Samedi 8 novembre 2025 Ah l’Eglise !
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains (Rm 16, 3-9.16.22-27) : «Frères, saluez de ma part Prisca et Aquilas, mes compagnons de travail en Jésus Christ, eux qui ont risqué leur tête pour me sauver la vie ; je ne suis d’ailleurs pas seul à leur être reconnaissant, toutes les Églises des nations le sont aussi. Saluez l’Église qui se rassemble dans leur maison. Saluez mon cher Épénète, qui fut le premier à croire au Christ dans la province d’Asie. Saluez Marie, qui s’est donné beaucoup de peine pour vous. Saluez Andronicos et Junias qui sont de ma parenté. Ils furent mes compagnons de captivité. Ce sont des apôtres bien connus ; ils ont même appartenu au Christ avant moi. Saluez Ampliatus, qui m’est cher dans le Seigneur. Saluez Urbain, notre compagnon de travail dans le Christ, et mon cher Stakys. Saluez-vous les uns les autres par un baiser de paix. Toutes les Églises du Christ vous saluent. Moi aussi, Tertius, à qui cette lettre a été dictée, je vous salue dans le Seigneur. Gaïus vous salue, lui qui me donne l’hospitalité, à moi et à toute l’Église. Éraste, le trésorier de la ville, et notre frère Quartus vous saluent. À Celui qui peut vous rendre forts selon mon Évangile qui proclame Jésus Christ : révélation d’un mystère gardé depuis toujours dans le silence, mystère maintenant manifesté au moyen des écrits prophétiques, selon l’ordre du Dieu éternel, mystère porté à la connaissance de toutes les nations pour les amener à l’obéissance de la foi, à Celui qui est le seul sage, Dieu, par Jésus Christ, à lui la gloire pour les siècles. Amen. »
Il peut paraitre étonnant qu’une page de la Bible comme celle-ci soit authentifiée comme Parole de Dieu. Saint Paul fait transmettre des saluts à des amis. Saluez mon cher Epénète, saluez Marie, saluez Andronicos et Junias, saluez Ampliatus, Urbain, Stakys, Tertius, … Autant de personnes que nous ne connaissons absolument pas, sur lesquelles nous n’avons aucun renseignement. En quoi cela nous éclaire-t-il sur Dieu, sur la volonté de Dieu pour nos vies, sur ce que nous devons faire en tant que chrétiens ?
Voici une piste. Les protestants insistent sur le fait que le chrétien est seul face à Dieu (ils disent avec humour qu’un protestant avec sa Bible sous le bras est un Pape à lui tout seul…) Ils disent que nous sommes sauvés seulement par les Saintes Ecritures, seulement par la foi. Les catholiques nous n’envisageons pas les choses de la même façon. Certes, chaque personne est considérée par le Seigneur comme si elle était seule au monde. Cependant Dieu nous sauve en nous inscrivant dans une Famille qui s’appelle l’Eglise. Regardons à Pentecôte : les apôtres ne reçoivent pas le Seigneur Esprit-Saint sous forme de langue de feu individuellement, où qu’ils soient, quelles que soient leurs dispositions. Mais c’est parce qu’ils sont depuis neuf jours dans la Maison qui soudain est remplie de ce Feu. Voilà pourquoi les catholiques sont très attachés à la Vierge Marie et à tous les saints comme à des frères ainés, et à tous les membres de l’Eglise dont chacun est un membre indispensable ou moins indispensable, un organe grand ou petit, voyant ou caché, mais en tout cas irremplaçable.
Ainsi la liste des amis de saint Paul n’est pas superflue. Nous sommes sauvés par Jésus, bien sûr, mais Jésus uni à son Eglise. Dans l’allégorie de la Vigne, il est à noter que Jésus ne dit pas « Je suis le cep et vous les sarments », autrement dit « je suis le tronc et vous les branches ». Mais il dit : « Je suis la Vigne, c’est-à-dire l’ensemble de l’arbuste, et dans l’arbuste, chacun est comme une petite branche appelée à porter du raisin, le meilleur possible ».
Dans sa Première Lettre à Timothée, saint Paul écrit ceci (1Tm3.15) : « Mais au cas où je tarderais, je veux que tu saches comment il faut se comporter dans la maison de Dieu, c’est-à-dire la communauté, l’Église du Dieu vivant, elle qui est le pilier et le soutien de la vérité. » L’Eglise est première. Elle est la Maison de Dieu, elle est le Pilier de la Vérité. Elle est le soutien de la Vérité.
C’est Elle qui a recueilli la Parole du Seigneur, qui l’a transmise fidèlement au long des siècles, et qui l’interprète authentiquement aujourd’hui par le Magistère des évêques unis au Pape.
On comprend un peu pourquoi saint Paul après avoir été si familier en parlant de ses amis cherissimes, s’élève soudain dans la stratosphère : révélation d’un mystère gardé depuis toujours dans le silence, mystère maintenant manifesté au moyen des écrits prophétiques, selon l’ordre du Dieu éternel, mystère porté à la connaissance de toutes les nations pour les amener à l’obéissance de la foi, à Celui qui est le seul sage, Dieu, par Jésus Christ, à lui la gloire pour les siècles. Amen. »
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9 novembre 2025 Dédicace de la Basilique du Latran.
Frères et sœurs, cette année, à la place du XXXIIe dimanche du temps ordinaire, on célèbre la fête de la dédicace de l’église-mère de Rome, la basilique du Latran, dédiée maintenant à saint Jean Baptiste. C’est un peu curieux que nous fêtions un bâtiment et que cette fête soit plus importante qu’un dimanche ! Fêter l’anniversaire des personnes que ce soit de leur naissance ou de leur naissance au Ciel, oui ; mais fêter le baptême d’un édifice (puisque Dédicace pour une église, c’est comme le baptême pour une personne) c’est étonnant. Est-ce qu’il y a écrit quelque part que le Verbe s’est fait Pierre ? Le Verbe s’est fait chair, oui. Mais le Verbe se serait fait pierre ?
Il faut partir de l’Evangile de Jean 4, 21 qui dit : « L’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père ». Jésus enseigne que le temple de Dieu est tout d’abord le cœur de l’homme qui a accueilli sa parole. En parlant de lui et du Père, il dit : « Nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui » (Jn 14, 23) et saint Paul écrit ceci aux chrétiens : « n’oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu » (1 Co 3, 16). On raconte qu’un enfant était allé au catéchisme le mercredi matin. L’abbé lui avait expliqué que nous sommes le Temple du Saint-Esprit. L’après-midi, parce qu’il a fait une bêtise à la ferme paternelle, il se reçoit un coup de pied au derrière de la part de son père. Un coup de pied gentil. Le gamin lui dit alors : ” Tu viens de faire un gros péché ! – ?!? – Tu viens de donner un coup de pied au Temple du Saint-Esprit “… Mais aussitôt son père lui dit : ” Je veux bien avoir donné un coup de pied à la sacristie du Temple, mais pas au Temple “…Le croyant est donc le nouveau temple de Dieu. Mais le lieu où deux ou trois sont réunis en son nom (cf. Mt 18, 20) est aussi le lieu de la présence de Dieu et du Christ. Le Concile Vatican II arrive jusqu’à appeler la famille chrétienne une « église domestique » (LG 11), c’est-à-dire un petit temple de Dieu justement parce que grâce au sacrement du mariage, celle-ci est par excellence le lieu dans lequel « deux ou trois » sont réunis en son nom.
Pourquoi les chrétiens donnent-ils alors tant d’importance à l’église, si chacun de nous peut adorer le Père en esprit et en vérité dans son cœur ou chez lui ? Pourquoi cette obligation d’aller à l’église tous les dimanches ? La réponse est que Jésus Christ ne nous sauve pas séparément les uns des autres ; il est venu pour se constituer un peuple, une communauté de personnes, en communion avec lui et entre elles. L’église est pour la famille de Dieu ce que la maison d’habitation est pour une famille. Il n’y a pas de famille sans maison.
C’est pour cela que l’abandon en masse de la fréquentation de l’église et donc de la messe du dimanche est un phénomène douloureux. Cela ne veut pas dire que tous ceux qui ne vont pas à l’église ont perdu la foi, mais que la religion « sur mesure » a remplacé la religion instituée par le Christ. On pratique sa foi comme au supermarché. Chacun se fait sa propre idée de Dieu, de la prière, et a la conscience tranquille.
On oublie ainsi que Dieu s’est révélé à travers le Christ, que le Christ a prêché un évangile, a fondé une ekklesia, c’est-à-dire une assemblée d’appelés, qu’il a institué des sacrements, comme signes et canaux de sa présence et du salut. Celui qui ignore tout cela s’expose à se fabriquer un dieu à son image, une projection de ses nécessités et de ses désirs ; ce n’est plus Dieu qui crée l’homme à son image, mais l’homme qui se crée un dieu à son image. Mais c’est un Dieu qui ne sauve pas !
Il est vrai qu’une religiosité faite uniquement de pratiques extérieures ne sert à rien ; Jésus combat ce type de religiosité tout au long de l’évangile. Mais il n’y a pas d’opposition entre la religion des signes et des sacrements et la religion profonde, personnelle ; entre le rite et l’esprit. Les grands génies religieux (nous pensons à saint Augustin, à Pascal) étaient des hommes d’une intériorité profonde et très personnelle et en même temps ils étaient intégrés dans une communauté, fréquentaient leur église. Ils étaient « pratiquants ».
Dans les Confessions (VIII, 2) saint Augustin raconte comment le grand rhéteur et philosophe romain Marius Victorinus se convertit du paganisme. Désormais convaincu de la vérité du christianisme, il dit au prêtre Simplicien : « Sache que désormais, moi je suis chrétien ». Simplicien lui répondit : « Je ne te croirai pas tant que je ne te verrai pas dans la maison du Christ ». « Ce sont donc les murs qui font de nous des chrétiens ? » rétorqua-t-il. La discussion se poursuivit quelque temps mais un jour Victorinus lut la parole suivante du Christ, dans l’Evangile : « Celui qui aura rougi de moi et de mes paroles dans cette génération… le Fils de l’homme aussi rougira de lui ». Il comprit que c’était son amour propre, la peur de ce qu’auraient dit ses collègues savants, qui le retenaient d’aller à l’église. Il alla voir Simplicien et lui dit : « Allons à l’église, je veux devenir chrétien ». Les églises ont leurs grâces propres. Pensons aux grands convertis comme Paul Claudel, André Frossard, Ratisbonne, etc etc.. Et tout ce que nous avons reçu nous-mêmes de joie, de consolation, de réconfort, simplement parce que nous étions dans une église. La grâce de Dieu imprègne aussi la pierre. Amen !
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Lundi 10 novembre 2025 Vous qui gouvernez la terre.
Lecture du livre de la Sagesse (Sg 1, 1-7) : «Aimez la justice, vous qui gouvernez la terre, ayez sur le Seigneur des pensées droites, cherchez-le avec un cœur simple, car il se laisse trouver par ceux qui ne le mettent pas à l’épreuve, il se manifeste à ceux qui ne refusent pas de croire en lui. Les pensées tortueuses éloignent de Dieu, et sa puissance confond les insensés qui la provoquent. Car la Sagesse ne peut entrer dans une âme qui veut le mal, ni habiter dans un corps asservi au péché. L’Esprit saint, éducateur des hommes, fuit l’hypocrisie, il se détourne des projets sans intelligence, quand survient l’injustice, il la confond. La Sagesse est un esprit ami des hommes, mais elle ne laissera pas le blasphémateur impuni pour ses paroles ; car Dieu scrute ses reins, avec clairvoyance il observe son cœur, il écoute les propos de sa bouche. L’esprit du Seigneur remplit l’univers : lui qui tient ensemble tous les êtres, il entend toutes les voix. »
Le Seigneur s’adresse à ceux qui gouvernent la terre. Nous sommes donc tous concernés puisque chacun de nous « gouverne » son pré carré, « chacun gouverne au moins sa soupe » comme on dit vulgairement. Evidemment certains sont plus concernés que d’autres. Suivez mon regard. Et le tableau de fond n’est pas joli. Réécoutons le texte. Il y est question de ceux qui mettent à l’épreuve le Seigneur, de ceux qui refusent de croire en lui, des pensées tortueuses qui éloignent de Dieu, des insensés, des âmes qui veulent le mal, de corps asservis par le péché, d’hypocrisie, de projets sans intelligence, d’injustice, de blasphémateur, …
A côté de cela viennent les avertissements : sa Puissance confond les insensés qui la provoquent. Il confond l’injustice. La Sagesse ne laissera pas le blasphémateur impuni. Confondre ici, ne veut pas dire se tromper comme lorsque l’on confond deux jumeaux, cela veut dire faire échouer les plans, déjouer les manigances, voire anéantir.
Aujourd’hui en 2025 on peut dire qu’après les grands basculements, nous sommes maintenant dans les grands craquements. Le partage a déjà eu lieu, entre ceux qui seront du Christ et ceux qui ne sont pas de lui. On peut espérer la manifestation de plus en plus puissante de sa reprise en main de tout, et pour l’avancement infaillible de son dessein (Comme il est écrit en Apocalypse 22, 10-15 .. que le pécheur pèche encore, et que l’homme souillé se souille encore; que l’homme de bien vive encore dans le bien, et que le saint se sanctifie encore.. Voici que mon retour est proche…). Il se retire et ne montre plus son amour parce que tout a été repoussé, gâché, falsifié, travesti (La destruction des sociétés occidentales a été cyniquement enclenchée depuis des dizaines d’années). Mais il refonde tout sur la Justice et la Vérité. Il ne faut donc plus ressasser de façon incantatoire et compulsive l’amour de Dieu pour nous, mais comprendre et annoncer que l’ultime oeuvre de son salut est de nous montrer l’ampleur du mal que nous avons déjà commis. Le Seigneur est dans la gloire, donc nos coups ne l’atteignent plus; mais nous faisons le mal, et en nous montrant que son Coeur s’est remis à saigner, il nous dit: en vous montrant mon amour, vous ne vous êtes pas convertis; c’est devant l’horreur du mal, non pas à venir, mais déjà commis et que je vais vous montrer en pleine lumière, que vous demanderez pardon, et je vous sauverai.
Et il est probable que personne ne s’en tirera comme le Jacob dont on raconte que Juif russe, il a finalement été autorisé à émigrer en Israël. À l’aéroport de Moscou, un inspecteur des douanes a trouvé une statue de Lénine dans ses bagages et a demandé: – Qu’est-ce que c’est? – Mauvaise question, camarade, répondit Jacob, vous auriez dû demander, qui est-ce? Et je vous aurais répondu: c’est le camarade Lénine. Il a jeté les bases du socialisme et a créé la prospérité future du peuple russe. Je l’emporte avec moi en souvenir de notre grand héros. Le douanier russe ne peut que le laisser aller. A l’aéroport de Tel-Aviv, un douanier israélien a demandé à Jacob:- Qu’est-ce que c’est? – Mauvaise question, monsieur. Vous auriez dû demander qui est-ce? Et je vous aurais répondu: c’est Lénine, le bâtard qui m’a poussé, moi, un Juif, à quitter la Russie dans la honte. Je prends cette statue comme un rappel pour le maudire tous les jours. Le responsable israélien ne peut que le laisser aller. Dans sa nouvelle maison à Tel-Aviv, Jacob a placé la statue sur une table. Le lendemain soir, il a invité des amis et des parents à dîner. Repérant la statue, l’un de ses cousins a demandé: – Qui est-ce? – Mauvaise question. Vous auriez dû demander, qu’est-ce que c’est? Alors je peux vous le dire, il s’agit de cinq kilogrammes d’or massif que j’ai réussi à ramener de Russie sans avoir à payer de droits de douane ni de taxes. Morale de cette histoire: La politique, c’est quand vous pouvez raconter la même histoire de différentes manières pour tromper tout le monde. Mais on ne trompe pas Le Seigneur. Il ne confond pas ses enfants, mais il confond les coupables.
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Mardi 11 novembre 2025 le manteau de saint Martin.
Du livre d’Isaïe : « L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le cœur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération, proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur, et un jour de vengeance pour notre Dieu, consoler tous ceux qui sont en deuil, ceux qui sont en deuil dans Sion, mettre le diadème sur leur tête au lieu de la cendre, l’huile de joie au lieu du deuil, un habit de fête au lieu d’un esprit abattu. »
De l’évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu : Jésus disait en parabole :« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” »
Quand on parle d’un grand personnage de l’histoire, on résume sa vie à grands traits en rappelant ses exploits : Christophe Colomb ? L’audacieux marin qui a découvert le « Nouveau Monde »… Gagarine ? Le premier homme dans l’espace… Ou même encore Piccard et son fabuleux tour du monde en ballon, ou Félix Baumgartner qui en octobre 2012 a battu trois records. Celui du saut le plus haut : 39 kms au-dessus de la terre, celui de la vitesse d’un homme sans appui mécanique, 1341 km/h, et l’exploit d’avoir dépassé le mur du son. Quand, au contraire, il s’agit des grands personnages que sont les saints, on ne s’arrête pas tellement aux grandes choses qu’ils ont pu accomplir, mais à des petits faits qui caractérisent leur sainteté. Si je vous dis : « Saint Martin », vous ne pensez pas à l’apôtre prodigieux qu’il a été, lui qui a évangélisé une grande partie de notre pays encore païen. Mais vous pensez tout de suite au manteau partagé avec le pauvre. Les héros sont admirables. Les saints sont imitables.
Pour ne parler que de la paix : la paix ne s’obtient pas comme la guerre. Faire la guerre nécessite de longs préparatifs, la formation, de grandes armées, la création de plans et de stratégies, et un assaut compact et groupé. Malheur à celui qui voudrait partir en premier, tout seul ou en petits groupes disparates ! Ce serait la défaite assurée. La paix se fait exactement par l’inverse. Se réunir autour d’un programme ou d’une méthode de paix ne suffit pas, ni même obtenir un grand nombre d’adhésions pour décider de se tourner tous ensemble vers sa réalisation. Pourquoi ? Parce que, entre-temps, des dizaines de positions se seront créées au sujet du programme, ainsi que de nombreux désaccords sur sa compréhension ; il faudra tout recommencer à zéro.
Non, la paix se fait vraiment par petits groupes, en commençant dès maintenant, là où nous nous trouvons. De même qu’il suffit de deux créatures humaines, un homme et une femme pour donner une vie là où d’innombrables ouvrages et de multiples tables rondes sur le sujet ne suffiraient pas, il suffit de deux personnes pour créer la paix. La paix ne se fait pas comme la guerre, mais elle se construit comme une avalanche. L’avalanche grossit en avançant, au point de tout emporter sur son passage. Mais comment débutera-t-elle ? Par une boule de neige qui se met en mouvement du haut de la montagne et qui commence à emporter avec elle toute la neige qu’elle rencontre sur son chemin.
Pour la paix il faut mener le combat. Comme une multitude de gouttes d’eau sale ne formera jamais une mer propre, de même, une multitude de cœurs en guerre ne formera jamais une humanité en paix.
Comment devient-on artisan de paix ? Un moyen important est d’abord de ne pas répandre le mal, de ne pas être un agent de l’accusateur qui sème la zizanie. Il s’agit d’être les « terminaux » des paroles méchantes, des jugements hostiles et des critiques. Le terminal est le lieu qui marque le point d’arrivée d’un moyen de transport. Il s’agit d’être comme un gouffre qui engloutit toutes les méchancetés. Ensuite, être artisan de paix consiste à prendre des initiatives de paix et à promouvoir la justice. Toutefois, il ne faut pas ignorer ce domaine plus petit du quotidien, qui est accessible à tous. Un jeune étudiant qui désirait s’engager pour le bien de l’humanité, se présenta à saint François de Sales et lui demanda : « Que dois-je faire pour la paix du monde ? » Saint François de Sales lui répondit en souriant : « Ne claque pas la porte si fort ! » Saint Martin obtenez nous la grâce de vous imiter.
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Mercredi 12 novembre 2025 Les puissants, vous voilà prévenus.
Lecture du livre de la Sagesse (Sg 6, 1-11) : « Écoutez, ô rois, et comprenez ; instruisez-vous, juges de toute la terre. Soyez attentifs, vous qui dominez les foules, qui vous vantez de la multitude de vos peuples. Car la domination vous a été donnée par le Seigneur, et le pouvoir, par le Très-Haut, lui qui examinera votre conduite et scrutera vos intentions. En effet, vous êtes les ministres de sa royauté ; si donc vous n’avez pas rendu la justice avec droiture, ni observé la Loi, ni vécu selon les intentions de Dieu, il fondra sur vous, terrifiant et rapide, car un jugement implacable s’exerce sur les grands ; au petit, par pitié, on pardonne, mais les puissants seront jugés avec puissance. Le Maître de l’univers ne reculera devant personne, la grandeur ne lui en impose pas ; car les petits comme les grands, c’est lui qui les a faits : il prend soin de tous pareillement. Les puissants seront soumis à une enquête rigoureuse. C’est donc pour vous, souverains, que je parle, afin que vous appreniez la sagesse et que vous évitiez la chute, car ceux qui observent saintement les lois saintes seront reconnus saints, et ceux qui s’en instruisent y trouveront leur défense. Recherchez mes paroles, désirez-les ; elles feront votre éducation. »
Damien Le Guay, philosophe, critique littéraire au « Figaro-magazine », qui a déjà publié des livres sur Halloween, les rites perdus de la mort ou les méfaits de la télé-réalité, a fait paraître un essai sur l’état actuel des religions et des blocages qu’ elles subissent surtout dans les médias. Le bandeau « Dieu peut-il nous sortir de la crise ? » suffirait déjà à provoquer notre plus vif intérêt pour ce travail d’enquête et de réflexion. On lui demande : Damien Le Guay, comment est né ce livre ? Le 12 septembre 2008, j’ai été invité à l’Elysée pour la réception de Benoît XVI. Qu’avait donc de mémorable cette journée où il fut question, avant tout, de laïcité et de son versant positif ? Ce jour-là, le pape indiqua de sa voix blanche : « La situation sociale occidentale, hélas marquée par une avancée sournoise de la distance entre les riches et les pauvres, me soucie aussi. Je suis certain qu’il est possible de trouver de justes solutions qui, dépassant l’aide immédiate nécessaire, iront au cœur des problèmes afin de protéger les faibles et de promouvoir leur dignité. » Bernard Arnault, l’empereur du luxe, était dans la salle. Le Pape le regardait. Qui d’autre que lui pouvait l’interpeller de la sorte, sans acrimonie, ni complaisance, ni arrière-pensées ? Qui d’autre que le Pape, le pontifex, le bâtisseur de ponts, soucieux de promouvoir la dignité de tous les hommes ? A vrai dire, il ne faisait que reprendre les paroles de l’une des premières prières chrétiennes : « Il a renversé les puissants de leur trône, élève les humbles, renvoie les riches les mains vides. » Et des passages bibliques comme la page du Livre de la sagesse que nous avons aujourd’hui comme première lecture de la messe.
On pose à Damien Le Guay une une deuxième question. Pourquoi mettre en valeur ce moment très particulier ? Réponse : Une crise financière, économique et sociale mais avant tout éthique, s’est abattue sur nous. Les ravages sont partout. Mais quand les hommes de religion appellent au partage des richesses, à la juste redistribution des biens, au respect des pauvres, à la prise en compte de la dignité de toutes les personnes, quand ils admonestent les riches et les puissants, ils ne sont pas entendus. Les médias leur font la sourde oreille. Quand ils critiquent les ravages d’un libéralisme débridé, silence radio. Quand le Pape, en juin 2009, rappelle les devoirs de justice et l’exigence du bien commun, nouveau silence. En refusant d’entendre ce message, les médias ne risquent-ils pas de conforter les injustices du système économique ?
La Sagesse qui avertit les puissants de ce monde – le Maître de l’univers ne reculera devant personne ;… les puissants seront soumis à une enquête rigoureuse- La Sagesse c’est Jésus. Jésus est la Sagesse en personne. De quoi Jésus nous sauve-t-il ? Il nous sauve de l’enfermement sur soi-même. Il nous sauve des idoles – de l’argent, par exemple. Des personnes sont capables de vendre père et mère pour ça. Il nous sauve de la recherche de la gloire (Ah si les puissants de ce monde, mettaient leur pouvoir au service des plus petits, plutôt qu’au service de leur gloriole ! Le plus grand c’est celui qui sert). Il nous sauve de la frénésie de consommation : « L’homme ne vit pas seulement de pain… » Il nous sauve de notre autosuffisance qui nous conduit à des impasses.
En effet, les nouvelles du monde sont souvent noires, oppressantes : mensonge, perversion, corruption, manipulation, cynisme, abus de pouvoir, tous des pourris… Il est important de prendre conscience que l’addition des petits ou des grands péchés individuels servent de soubassement à l’iniquité et à la perversion des puissants. On dit que nous avons le personnel politique et le personnel journalistique que nous méritons. Si nos péchés ont un tel pouvoir de destruction pour en arriver là où nous en sommes pourquoi l’Église ne crierait-elle pas à ses membres de vivre sérieusement et amoureusement la démarche de la confession et la charité. Si c’est possible dans un sens pourquoi ça ne pourrait pas l’être dans l’autre?
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