Frères et sœurs, c’est le dimanche dédié à La Parole de Dieu, selon le vœu du pape François. le livre de Jonas est très court mais il vaut son pesant d’or ! Jonas ne veut pas aller à Ninive demander de la part de Dieu que les habitants se convertissent. Il part en bateau du côté opposé. Survient une violente tempête. On détermine que c’est la faute à Jonas. Ni une ni deux, on le passe par-dessus bord. Aussitôt la mer se calme et Jonas est avalé par un monstre marin. Le monstre marin le garde dans son ventre trois jours et trois nuits puis il le crache sur le rivage. Il est bien obligé, cette fois-ci, d’aller prêcher la conversion à Ninive. A sa grande surprise, tous les gens l’écoutent et changent de comportement. Jonas continue de faire sa mauvaise tête. Pendant qu’il boude, le Seigneur fait pousser un ricin. Jonas s’attache à ce petit arbuste qui lui donne une ombre agréable. Mais le Seigneur met un ver dans le petit arbre et le ver fait mourir l’arbre. Alors Jonas se met en colère : « Pourquoi as-tu fait mourir mon arbre ? » Et Le Seigneur lui dit : « Comment toi, Jonas, tu te soucies d’un petit arbuste de rien du tout, et tu ne comprends pas que moi je me fasse du souci pour des milliers d’habitants qui agissaient mal et qui ainsi s’éloignaient de ma vie, de mon amour ?!?»  Jonas c’est chacun de nous et nos  histoires mouvementées avec le Seigneur : je coopère, je coopère pas, j’écoute, je n’écoute pas, j’y crois plus, j’y crois de nouveau. Par ailleurs Jésus dit : « De signe il ne vous sera donné que le Signe de Jonas ». C’est d’abord sa Résurrection : de même que Jonas est ressorti vivant du ventre du monstre marin, Jésus est sorti vivant du tombeau. C’est aussi le fait que Jésus comme Jonas ont joué les boucs émissaires : Jonas est jeté par-dessus bord ;Jésus est crucifié hors des remparts de Jérusalem. Mais c’est aussi la Proclamation de la Parole : comme Jonas devant l’efficacité surprenante de sa parole à Ninive, on est bien obligé de constater que l’évangile a bouleversé des millions de vies depuis 2000 ans et qu’il produit des fruits de conversion inouïs !

Le Pasteur Thomas Roberts était anglo-saxon mais il avait tellement d’humour qu’il arrivait à faire des jeux de mots en français. C’est ainsi qu’il avait sa façon bien à lui de traduire l’évangile que nous avons entendu : non pas Jésus leur dit : Laissez vos filets et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes mais « Et Jésus leur dit : Jetez vos péchés et filez »… ! C’est la grâce qui nous est faite en Jésus : « Jeter nos péchés et filer dans son Amour. » Geoffroy, 9 ans et demi : Un prêtre fait-il des péchés ? Vincent, son frère de 11 ans : Son objectif est de ne pas faire de péchés.-D’accord, mais fait-il quand même des péchés ?-Evidemment, parce qu’autrement, tout le monde voudrait être prêtre. Un catéchiste : Pouvez-vous me donner un exemple de péché ? Thomas, presque 7 ans : Faire pipi à côté de la cuvette. Valentin, 7 ans, très sérieusement : Non ! Faire exprès pipi à côté de la cuvette. Voilà notre drame : faire exprés ; nous savons que nous allons faire de la peine, que allons compliquer la vie, et pourtant comme Jonas, nous nous endurcissons. Est-ce que vous savez quel est le grand souci de Dieu. Encore une fois, c’est un enfant qui l’a magnifiquement exprimé. Un catéchiste : Qu’est-ce que la crainte de Dieu ? Laure-Anne, 7 ans : C’est quand tu as fait des péchés : Dieu a peur que tu ne lui demandes jamais pardon.

Or, comme dit saint Paul dans la deuxième lecture ; le temps presse. Le temps presse de quoi faire ?  D’appeler Jésus à la rescousse. C’est vrai au niveau de notre société malade de peurs de toutes sortes. C’est vrai au niveau personnel : quand nous nous sentons attirés par le péché, avoir l’aplomb de dire : « Au nom de Jésus, je prends autorité sur cette mauvaise tentation, sur cet agacement, sur ce découragement, sur cette colère. » Deuxièmement, vous avez surement expérimenté la force d’un proverbe. Quand dans une conversation quelqu’un cite un proverbe, ça en impose ; c’est un élément important dans le discernement : « Un tien vaut mieux que deux tu l’auras », « Il ne faut jamais remettre au lendemain ce que l’on peut faire le jour même ». « Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué », « Plaie d’argent n’est pas mortelle ». « Le travail ne tue pas ». « Ni le ridicule, d’ailleurs », … C’est encore plus fort quand on peut citer Jésus. « A chaque jour suffit sa peine, demain s’inquiétera de lui-même ». « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas », « L’argent est un excellent serviteur mais un maître tyrannique », « Fais aux autres ce que tu aimerais bien que l’on te fasse »… etc etc  Dans une famille, on avait décidé de se parler le plus possible par la Parole de Dieu. Le lendemain de cette décision, maman va dans la chambre de son fiston pour le faire lever. Elle soulève la couverture et lui dit : « Lève-toi et marche ». Mais lui, sans se démonter, remet la couverture sur lui et lui dit « Femme, que me veux-tu ? mon heure n’est pas encore venue » Vive la Parole qui nous transporte dans la Joie de Dieu  .. ! Amen !