5° dim. C 9 février 2025 Ceyssac et Les Carmes

Frères et sœurs, trois saints, saint Isaïe, saint Paul et saint Pierre ; trois témoignages très forts, très différents, et complémentaires. En cherchant les points communs nous aurons ce que le Seigneur attend du chrétien.

La deuxième lecture de ce Dimanche nous rappelle l’essentiel de la foi chrétienne, avec une solennité qui ne nous a pas échappée : « Je vous ai transmis ce que j’ai moi-même reçu ; cet évangile peut vous sauver si du moins vous le gardez intégralement tel qu’il vous a été annoncé ». Le noyau de la foi chrétienne tient en quelques mots : Jésus est mort pour nos péchés, selon les Ecritures ; il est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures ; et il s’est montré à Pierre, puis aux Douze et à cinq cent frères, et finalement à Paul, « l’avorton que je suis ». Voilà notre message, voilà notre foi. Car il ne suffit pas que l’information passe, comme par exemple sur internet : « Jésus est ressuscité », consultable par n’importe qui n’importe quand. Il faut qu’elle soit portée par des témoins bien vivants qui manifestent dans leur personne la transformation radicale que cet Evangile opère en eux.

En effet, puisque « Jésus est ressuscité », le monde ne peut plus se refermer sur son autosuffisance. Une brèche a été ouverte. Nous ne visons pas la perpétuité ici-bas mais l’éternité rendue accessible par Jésus.

L’ objectif maintenant ce n’est pas de sauver sa peau à tout prix mais de la donner.

Curieusement, les trois lectures accompagnent la manifestation du mystère de Dieu, d’une démarche de pénitence et de repentir de la part des hommes:

Saint Isaïe : « Saint, saint, saint le Seigneur ! »

Puis « Malheur à moi je suis un homme aux lèvres impures.. Te voilà purifié »,

Saint Paul : « Jésus est ressuscité »

Puis :  « il est apparu à l’avorton que je suis.. j’ai été persécuteur de l’Eglise »,

« A la vue de tout le poisson qu’ils avaient pris, Pierre s’écria.. éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur.. ne crains pas, désormais ce sont des hommes que tu prendras ».

Pourquoi ce lien systématique entre la manifestation de Dieu et la conversion de notre péché? Parce que Dieu nous précède toujours de son don ineffable. Le rejoindre c’est demander son Par-Don, le Don par-delà l’imaginable, le don inaccessible. Bien avant que nous commencions, il a tout fait pour nous. Quand nous nous éveillons à sa présence, nous ne pouvons que lui rendre grâce.

On le comprend : saint Isaïe, saint Paul et saint Pierre font ressortir que les personnes transformées sont impliquées dans le message même qu’elles transmettent. Pas de rayonnement du chrétien sans un effort permanent de conversion.  

Le plus sûr est de nous tenir dans la barque de Pierre, c’est-à-dire de resserrer nos liens avec la Sainte Eglise. Qu’est-ce que je fais pour que l’Eglise puisse perdurer en France ?

Dans l’évangile elle est représentée par la belle image du filet aux mailles tenues solidement les unes aux autres, par une charité plus forte que nos péchés, plus forte que la mort même, puisque « Jésus est ressuscité ». Amen  

Les bonus : J’ai débattu avec une musulmane, une juive et deux athées