5° T.O. année A. 8 février 2026

« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

Frères et sœurs, Charlotte est une mignonne petite fille de quatre ans. Vive, enjouée, elle fait l’émerveillement de ses parents à cause de ses « Pourquoi ? » inattendus et de ses réparties déroutantes. Le papa et la maman de Charlotte vous diront que leur fille est tout à fait exceptionnelle. Bien sûr !… Un soir d’hiver, la petite famille revenait d’une journée passée chez Mamie. Quand on descendit de voiture devant la maison, il faisait tout à fait nuit. Une petite fille n’est jamais bien rassurée quand il fait nuit. C’est pourquoi Charlotte serrait très fort la main de son papa. Cela lui permettait en outre de garder le nez en l’air et d’admirer la lune qui brillait de tout son plein, en cette soirée glaciale. « J’aime bien la lune, dit Charlotte tout à coup. – Oui, dit papa, elle est belle, la lune. – Elle est belle la lune, répète la petite, conciliante. » Mais, esprit pratique, elle ajoute aussitôt : «  Et puis elle sert à quelque chose : elle éclaire. Si la lune n’était pas là, on n’y verrait rien du tout ! – Et le soleil ? dit papa, pour encourager la conversation. Tu aimes aussi le soleil ? – Mmmoui…  fait Charlotte, condescendante. – C’est beau aussi, le soleil ! – Oui, mais cela ne sert à rien. – Pourtant, le soleil éclaire aussi : bien plus que la lune, même ! – Oui, réplique Charlotte péremptoire, mais le soleil, il éclaire quand il fait jour : cela ne sert à rien ! »  Elle n’avait pas encore réalisé que le soleil est la source de la lumière du jour et que la lune n’est que le reflet du soleil.

Jésus nous invite non pas à être dans la lune mais être comme la lune qui réfléchit la lumière du soleil.  Il nous invite aussi à accueillir la Lumière par les autres. Pas  de vie sans lumière. Toujours plus de vie quand nous la transmettons ou savons la recevoir. Alors voici des témoignages. Bien simplement.   

Un salarié découvre qu’il est atteint d’un cancer du foie. Il est mis en arrêt maladie. Aussi son entreprise a-t-elle décidé de libérer chaque mercredi deux de ses collègues pour le soutenir. Ils partent à midi de l’entreprise ; ils l’emmènent au restaurant et passent l’après-midi avec lui… Et ils sont payés par l’entreprise !

Le Père Roger Roger a un vrai charisme de présence auprès des pauvres. Il est aussi aumônier des « gens du voyage ». Un jour on lui apprend qu’une famille vient de perdre un bébé d’un mois. Les bruits courent que celui-ci a été étouffé ; en fait, il s’agit de la mort subite du nourrisson. Le Père Roger les écoute longuement avant que ne leur vienne l’idée : « Si vous êtes là, alors, nous pourrions faire quelque chose à l’église ? ». Le jour dit, il a préparé le cierge pascal et un petit cierge de baptême. Il a aussi préparé des lumignons. Il pensait que trois ou quatre suffiraient mais il n’a pas eu assez des soixante qu’il avait apportés. Tous voulaient faire le chemin de lumière. Au cimetière la maman avait apporté une petite couverture pour envelopper le cercueil ; elle avait peur que son enfant ait froid.

Une maman de trois enfants qui ont déjà entre 21 et 28 ans raconte que son plus jeune fils a perdu son meilleur copain dans un  grave accident de voiture. La bande a abandonné toute pratique religieuse. Mais ils se réunissent chez elle et demandent à la maman ce qu’ils peuvent faire pour la célébration à l’église de Sanssac qui rassemblera plus de deux cents jeunes. Depuis, ils signalent régulièrement qu’ils sont allés faire une visite à leur copain au cimetière. Cette maman leur a permis d’entrevoir l’espérance chrétienne.

Je viens de passer 10 jours seule à la montagne et j’ai sympathisé avec deux couples dans un hôtel avec 500 personnes. En souriant un peu et en discutant (écouter plus que parler) j’ai découvert que ces deux couples avaient perdu un enfant (papa de 36 ans cancer il y a 15 ans et un jeune ado de 15 ans suicide il y a 2 ans). Les deux familles se sont confiées et j’ai parlé de ma foi. Ils m’ont dit : » je souhaite avoir la même foi que vous ça doit être plus facile ! ». Je n’avais pas de réponse pour expliquer pourquoi ils ont subi une telle perte (« si Dieu existe pourquoi il l’a fait ça ? ») mais je les ai écoutés et j’ai parlé de la paix que je ressens et de mon espérance d’un amour inconditionnel… j’espère avoir été une petite lumière vers la réconciliation avec le Seigneur ! Ils n’étaient pas ou plus en colère seulement en chemin !

Dans notre société souvent bien éloignée de la morale chrétienne, comment tracer son chemin sans renier, abjurer, trahir, entendre chanter le coq trois fois ? La clé, c’est une jeune prof de philo, qui l’a donnée à ses élèves de terminale, lors d’une réunion de rentrée où il était question d’épreuves du bac et de Parcours Sup, en un moment où les écoles catholiques sont spécialement scrutées pour ne pas dire – comme l’on dit familièrement – marquées à la culotte : « Il ne faut pas toujours dire ce que l’on pense : il faut toujours penser ce que l’on dit. » Cette citation est prêtée à la marquise de Lambert, femme de lettres du XVIIIe siècle, mais elle est éternelle. Il n’est pas interdit d’être stratège, tacticien, adroit, délicat, diplomate, astucieux, malin… mais il est interdit de mentir. Si l’on veut continuer à pouvoir se regarder dans la glace. Et être lumière du monde.

Les bonus : LE SEL DE LA TERRE, 5e dimanche TO année A, homélie – étude biblique

(6435) Interview à diffuser : le Pr. Joyeux vous donne toutes les clés pour éviter au maximum le cancer ! – YouTube

9 février 2026. Les sacramentaux.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 6, 53-56) : «En ce temps-là, après la traversée, abordant à Génésareth Jésus et ses disciples accostèrent.  Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à apporter les malades sur des brancards là où l’on apprenait que Jésus se trouvait. Et dans tous les endroits où il se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés. »

Saint Marc nous apprend que « dans tous les endroits où Jésus se rendait, dans les villages, les villes ou les campagnes, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés. »

Plusieurs passages de l’évangile mentionnent que Jésus portait un manteau avec une frange. Pensons à la femme hémorroïsse guérie parce qu’elle s’est approchée discrètement par derrière Jésus pour toucher cette frange. Or qui porte cette frange ? Jésus en parle au chapitre 23 de l’évangile selon saint Matthieu, verset 5 : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse [….] Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ». Ce sont les juifs pieux. C’est un signe de foi fervente. Les pharisiens élargissent leurs franges mais d’autres qu’eux en portent dont Jésus. Puisque cette frange est un signe de piété, ceux qui touchent la frange du manteau de Jésus se jettent dans sa prière.

Nous pouvons voir dans cette frange de Jésus ce que nous appelons dans l’Eglise catholique les sacramentaux. A la différence des sept sacrements qui opèrent automatiquement (ex opere operato = par le fait même que l’opération est accomplie) si ceux qui les reçoivent remplissent les conditions nécessaires (être baptisé et être en état de grâce : sans péché mortel sur la conscience), les sacramentaux opèrent en fonction de la foi et de la piété des fidèles (ex opere operantis).  Le catéchisme nous en dit plus:  les sacramentaux ne confèrent pas la grâce de l’Esprit Saint à la manière des sacrements, mais par la prière de l’Eglise ils préparent à recevoir la grâce et disposent à y coopérer (…) Tous les sacrements et sacramentaux tirent leur vertu du mystère pascal de la passion, de la mort et de la Résurrection du Christ.» (n°1670)

Mentionnons quelques sacramentaux : les rameaux bénits,  les bénédictions de personnes, de la table, d’objets, de lieux, d’une église ou d’un autel, des saintes huiles, des vases et des vêtements sacrés, des cloches, la vénération des reliques, les visites aux sanctuaires, les pèlerinages, les processions, le chemin de Croix, le rosaire, les médailles, le fait d’aller toucher le rocher de la grotte de Massabielle à Lourdes, etc…

Un peu d’humour … Est-ce une histoire vraie ? Est-ce une vraie histoire ? A vous d’en juger… On raconte qu’un prêtre avait été appelé auprès d’une personne mourante pour lui donner ce que l’on appelait alors l’extrême-onction. Il s’agissait d’une vieille paysanne qui vivait chez sa fille et son gendre dans la ferme familiale. Sa chambre était au premier étage. On conduit le prêtre au chevet de la malade… À cette époque, dans ce sacrement il y avait beaucoup plus d’onctions d’huile sainte qu’aujourd’hui, et donc plus d’occasions que le prêtre ait la main toute imprégnée d’huile. Par ailleurs, les petites serviettes en papier imbibées de citron qui vont bien pour se purifier les doigts n’existaient pas. Mais on connaissait deux astuces : la mie de pain et le coton convenaient très bien. Sitôt les onctions faites, monsieur le curé s’essuie donc les doigts pour ne pas imprégner d’huile son livre. Il achève la prière paisiblement, salue la dame avec beaucoup de délicatesse et il redescend à la cuisine en compagnie du gendre pendant que l’épouse de celui-ci reste auprès de la maman. Arrivé en bas, le brave paroissien lui dit : «  Monsieur le curé vous n’allez pas partir comme ça. Qu’est-ce que je vous offre ? Un verre de vin ? » « À vrai dire, je préférerais un café. – Ah ! Dans ce cas-là, on va attendre la patronne. Moi, je ne saurais pas vous le faire. Chacun son travail. Je ne touche pas trop à ses casseroles…» Et ils se mettent à parler de tout et de rien. Au bout d’un quart d’heure, la «  patronne » n’est toujours pas descendue. Et monsieur le curé commence à trouver le temps long. « C’est curieux que votre femme ne descende pas. On avait pourtant bien fait les choses comme il faut. Il ne faudrait pas que votre belle-mère se soit trouvée mal…  – Oh ! Ce ne doit pas être cela car elle aurait demandé de l’aide. On l’aurait entendu crier.  – Il vaut mieux aller se rendre compte. Si vous permettez, je remonte dans la chambre… – Je vous suis. Allez-y monsieur le curé ! » Et monsieur le curé remonte l’escalier de bois. Arrivé sur le palier, par la porte restée ouverte, il voit alors une scène insolite. La fille est penchée sur la vieille maman qui transpire à grosses gouttes… Elle se retourne et dit à monsieur le curé d’un air désolé : « J’ai réussi à lui faire manger la mie de pain, mais le coton, impossible ! Cela ne passe pas. Elle ne veut pas l’avaler. »

Qu’y avait-il dans l’esprit de cette chrétienne ? Tout ce qui est sacré doit être consommé. L’huile étant bénie, il fallait la consommer !

Autrefois, nous étions très soucieux de respecter le sacré. Nous en étions même scrupuleux… Le « trop » de jadis équilibrerait bien le « pas assez » d’aujourd’hui…

Jetons nous dans la prière de Jésus par les sacrements et par les sacramentaux.

Les bonus : (6464) Coran VS Bible ; Quel livre est falsifié ¿ – Frère Paul-Adrien – YouTube

(6117) Jesus t’apprend a prier parler a Dieu comme a un ami #fyp #jesus #bible #amen – YouTube

. L’affaire Epstein n’est pas qu’un scandale sexuel.