Mercredi 9 septembre 2026 Avertissements à prendre au sérieux.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : « En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »
Je roule : oh, à peine au-dessus de la vitesse limite. En sens inverse, un, deux, trois conducteurs font un appel de phares. Je lève un peu le pied, et bien m’en prend : deux kilomètres plus loin, la voiture de la gendarmerie est là au bord de la route !...
Ainsi la crainte du radar ou de l’accident nous rappelle sans cesse à l’ordre et à la prudence. La vie en société ne se conçoit pas sans les limitations et avertissements qui à tout instant nous font souvenir quelles sont les limites de notre liberté et de notre sécurité. Sans les panneaux routiers par exemple, il n’y aurait pas de circulation possible.
Chose étrange, les avertissements de Dieu sont les seuls que les gens ne prennent pas au sérieux ! Dieu mérite-t-il moins que l’homme d’être cru et obéi ? Ou, les conséquences de nos infractions à sa loi n’étant pas immédiates, nous nous imaginons peut-être qu’elles ne seront jamais punies (Ecclésiaste 8, 11 : « Lorsque la sanction d’un méfait n’est pas immédiatement exécutée, l’envie de faire le mal monte au cœur des fils d’Adam »). Nous croyons-nous capables de distinguer nous-mêmes ce qui est bien de ce qui est mal, ce qui conduit au ciel et ce qui nous en détourne ? Combien de gens très prudents dans les choses de la terre montrent dans ce domaine une totale inconscience !
Le chemin du ciel a lui aussi ses panneaux de réglementation ; ne pas les respecter, c’est risquer de ne jamais arriver. La Parole de Dieu est notre guide infaillible. Prenons-en connaissance et surtout, tenons-en compte !
Jésus nous indique aujourd’hui quatre choses qui ne sont pas des inconvénients, mais peuvent être des dangers.
La richesse. On peut faire beaucoup de bien quand on a de l’argent mais on peut aussi se perdre.
La satisfaction de tous les désirs terrestres. Le bien-être, le confort, l’épanouissement personnel, très bien. Mais attention : le salut ne consiste pas à profiter de la vie, mais à donner sa vie.
Le rire. Ce n’est pas un inconvénient mais prendre tout à la rigolade peut rendre indifférent à toute souffrance voire faire beaucoup de peine en se moquant ; n’avoir d’autre but que de s’éclater, peut faire dériver loin du Seigneur. Il vaut mieux faire rire les autres, et s’unifier.
La vaine gloire. Qu’est-ce que tu vises ? Tu peux être gentil avec les animaux. Tu peux être gentil avec le facteur. Tu peux être gentil avec chaque inconnu qui croise ton chemin. Mais la gentillesse avec les inconnus n'est pas la mesure de ton caractère. La gentillesse à la maison, c'est le vrai test. Parce que les inconnus ne portent pas ton histoire. Et les inconnus n'activent pas tes blessures. Et les inconnus ne te renvoient pas les facettes de toi que tu n'aimes pas. Ton conjoint, si. Tes enfants, si. Ton foyer, si. Et voici la vérité inconfortable que la plupart des gens esquivent. Si toute ta bienveillance est réservée aux inconnus, ce n'est pas de la gentillesse, c'est de la gestion d'image. La vraie mesure de qui tu es, ce n'est pas le sourire poli que tu offres à la caissière du supermarché. C'est le ton que tu emploies avec ton conjoint qui t'aime. C'est la patience que tu offres quand tes enfants sont dépassés ou insupportables. C'est la douceur que tu choisis le jour où ton ego a envie de s'emporter. La gentillesse envers les inconnus peut faire que les gens t'apprécient. La gentillesse envers ton conjoint fait de toi quelqu'un de fiable. La gentillesse envers les inconnus crée une image. La gentillesse à la maison crée une personne de caractère. Si tu es gentil partout, sauf chez toi, ce n'est pas de la gentillesse, c'est de la performance. C'est de la gestion d'image déguisée en vertu.
Malheur pour ceux dont l’argent est devenu le dieu, malheur pour ceux dont l’horizon se limite aux plaisirs terrestres, malheur à ceux qui ricanent, malheur à ceux qui recherchent la vaine gloire. Ils dérivent loin du Seigneur.
Les bonus : les ANIMAUX iront-ils au PARADIS ?