17 février 2026. Faites confiance.

De l’évangile selon saint Marc.

« En ce temps-là, les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque. Ils discutaient entre eux sur ce manque de pains. Jésus leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ? Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur endurci ?  Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! Vous ne vous rappelez pas ? Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze.  – Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. » Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? » (8,14-21)

C’est ce genre de parole de Jésus (avec celle au sujet des lis des champs et des oiseaux que le Père embellit ou nourrit sans qu’il n’y ait aucun mérite de leur part) c’est ce genre de parole de Jésus qui a inspiré 19 siècles plus tard celle du Pape Jean XXIII.  Dans les dix commandements de la sérénité de saint Jean XXIII, il y a celui-ci : « Rien qu’aujourd’hui, je crois fermement que la Providence de Dieu s’occupe de moi comme si rien d’autre n’existait au monde. »

Dieu est là à tout instant. La place où le Seigneur me met aujourd’hui est la meilleure place pour aller à lui. La Providence pourvoit et prévoit le chemin pour notre Béatitude. Contre les maladies de l’angoisse, les culpabilités du passé, les inquiétudes de l’avenir, nous pourrions accueillir de façon nouvelle la grâce du moment présent.

Voici une histoire juive sur l’ordre du monde. Le baal shem-Tov, le maître du Bon Nom, qui parle par sa seule présence, sa seule parole, rendait le rose aux joues tristes. Un jour, avec quelques-uns de ses disciples, il se promenait dans une plaine aride et isolée, quand au bout d’une longue marche, l’un d’eux se plaignit d’avoir soif, très soif. Et … pas le moindre puits, pas le plus mince filet d’eau… –        Ne t’en fais pas, lui dit le Baal Shem, quand Dieu a créé le monde, s’il a prévu la soif, il a sûrement prévu son apaisement ! Et voilà que vient vers eux un paysan portant deux seaux lourds sur ses épaules. Furieux, il marmonnait : –        Mon maître est devenu fou ! Ce matin, il m’a envoyé, comme ça, une idée en l’air, me promener dans ce bled où il n’y a rien ni personne, avec deux seaux d’eau. –        Tu vois, mon fils, en créant le monde, Dieu a aussi créé cette idée folle chez ce maître-là.

C’est parce que nous croyons en la Providence  que nous demandons des grâces au Seigneur.

Quand nos prières sont exaucées, c’est pour que grandisse notre confiance en Dieu.  Il se peut d’ailleurs que nos prières soient exaucées mais que nous ne nous en apercevions même pas.  Il y avait un homme, dans un bar de l’Alaska, en train de s’enivrer.  Dieu… Il ne voulait plus en entendre parler. Son avion s’était écrasé.  Il a été enseveli, mourant, dans la neige, et a prié Dieu de le sauver, mais non… rien !… Il se sent complètement abandonné.

Le barman alors lui dit : –        Mais tu es là ! Tu as été sauvé !  –        Tu parles ! C’est juste qu’un esquimau est passé par là…

Avec beaucoup d’humour, le Père Timothy Rdacliffe dans un de ses livres raconte qu’au Moyen-Age, on regardait les prières des dominicains avec un respect mêlé d’appréhension. Le pape Innocent XIII, furieux contre eux pour lui avoir refusé sa demande d’une certaine terre, avait entamé une campagne contre l’Ordre, bien décidé à leur retirer tous leurs privilèges. Les frères firent des prières instantes pour qu’il en soit empêché. En 1254, il signa un décret qui sapait l’Ordre à sa base.

Ce même jour – à ce qu’on raconte – il fut paralysé par une attaque foudroyante et mourut. Un mois plus tard, son successeur rendait à l’Ordre tous ses droits, si bien que les dominicains acquirent une réputation redoutable pour la puissance de leur prière, et que les gens priaient. «des prières de l’ordre des prêcheurs, délivrez-nous Seigneur »… ! Il ne faut pas chercher noise aux dominicains…

..et il faut croire en la Providence du Seigneur. Depuis des décennies en Occident, nous mettons plutôt notre confiance dans nos assurances, et nos espoirs dans la technique. Mais les assurances trouvent facilement un petit alinéa non-respecté qui fait que le contrat ne s’applique pas pour vous. Et la technique ne connait rien à vos besoins les plus intimes, les plus profonds, les plus éternels. Ne vaudrait-il pas mieux mettre sa confiance en celui qui s’est embarqué avec nous pour le meilleur et pour le pire. Cela nous changerait la vie. Voici un témoignage récent. Frère Georges est décédé récemment ; il a passé les huit dernières années de sa vie en communauté avec ses frères, faisant tout ce qu’il pouvait pour participer aux services mais il était très fragile. Il avait de gros ennuis de santé, à cause de son cœur et de ses reins qui dysfonctionnaient. Or, peu de temps avant que frère Georges ne meure, un frère était allé prêcher une retraite. En rentrant il lui demande : « Frère Georges comment allez-vous ? » Réponse : « A part tout ce qui va mal, tout va très bien »…     

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