Vendredi 4 septembre 2026 rapiéçage ou mariage.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : « En ce temps-là, les pharisiens et les scribes dirent à Jésus : « Les disciples de Jean le Baptiste jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, les tiens mangent et boivent ! » Jésus leur dit : « Pouvez-vous faire jeûner les invités de la noce, pendant que l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, en ces jours-là, ils jeûneront. » Il leur dit aussi en parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau qui vient du neuf ne s’accordera pas avec le vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais on doit mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Jamais celui qui a bu du vin vieux ne désire du nouveau. Car il dit : “C’est le vieux qui est bon.” »
Une parabole corse illustre la faiblesse de la nature humaine. Un loup, saisi un jour par le remords, entre dans une petite cure de montagne qu'il connaît, et dit au curé : - Je voudrais me confesser. - Tu es bien sûr ? demande le curé. - Oui, je t'assure, je veux me confesser. - Entre dans le confessionnal. - Tu ne peux pas savoir le nombre de moutons que j'ai égorgés, les pauvres petites bêtes... dans leur sommeil... je les ai mangés, avoue le loup en sanglotant. Je me suis même attaqué à un berger, c'est affreux, j'ai une vie de péchés. Le père l'écoute, très ennuyé. Et il voit que le loup tout d'un coup ne tient plus en place. Cela gêne le curé qui lui dit : - Enfin, arrête ! Pendant que tu me racontes tes péchés, au moins, tiens-toi tranquille. - Mon père, ce n'est pas pour t'embêter, mais je voudrais que tu te dépêches un petit peu. - Mais pourquoi ? - Mais parce que... j'entends les clochettes des moutons.
On peut jeûner et faire des prières pour être juste, pour être saint. Mais la nature humaine est faible. Elle a besoin de plus que de rapiéçages. Jésus appelle à la conversion comme tout l’Ancien Testament. Mais Jésus change le sens du mot. Jusqu’à lui, et même dans la bouche de saint Jean Baptiste, « convertissez-vous » signifiait : revenez à moi, vous êtes allés trop loin dans le mal, revenez, faites demi-tour. Avec de très belles images, l’hirondelle revient faire son nid, le bœuf connaît l’étable de son maître, l’âne revient à la mangeoire, mais mon peuple, non. Sous-entendu : ne faites pas le mal. Avec Jésus, « convertissez-vous » veut dire : croyez-moi, croyez en moi, faites-moi confiance. Dans un cas, il s’agit de chercher à être irréprochable pour être de nouveau en Dieu. Avec Jésus, il faut lui donner sa foi, et le reste suivra. Désormais, la grâce est première. Les commandements viennent après. Nous sommes libres pour avoir la capacité de poser l’acte de foi. Vous savez ce qu’est un « coup de main » : c’est à plusieurs et très rapidement devenir maitre d’une situation, comme s’emparer d’un poste de garde, ou d’une place forte dans une guerre. L’idée est que Dieu, sans attendre que les hommes changent leur manière de vivre fait advenir librement, gratuitement le Royaume, le Christ, l’évangile (c’est la même chose). Jésus le dit avec la parabole des invités aux festins : « Venez maintenant tout est prêt ». L’ordre n’est plus : d’abord la conversion puis il y aura le salut. L’ordre est désormais : le salut est arrivé, il est là. La conversion, c’est l’effet du salut, ce n’est plus la cause. C’est en ce changement radical, absolu qu’est la nouveauté chrétienne. Jésus le dit avec l’image de l’époux. Il ne se propose pas comme un réparateur occasionnel mais comme un compagnon de tous les instants. Il le dit avec l’image des outres à vin. Il faut mettre le vin nouveau qui poursuit sa fermentation dans des outres neuves plus solides. Mais le vin vieux est meilleur. Cela signifie qu’il faut durer, persévérer pour se bonifier. Persévérer dans quoi ? dans l’intimité avec Jésus, dans le compagnonnage avec Jésus, dans la communion à Jésus, dans le mariage avec Jésus.
Un jour, les étoiles allèrent voir le soleil. Elles lui dirent : - Soleil, connais-tu les ténèbres ? - Non, répondit le soleil. - Veux-tu que nous allions te chercher un morceau de ténèbres ? - Oui, je veux bien ! Alors les étoiles se rassemblèrent : elles montèrent sur le grand chariot, et s'en furent voir madame la lune. - Veux-tu nous prêter un croissant ? - Volontiers, répondit la lune, et elle leur donna un morceau de ténèbres. Aussitôt, les étoiles repartirent vers le soleil : mais plus elles avançaient vers l'orient, plus elles voyaient fondre leur morceau de ténèbres. Elles étaient très inquiètes, et quand elles arrivèrent vers le soleil, elles n'avaient plus de ténèbres... "Plus vous venez vers moi, nous dit le Seigneur, plus vos ténèbres disparaissent ! Accueillez ma Lumière en vous-mêmes et devenez lumière pour les autres."
Les bonus : Fin de vie, euthanasie... Un infirmier belge alerte