Samedi 30 mai 2026 L’art de la répartie.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 11, 27-33) : «En ce temps-là, Jésus et ses disciples revinrent à Jérusalem. Et comme Jésus allait et venait dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver. Ils lui demandaient : « Par quelle autorité fais-tu cela ? Ou alors qui t’a donné cette autorité pour le faire ? » Jésus leur dit : « Je vais vous poser une seule question. Répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais cela. Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? Répondez-moi. » Ils se faisaient entre eux ce raisonnement : « Si nous disons : “Du ciel”, il va dire : “Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?” Mais allons-nous dire : “Des hommes” ? » Ils avaient peur de la foule, car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète. Ils répondent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Alors Jésus leur dit : « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela. »

Dans cet évangile, une fois de plus, Jésus montre son habileté, sans doute inspirée par le Divin Souffleur qui ne le lâchait pas. Il encourage ses disciples à être candides comme des colombes et rusés comme des serpents (Mt 10, 16). Les traductions disent plutôt « prudents » comme des serpents. On voit à quoi Jésus nous invite. Un jour, on demandait au Pape François une qualité qui le caractérisait. Il a répondu « Sono furbo ». En français, « fourbe » est plutôt péjoratif ; nous entendons faux, hypocrite, perfide, roublard, voire retors ou machiavélique. Mais en italien, furbo signifie « rusé », astucieux, finaud, futé, avec cette coloration de prudence. Dans un avion de ligne, le commandant de bord annonce que l’avion perd de l’altitude et qu’il faut l’alléger. Il s’excuse auprès des passagers de devoir jeter les valises de la soute. Mais une fois que cette opération est terminée, l’avion continue sa descente. Le commandant de bord annonce alors une décision terrible : il faut à tout prix sauver quelques personnes et donc que certaines se sacrifient. Pour lui le mieux est de procéder par ordre alphabétique. Or, il y a dans la cabine toute une famille d’Africains. Le commandant commence : « Est-ce qu’il y a parmi nous des Africains ? » (A comme Africains) Le père fait signe aux enfants de ne rien dire. « Est-ce qu’il y a parmi nous des Blacks ? »  (B comme blacks) « Chut…. ! » fait à nouveau le papa. « Est-ce qu’il y a parmi nous des gens de couleur ? » (C comme couleur) Même silence. Un des enfants de cette famille qui ne réalise pas le drame qui se joue, dit à son papa : « Mais papa nous sommes bien Africains, Blacks, et des personnes de Couleur ! » Le papa lui dit alors : « Tu sauras mon fils, que nous, nous sommes des Zoulous du Zimbabwe » !       

Le monde politique ne manque pas de « furbi »…. Pierre Conesa raconte qu’un jour, dans des discussions entre Benyamin Netanyahou et des évangélistes américains, la conversation est devenue vive pour savoir si le Messie était déjà venu comme l’affirment les chrétiens ou s’il fallait l’attendre encore comme le disent les juifs. Netanyahou a clos la dispute en disant : « Ecoutez, quand le Messie viendra, on lui demandera si c’est la première fois qu’il vient ou si c’est la deuxième ». C’était très astucieux, mais en politique, hélas, la ruse consiste souvent à trouver le bon mot pour clouer le bec à l’adversaire, et faire diversion. Jésus, lui, a l’art de renvoyer ses interlocuteurs à leurs propres incohérences, et ainsi à leur donner la possibilité de se remettre en question.

Le Seigneur Esprit-Saint inspire les disciples de Jésus. En voici une preuve. Des religieuses françaises recevaient un prêtre libanais. Il passait quelques jours en France pour parler de son pays aux élèves de l’école tenue par les sœurs. Un soir, au diner, elles lui servent du boudin aux pommes. Il n’en a jamais mangé mais par politesse, il fait honneur au plat. Quand il demande aux sœurs de quoi il s’agit, il ne laisse absolument rien paraître, mais il est très indisposé. Dans la nuit, il est très malade. Le lendemain, au petit-déjeuner, la religieuse cuisinière lui tend la perche, sans doute secrètement pour l’entendre dire du bien de sa cuisine : « Alors, ce repas d’hier au soir, mon Père ? » Le prêtre répond : « Inoubliable ».

Puisse le Seigneur nous inspirer pour rétorquer par l’humour et la délicatesse pour nous tirer des faux pas ou tout simplement ne pas blesser.

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31 mai 2026 Du restau à la prestidigitation.  Sainte Trinité (année A)

Frères et sœurs, imaginez que vous soyez au restaurant. Le serveur vous accueille. Vous commandez un poulet-frites. Tout en attendant, vous vous demandez si le poulet va être bon et aussi à quoi ressemble le cuisinier. Au bout d'un moment, le poulet frites arrive. Vous observez votre assiette. Vous pouvez vous dire : « Bon, le cuisinier en fait, est peut-être un peu radin car il y a trois frites qui se battent en duel, enfin si elles sont trois, elles se battent en truelle (.. !). Mais vous voyez la petite sauce qui est artistiquement disposée. Donc le cuisinier est soigneux, réactif, généreux, plus ou moins créatif. Vous imaginez à partir de ce que vous voyez. Vous pouvez vérifier vos intuitions à propos du cuisinier de deux façons. Soit, à la fin du repas, vous allez en cuisine, saluer le cuisinier, soit pour l’enguirlander soit pour le féliciter. Ou alors, c'est le cuisinier qui sort de sa cuisine et vient vous saluer.  Si vous y retourner, on peut même imaginer que vous deveniez ami de ce cuisinier.

Pourquoi cette métaphore-là ? Parce que c'est ce que nous fait découvrir la Bible. A partir de sa création et de ce qu’il nous fait savoir par les prophètes,  nous pouvons imaginer Dieu. Un beau poème dit qu’un jour, les belles choses de l’univers tinrent conseil. Le soleil disait: « Je suis beau, Rayonnant d’une grande splendeur! Mais Dieu est mille fois plus splendide que moi… Les étoiles disaient: « Nous brillons de toutes nos forces. Et de nuit, le ciel est un véritable feu d’artifices. Mais Dieu est mille fois plus lumineux que nous. Les fleurs disaient: « Nous sommes des milliers, de toutes espèces, parfumées de bonnes odeurs, parées de belles couleurs. Nous sommes des miettes de la Beauté de Dieu. Et ce que nous voyons n'est rien à côté de tout l'univers invisible, que nous professons dans le Je crois en Dieu. Les milliards de milliards de myriades d'anges en fête, les intelligences créées immatérielles éclairées par la Raison éternelle qu'est Dieu, qui le connaissent et se connaissent elles-mêmes en lui et toutes choses.

Un jour, une petite fille dit à sa maman : - « Maman, j’ai envie de dessiner Dieu. - Prends tes couleurs et du papier et dessine. La petite fille installe ses affaires sur la table. Elle réfléchit longuement. Soudain elle revient vers sa mère.  - Maman, est-ce qu’il est grand, Dieu ?  - Oui, ma fille, Dieu, Il est très grand ! La petite fille réfléchit longuement devant son papier. Puis elle revient et dit :  Maman, j’ai décidé de ne pas dessiner Dieu, j’ai trop peur de l’abîmer. »

Vous avez deux moyens d'en savoir vraiment plus sur Dieu. Premièrement  mourir ; et vous le voyez face à face. Dans la métaphore, c'est qu’à la fin du repas, vous allez à la cuisine. Mais il y a une autre option que visiblement Dieu a choisie : c'est que le cuisinier sorte de la cuisine et vienne vous voir. Et cela s'appelle l'incarnation. Dieu vient vous voir, il vient auprès de vous, il se manifeste, pour que vous puissiez apprendre à le connaître, à l'aimer, le cas échéant, à devenir son ami, etc. « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique »    

Quand on demande à Benoît XVI : Qu’est-ce que Jésus a apporté de plus original, de plus inattendu, de plus inouï à l’humanité ? Il répond : Dieu.

Jésus a donné sa vie pour que nous sachions que Dieu est Trinité, Un seul Dieu en Trois Personnes. Cela signifie deux choses : 1°) Que Dieu est Amour. Pas seulement « Dieu nous aime » » mais « Dieu est Amour » en lui-même. Car l’amour ce n’est pas un gaz. C’est de la communication, de la communion. Le Père est tout l’amour donné. Le Fils est tout l’amour reçu. Le Saint-Esprit est tout l’amour échangé.

Timothé est un enfant né avec des handicaps moteurs cérébraux mais parce qu’à la maison on aime beaucoup Jésus, il enseigne ses parents et ses grands frères et sœurs. Exemple. Timothé est inscrit à la catéchèse de CE1 « Dieu fait pour nous des merveilles. » Le programme est une alternance de temps en groupe et de temps à la maison. Chaque séance comporte la séquence du mot mystère à deviner. Ce jour-là, sa maman lui épèle patiemment le mot DIEU. Et voilà que Timothé remplace le point du i par un…cœur ! Alors qu’il ne fait jamais de cœur sur les « i »… ! Combien d’adultes associent Dieu et cœur aussi spontanément ?!

2°) que Jésus est Dieu. L'épître aux Hébreux dit qu'il est le « resplendissement de sa gloire, l'effigie de sa substance » (He 1,3). Saint Paul ajoute : « En lui réside corporellement la plénitude de la divinité » (Col 2,9). Saint Jean dit qu'il est « l’exégète » du Père : « Dieu, personne ne l'a jamais vu. Mais Celui qui est éternellement dans l’intimité du Père est venu nous le raconter. » (Jn 1,18)  Bref, les apôtres ne savent pas quelles expressions employer pour dire l'incroyable. Saint Irénée a cette belle formule : « Le Père s'est montré par le Verbe en personne devenu visible et palpable... Tous ont vu le Père dans le Fils. Car ce qui était l’invisible du Fils était le Père, et le visible du Père était le Fils. »

Saint Paul parle du « Dieu d’amour et de paix (qui) sera avec vous ». Et il bénit ses correspondants au Nom des Trois : « Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous ».

Alors que nous faut-il faire ? saint Jean nous le dit : « Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. » Il faut donner sa foi à Jésus.

Un monsieur encore jeune disait un jour à un prêtre : « Je ne vais pas à la messe, je ne me confesse jamais, je ne prie jamais, et voyez je ne suis pas mort ». – C’est normal. - Pourquoi ? – Parce que tu es déjà mort. Ton grand-père était pénitent. Ta grand-mère récitait son chapelet. Et toi l’intellectuel, parce que tu as ton BTS, tu es au-dessus de tout ça ! La mort, ce n’est pas forcément que le cerveau et le cœur s’arrêtent. C’est que tu n’as plus contact avec le Dieu Vivant.

Parfois on entend : « Moi je ne crois que ce que je vois ». Très bien ! Alors je t’emmène au musée de la magie.  Tu vois plein de « trucs », des personnes en lévitation, des objets qui passent à travers une cloison, des jeunes femmes coupées en deux, etc etc. Est-ce que tu crois ce que tu vois ?

Maintenant je t’emmène dans une église où des personnes sont en silence, longuement, devant un ostensoir doré entouré de cierges et de lumignons.  Dans un grand silence, tous leurs regards sont tournés vers le centre de l’ostensoir, une hostie blanche. Elles croient que ce bout de pain azyme est devenu le Corps de Jésus. Elles voient Dieu. Elles voient ce qu’elles croient. Alors que vaut-il mieux ? croire ce que l’on voit ou voir ce que l’on croit.  A force de poser des actes de foi, nous vivrons vraiment, pleinement, de l’amour du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen !

Les bonus : Padreblog : qu’est-ce que la Trinité ?  

https://youtu.be/oP-yGgnql2Y?si=lguE6K0lmGY7K_TI

Lundi 1er juin 2026 Pierre

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 12, 1-12) : «En ce temps-là, Jésus se mit à parler en paraboles aux chefs des prêtres, aux scribes et aux anciens : « Un homme planta une vigne, il l’entoura d’une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. Le moment venu, il envoya un serviteur auprès des vignerons pour se faire remettre par eux ce qui lui revenait des fruits de la vigne. Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le frappèrent, et le renvoyèrent les mains vides. De nouveau, il leur envoya un autre serviteur ; et celui-là, ils l’assommèrent et l’humilièrent. Il en envoya encore un autre, et celui-là, ils le tuèrent ; puis beaucoup d’autres serviteurs : ils frappèrent les uns et tuèrent les autres. Il lui restait encore quelqu’un : son fils bien-aimé. Il l’envoya vers eux en dernier, en se disant : “Ils respecteront mon fils.” Mais ces vignerons-là se dirent entre eux : “Voici l’héritier : allons-y ! tuons-le, et l’héritage va être à nous !” Ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. Que fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les vignerons, et donnera la vigne à d’autres. N’avez-vous pas lu ce passage de l’Écriture ? La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! » Les chefs du peuple cherchaient à arrêter Jésus, mais ils eurent peur de la foule. – Ils avaient bien compris en effet qu’il avait dit la parabole à leur intention. Ils le laissèrent donc et s’en allèrent. »

Le diable est tordu et il a de l’intuition mais Jésus est plus fort. Expliquons. « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’Angle » dit Jésus.

On se rappelle les tentations de Jésus au désert. Le diable lui propose de transformer des pierres en du pain. Jésus refuse en disant que l’homme ne vivra pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la Bouche de Dieu. Or, dans la proposition du diable il y avait une intuition. En effet la vraie pierre c’est Jésus, et Jésus est appelé à se donner comme du pain. Et même le pain de vie. Ce n’est pas la pierre du désert qu’il fallait changer en pain. Mais la Jésus Pierre de fondation ou clef de voute, par la transsubstantiation, devient du pain.  

Le diable lui proposait de prendre un gouvernement mondial. Je te sers sur un plateau les royaumes de la terre, il suffit juste que tu te prosternes devant moi. Sur la croix Jésus apparait comme le roi du monde. Le diable a de l’intuition, mais il la pervertit. Mais Le Seigneur renverse les choses. Jésus est roi non pas en se prosternant devant le diable mais en étant élevé par le Père sur le trône de la croix.   La pierre repoussée violemment devient le pain qui fait vivre.

Faisons un flash-back.  Jésus est baptisé. Le Ciel se déchire et la voix : « Tu es mon fils bien aimé. Je t’aime infiniment ». Il aurait pu lui offrir quarante jours de plage aux Seychelles, il aurait pu lui offrir un billet pour un séjour sous les cocotiers ! Et voilà que le Père l’envoie au désert combattre avec le voisin du dessous. C’est quoi un Père qui agit ainsi avec son fils ? Le diable lui dit alors : « Tu penses que tu as un Père, et il t’envoie jeûner ?! Tu penses que ton Père assure ? Tu crois qu’il te veut du bien ? Regarde comme il te traite ».  Jésus rejoint nos premiers parents dans ce grand combat qu’ils ont vécu. « Alors Dieu a dit Vous ne mangerez le fruit d’aucun arbre du jardin ? » C’est une question perverse. Le texte hébreu est intéressant. Jusque-là, quand on parle de Dieu, on parle de Yahvé Elohim avec des majuscules. C’est donc Quelqu’un, un Dieu personnel. Et puis quand ce nom vient dans la bouche du Toto, on a élohim avec un e minuscule. A ce moment-là c’est « le concept dieu » qui dit. Ce n’est plus une personne. C’est le concept dieu qui dit le contraire. En effet, Dieu a dit : « Vous mangerez de tous les fruits du jardin sauf celui l’arbre de la connaissance du bien et du mal » car vous mourrez si vous vous en servez vous-mêmes. L’idée qu’il instille c’est que Dieu est l’ennemi de l’homme. Dieu c’est un petit cachotier ; méfie-toi, il a un agenda caché, il a une arrière-pensée, méfie-toi. Il est l’ennemi de ton bonheur. Et cette idée traverse toute l’histoire de l’humanité notamment la philosophie récente. Voilà la grande tentation. Le diable nous suggère toujours de nous méfier de Dieu, il nous fait croire que Dieu a des arrière-pensées.  Un jour on a vu Voltaire se découvrir au passage de la procession de la fête Dieu, la fête du Saint-Sacrement : un proche s’étonne de cette marque de dévotion. Voltaire dit : « Entre dieux, on se respecte ». On se salue éventuellement mais on ne se cause pas. On n’entretient pas de cœur à cœur. Jésus rejoint l’humanité dans cette question-là, dans ce drame-là en acceptant d’aller au désert, et en acceptant d’être la pierre mise au rebut. Mais ainsi, nous savons que l’épreuve n’est pas la peau de banane que Dieu met sur notre chemin. Un proverbe africain dit que lorsque le diable jette des pierres sur l’Eglise, les anges les ramassent pour continuer la construction. Le Père nous donne l’occasion de faire la preuve (ex-prouver, faire jaillir la preuve) que Dieu est celui sur qui nous comptons.

Rappelons-nous l’encouragement de Jésus : « Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ? ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! » Saint Augustin dit : on va demander à Dieu le pain de la charité et il ne va pas nous donner le pain de la dureté du cœur. On va demander à Dieu le poisson de la foi et il ne va pas nous donner le serpent du mensonge. On va demander à Dieu l’œuf de l’espérance (en effet il se pourrait bien qu’il y ait un petit poussin caché à l’intérieur) et il donnerait le scorpion  du désespoir !? Le scorpion c’est ce qui pique, ce qui attaque par derrière ; ce sont tous les remords, les scrupules, les culpabilités du passé ; ça pique, ça pique, alors que l‘espérance nous fait regarder en avant. L’œuf nous fait regarder vers l’avenir, le scorpion nous fait regarder vers le passé qui culpabilise et qui enferme. Le pain de la charité contre la pierre de la dureté du cœur, le poisson de la foi contre le serpent du mensonge, l’œuf de l’espérance contre le scorpion du désespoir. Je ne peux découvrir le Mystère de Dieu qu’en bâtissant sur la Foi, l’Espérance et la Charité.

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