Jeudi 21 mai 2026. Qu’ils soient UN en nous

Jésus est en prière : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. […] » 

Catholiques, Orthodoxes, Protestants, nous croyons au même Dieu, nous lisons la même Bible, nous avons été baptisés du même baptême, nous proclamons le même credo, nous reconnaissons en Jésus, le Seigneur, le Christ… et pourtant nous sommes séparés. Cette situation prend de plein fouet la prière de Jésus : « Que tous ceux qui croient en moi soient un. » La division s'oppose également au plan du Père qui « a envoyé son Fils dans le monde pour rassembler dans l'unité ses enfants dispersés. » C'est pour cela qu'il a envoyé l'Esprit-Saint : pour qu'il soit principe d'unité. La division des chrétiens enfin fait obstacle à la plus sainte des causes : l'évangélisation.

Mais l'Eglise ne nous rappelle pas cela pour nous décourager. Au contraire. Le mystère de l'unité de l'Eglise vient de Dieu. Alors, nous devons croire de toutes nos forces que l'unité n'est pas perdue, même si elle est cachée par nos faiblesses ou nos péchés. Il y a une vingtaine d'années, le Pasteur protestant Thomas Roberts avait reçu cette vision : il voyait des étangs, des lacs, des pièces d'eau un peu partout et dans chaque pièce d'eau vivaient des poissons complètement différents - et, à part les anguilles, ils ne pouvaient pas aller d'une mare dans une autre pour rencontrer des poissons différents d'eux. Alors il y a eu des réunions de poissons et ils ont dit : « Comment peut-on faire pour se joindre aux poissons des autres étangs ? » Ils ont parlé très très longtemps mais ils ne se rejoignaient toujours pas ! Certains poissons pouvaient décrire un peu ce qu'ils voyaient dans d'autres mares. Certains aussi disaient : « Dieu a fait la diversité et c'est bien comme ça ; restons séparés… » Cependant, les poissons avaient dans le cœur la certitude qu'ils étaient faits pour vivre ensemble dans la diversité. Un jour le ciel est soudain devenu noir et menaçant et les poissons ont eu très peur. Il a commencé à pleuvoir, il a plu pendant très longtemps… Et l'eau dans les mares a monté, l'eau a débordé, certaines mares ont commencé à communiquer, les poissons ont commencé à aller d'une mare dans l'autre ; et ils ont trouvé que cela était très bon ! Chaque mare est restée ce qu'elle était mais en même temps tous les poissons pouvaient se visiter. Demandons ardemment l’Eau Vive Esprit-Saint qui jaillit du Cœur transpercé de Jésus.

Qu’est-ce que le Ciel, qu’est-ce que le Paradis ? Le Concile Vatican II a défini le salut comme « l’union intime avec Dieu et l’unité de tout le genre humain ». Union intime avec Dieu ! Ce doit être quelque chose !  On en parle en terme de vision : la Vision Béatifique. Quand on voit les couchers de soleil, la beauté du visage humain qui n’est pourtant qu’un reflet de celui du Seigneur, on peut se dire que le Ciel ce sera fantastique. Ceux qui sont plutôt introvertis envisagent le diner aux chandelles tel que Jésus le laisse entrevoir : « Je prendrai mon repas avec lui et lui avec moi » (Ap 3, 20). D’autres entendent plutôt « unité du genre humain » et certains qui aiment danser voient le ciel comme une extraordinaire fiesta, d’autres comme des parties de pétanque inépuisables. Je connais une professeure de philosophie qui rêve  déjà des rendez-vous personnels avec Platon, Aristote, saint Augustin, saint Thomas d’Aquin, René Girard, Emmanuel Levinas, ou Paul Ricoeur. Le meilleur de ce monde ici-bas sera porté à sa Plénitude.

L’unité du genre humain : nous en avons bien des avant-goûts quand nous vivons des amours ou des amitiés très intenses.   Et cependant force est de constater que nos affections sont toujours marquées un jour ou l’autre par des agacements, des désaccords, des malentendus, des tensions. Donc l’unité de tout le genre humain, sans plus aucune ombre, sans plus aucune gêne ni aucune amertume, ce sera un grand miracle du Seigneur. Or quand on lit l’évangile, on voit que Jésus a refusé de faire certains miracles comme transformer de pierres en du pain ou sauter du haut du temple ou descendre de la croix. Chaque fois qu’il accomplit un miracle, on peut être sûr qu’il y a participation de l’homme. Bien sûr il nourrit 5000 hommes sans compter les femmes et les enfants, mais il a fallu que l’un d’entre eux donne son pique-nique, ses cinq pains et ses deux poissons. Bien sûr il transforme 700 litres d’eau en du vin mais il a fallu que les serviteurs s’éreintent au puits. Bien sûr il redonne ses jambes au paralysé de Capharnaüm, mais il a fallu que quatre hommes aient assez d’audace pour le lui amener en passant par derrière sur les toits des maisons. Au minimum, il demande la foi. La mort nous fige dans nos postures. Elle peut nous surprendre alors que notre rapport à l’argent n’est pas très libre, alors qu’il y en a nous des poches de jalousie, de rancune, d’égocentrisme, que bien des zones de nôtre être ne soient pas encore évangélisées. La Bonne Nouvelle c’est que le Seigneur nous sauve en famille, en nous inscrivant dans un réseau qui s’appelle l’Eglise. Après la mort nous ne pourrons plus poser d’actes pour demander pardon, pour nous confesser, pour partager, pour accomplir un pèlerinage réparateur, etc.. Nous ne pourrons que nous laisser faire et compter sur la prière de ceux qui sont sur la terre (Ce n’est pas rigolo ;   ceux qui se retrouvent sur un lit d’hôpital très dépendants le savent. Il faut triompher de son orgueil. Mais c’est possible) leur prière par Jésus, avec Jésus en Jésus lui qui supplie : « Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire ».    

Les bonus : (7462) Marie face à la déchristianisation de l'Europe - YouTube

(7584) Buvez de l'eau de clou de girofle tous les jours #cloudegirofle #sante #naturelle #boisson - YouTube