6 mars 2025. Tuée par des satanistes.

« Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier,
s’il se perd ou se ruine lui-même ? » (Lc 9, 22-25)

Religieuse de la Congrégation des Filles de la Croix, Maria Laura Mainetti travaille comme éducatrice et enseignante à Chiavenna. Le soir du 6 juin 2000, elle est appelée par une jeune fille demandant son aide. Celle-ci lui confie qu’elle est prête à avorter vu les circonstances de sa grossesse. Mais ce témoignage est faux : avec deux de ses amies satanistes, l’adolescente l’attire dans un parc et la frappe de 17 coups de couteau. Mortellement blessée, la religieuse italienne demande à Dieu de pardonner à ses meurtrières. Quelques jours après sa mort, Sœur Maria Laura fut enterrée à Chiavenna. Les trois jeunes meurtrières avouèrent le meurtre après leur arrestation ; à la fin du procès contre elles, le 9 août 2001, Veronica Pietrobelli et Milena De Giambattista furent déclarées partiellement irresponsables de leur acte en raison de troubles mentaux et donc condamnées à huit ans et demi de prison. Elles furent libérées en 2004 et 2006 respectivement. Initialement considérée comme la meneuse, Ambra Gianasso fut acquittée, ayant été déclarée totalement irresponsable de son acte en raison d’un trouble mental. Le 4 avril 2002, la cour d’appel infirma son acquittement et la condamna à douze ans et quatre mois.

Après sa mort, de nombreuses personnes vinrent prier sur la tombe de sœur Maria Laura, et la considèrent comme une sainte martyre. Le 11 mars 2019, sa dépouille est inhumée puis placée dans la Collégiale San Lorenzo de Chiavenna, exposée à la vénération privée des fidèles.

Elle a été déclarée Bienheureuse le 6 juin 2021. Ce même jour, le pape François lors de l’Angélus a déclaré : Soeur Maria Laura Mainetti nous « laisse un programme de vie : faire chaque petite chose avec foi, amour et enthousiasme ». Sœur Maria Laura Mainetti a aimé les jeunes plus que tout et a pardonné à ces jeunes filles « prisonnières du mal », a considéré le pape. « Que le Seigneur nous donne à tous la foi, l’amour et l’enthousiasme », a-t-il souhaité en invitant la foule à applaudir la nouvelle béatifiée.

La Bienheureuse Maria Laura Mainetti, c’est une vie dédiée aux enfants en difficulté. Née à Colico (Italie) le 20 août 1939, Teresina Mainetti entre à 18 ans dans la Congrégation des Filles de la Croix. En août 1959, elle fait ses premiers vœux et en 1960 sa profession perpétuelle à La Puye, Maison mère de la Congrégation. Elle dédie sa vie à la mission parmi les enfants, les jeunes et les familles à Vasto (Chieti), Rome, Parme avant d’arriver à Chiavenna en 1984. En 1987, elle devient supérieure de la communauté. Ses consœurs la décrivent comme « infatigable et sereine, toujours prête à se retrousser les manches lorsqu’elle découvrait une situation de difficulté quelconque ».

« Celle qui aimait les jeunes plus que tout », a dit d’elle le pape François. « Les jeunes sont pauvres… Oui parce que souvent ils sont désorientés, privés de racines, manipulés, avait écrit la nouvelle bienheureuse. Ils suffoquent un cri de vie inexprimé… Je ressens l’urgence de les accompagner et de demander de l’aide à Jésus parce qu’ils n’ont pas de points de repère. »

Le père Balatti est la dernière personne à avoir parlé à sœur Mainetti, née Teresina Elsa, membre professe de la Congrégation des Filles de la Croix. La religieuse s’était adressée à lui quelques jours avant le 6 juin pour lui demander de rester à proximité pendant le rendez-vous avec cette jeune fille de 16 ans. « Elle m’a dit qu’elle avait un peu peur, vu l’heure particulière de la nuit.., témoigne le prêtre auprès de Vatican News. Mais elle était généreuse et ne se serait certainement pas retenue face aux craintes ou aux doutes. Elle ne pouvait pas se le permettre, car l’amour de Dieu et de son prochain passait avant tout. Elle était très préoccupée par les changements chez les jeunes à l’adolescence, le fait qu’elles quittent l’Église. Devant une adolescente qui disait avoir été abandonnée, elle n’aurait jamais dit non. »

En 1995, Maria Laura Mainetti avait rédigé cette belle prière :

« O Jésus crucifié, Par ta tête baissée Apprends-moi l’obéissance

Par ta tête couronnée d’épines Apprends-moi l’humilité

Par ton silence Apprends-moi la patience

Par ta soif Apprends-moi la sobriété

Par tes bras ouverts Apprends-moi l’amour du prochain

Par ton cœur transpercé Apprends-moi l’amour de Dieu

Par ton corps nu Apprends-moi la pauvreté

Par tes membres sanglants Apprends-moi la mortification

Par tes clous Apprends-moi la fidélité à mon Baptême et à mes vœux.

Bienheureuse Maria Laura Mainetti, nous vous confions les jeunes, en particulier ceux qui ont grandi sans repère, et qui sont la proie des idées les plus folles que notre monde contemporain développe et répand via inter-pas-net… Nous vous confions aussi ceux qui ont eu la grâce d’avoir eu une éducation chrétienne, afin qu’ils  fassent leur ce précieux héritage et le fassent fructifier dans une vie toute donnée au Seigneur, à votre exemple. 

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Mon secret pour bien vieillir (Michel Serres) https://youtube.com/shorts/q7rsHzRkClE?si=nDwguLL9cLfwDbYq