup de vies ce jour-là, et il était en train de me transporter lorsqu’une balle l’a heurté au cœur et il mourut instantanément. Il m’a souvent parlé de vous, et de votre amour pour l’art. »
Le jeune homme lui donna le paquet. « Je sais que ce n’est pas grand-chose. Je ne suis pas vraiment un grand artiste, mais je crois que votre fils aurait voulu que vous l’ayez. » Le père ouvrit le paquet : c’était un portrait de son fils, peint par le jeune homme. Il regarda fixement, avec crainte, la manière avec laquelle le soldat avait capté la personnalité de son fils sur la peinture. Ses yeux ressemblaient tellement aux siens que ses propres yeux se remplirent de larmes. Il remercia le jeune homme et lui offrit de le payer pour la peinture.
« Ah non, Monsieur ! Je ne pourrai jamais rembourser ce que votre fils m’a fait. C’est un cadeau. » Le père accrocha le portrait au-dessus de son manteau. Chaque fois que les visiteurs venaient à sa maison, il les amenait voir le portrait de son fils avant de leur montrer toutes les autres grandes œuvres qu’il s’était procurées.
L’homme mourut quelques mois plus tard. Il devait y avoir une grande enchère de ses peintures. Beaucoup de personnes influentes s’étaient réunies, tout excitées de voir les grandes peintures et d’avoir l’occasion d’en acheter une pour leur collection.
Sur la plate-forme reposait la peinture de son fils. Le commissaire-priseur frappa son marteau. «Nous commencerons l’offre avec l’image de son fils. Qui fera une offre pour cette peinture ? »
C’était le silence. Alors une voix au fond de la salle cria : « Nous voulons voir les célèbres peintures. Sautez celle-ci ! » Mais le commissaire-priseur persista. « Est-ce que quelqu’un fait une offre pour cette peinture ? Qui commencera l’offre ? 100 dollars, 200 dollars ? » Une autre voix en colère s’insurgea : « Nous ne sommes pas venus pour voir cette peinture. Nous sommes venus pour voir les Van Gogh, les Rembrandt. Commencez avec les vraies offres ! » Mais le commissaire-priseur continuait toujours. « Le fils ! Le fils ! Qui veut prendre le fils ? »
Finalement, une voix s’éleva du fond de la salle. C’était le jardinier : il avait longtemps été au service de l’homme et de son fils. « Je donne 10 dollars pour la peinture. » Étant un pauvre homme, c’était tout ce qu’il pouvait se permettre. « Donne-le lui pour 10 dollars et fais-nous voir les Maîtres» L’assemblée devenait en colère : ils ne voulaient pas avoir la peinture de son fils. Ils voulaient un investissement plus dispendieux pour leurs collections.
Le commissaire-priseur fit retomber son marteau : « Allez ! Une fois, deux fois, vendu pour 10 dollars ! »
Un homme qui était assis dans la deuxième rangée cria : « Maintenant laisse-nous voir la collection ! » Le commissaire-priseur posa son marteau.
« Je suis désolé, mais l’enchère est finie. Qu’arrive-t-il aux peintures ? Je suis désolé. Quand l’on m’a demandé de conduire cette enchère, l’on m’avait donné une condition secrète : il ne m’était pas permis de dévoiler cette condition jusqu’à maintenant. Seulement la peinture du fils serait vendue aux enchères. Celui qui achèterait la peinture hériterait le domaine entier, y compris des peintures. »
L’homme qui a pris le fils obtient tout ! Dieu a donné Son fils il y a 2 000 ans afin de mourir sur la croix. Tout comme le commissaire-priseur, son message aujourd’hui est : le fils, le fils ! Qui prendra le fils ?
Parce que, vous voyez, celui qui prend le fils obtient tout. Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.
C’est cela, l’amour !
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