Mardi 12 mai 2026 Culpabilité du monde.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 16, 5-11) : «En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?” Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur. Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai. Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement. En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi. En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus. En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé. »

Saint Jean nous rapporte là une des paroles de Jésus les plus difficiles à comprendre. Tentons une explication :  L’Esprit-Saint peut désormais établir la culpabilité du monde (dont Satan est le prince, dit Jésus).

« La culpabilité du monde en matière de péché ». Le péché c’est de ne pas croire Jésus, de ne pas croire en Jésus. Saint Jean et saint Paul disent que le péché c’est de ne pas reconnaitre en Jésus le Fils de Dieu, Dieu-Le-Fils parmi nous. Le judaïsme, l’islam, les témoins de Jéhovah, nient la divinité de Jésus ; mais pas seulement eux. Même dans le monde chrétien, on vit comme si Dieu n’était pas parmi nous ; quand un bon catholique dit en se voulant humoristique – ou non : « Moi je ne sais pas si le Ciel existe parce que de tous ceux qui sont morts, personne n’est revenu pour nous le dire », ou bien il ne s’entend pas parler, ou bien sa foi est très superficielle.  Jésus dit en Lc 11.23 : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse ». Dans notre monde aujourd’hui cela devient de plus en plus clair.

« Sa culpabilité en matière de justice ». Si Jésus n’est pas Dieu, son évangile est très relatif : c’est un avis parmi d’autres. Et un avis dont on a vite fait de dire qu’il est trop exigeant et irréaliste. Prenons simplement l’exemple des sacrements : si  Jésus n’est pas Dieu, ils ne sont qu’une « évocation », seulement des espèces de stimulateurs de bons sentiments, des sortes d’enjoliveurs pour les grandes étapes de la vie de chacun. Est-ce « juste » de les envisager ainsi ? Le Seigneur Esprit-Saint nous dit que non. Ils sont Jésus vivant, Jésus actif parmi nous. Voici un extrait du compte-rendu d'une session internationale sur la prière :  « Dans la plupart des pays, on se confesse pour communier. Les Français surprennent les chrétiens venus d'ailleurs :  ils ne font donc pas de péchés puisqu'ils ne se confessent pas ? » Au-delà de la diversité nécessaire des théologies plus ou moins centrées sur la faute, il y a certainement un problème dans notre pays où l'on  positive  tellement que le mal ne semble plus exister. Notre temps rêve d'un peuple sans péché, conduit par un Dieu sans colère, vers un royaume sans jugement, sauvé par un Christ sans croix .

« Sa culpabilité en matière de jugement ». Le Seigneur Esprit-Saint inscrit en nous la confiance : le grand agité  a perdu la partie. Il ne peut agir que sur nos émotions : la peur, le découragement, la tristesse, la colère, l’agacement,... Le Seigneur Esprit-Saint nous donne le pouvoir surnaturel de prendre autorité sur tous ces sentiments qui nous tirent vers le bas, qui nous tyrannisent. Il nous permet de prendre notre élan de plus haut que nos courtes vues. Parce que le Départ de Jésus (son exode, sa « Pâques ») est désormais réalisé,  notre espérance prend appui dans la réalité de sa mort et de sa résurrection. C’est comme la tauromachie.

Le taureau qui entre dans l'arène ne sait rien de ce qui l'attend. Ebloui par la lumière subite, il est maître du cercle fermé qui devient son monde et qui lui semble encore une plaine sans limite. Ainsi l'enfant sort du corps de la mère et bientôt se met à jouer dans un monde lumineux qui le laisse ignorer encore son destin et ses dangers. Les premiers adversaires arrivent. C'est encore du jeu. Pour le taureau le combat est naturel. La lutte intensifie son sentiment de la vie et de ses propres forces. Les petits ennuis du commencement ne font qu'augmenter sa rage. C'est la colère du fort qui atteint sa mesure dans cette excitation. Mais lentement, un élément pénible apparaît. Le jeu est truqué. L'adversaire est trop rusé, il provoque et s'enfuit. Plus faible, cet adversaire devient plus fort parce qu'il est méchant. Le pire c'est quand arrivent les ennemis centaures. Les picadors le blessent du haut de leurs chevaux avec leurs piques qui touchent de loin. Bref le jeu a été faussé. Et quand, finalement, le matador viendra pour lui donner le dernier coup, le taureau aura un dernier élan, mais il est déjà comme vaincu d'avance. Le jeu est truqué … si notre espérance n'est pas assez grande. Il s'agit donc de prendre l'élan d'assez haut  de la victoire remportée par Jésus à la croix sur le prince de ce monde, en faisant confiance à Jésus, en le croyant sur parole, en recevant sa Vie.

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(7197) ? Bouddha à l’intérieur d’une simple calebasse !#nature #faitsincroyables #Chine - YouTube