3 avril 2026 C’est l’amour qui sauve.

Lecture de la lettre aux Hébreux(He 4, 14-16 ; 5, 7-9) : « Frères,
en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours. Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair,
offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications
à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance
et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent
la cause du salut éternel. »

On travaille depuis longtemps à la création d’un ordinateur capable de « penser ». On parle beaucoup  de l’IA, l’intelligence artificielle. Mais heureusement personne n’a encore envisagé la possibilité d’un ordinateur qui « aime », qui s’émeuve, qui vienne à la rencontre de l’homme sur le plan affectif en l’aidant à aimer, comme il l’aide à calculer les distances entre les étoiles ou le mouvement des atomes et à garder des données en mémoire… L’homme connaît avec précision combien de centaines de milliers d’années il lui faudrait pour rejoindre un certain point de l’univers en voyageant à la vitesse de la lumière ; il oublie qu’il n’a lui-même que quelques dizaines d’années à vivre. Excès de la technique sur la vie !

L’accroissement de l’intelligence et des possibilités de connaissance de l’homme n’est pas accompagné d’un accroissement de sa capacité à aimer. Au contraire ! Alors que nous savons bien que le bonheur ou le malheur sur la terre ne dépend pas tant de la connaissance ou de l’ignorance mais bien plutôt  de l’amour reçu et donné, du fait d’être aimé et d’aimer. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi nous nous efforçons tant d’accroître nos connaissances et si peu d’augmenter notre capacité à aimer : la connaissance se traduit automatiquement en puissance, l’amour … en service. Nous préférons le pouvoir au service, la puissance au bénévolat.

Voilà que le Tout-Puissant se fait serviteur. Le pasteur de tous les hommes, le Dieu vivant, est devenu lui-même un agneau ; il s’est mis du côté des agneaux, de ceux qui sont méprisés et tués. C’est précisément ainsi qu’il se révèle comme le vrai Pasteur : « Je suis le bon Pasteur… et je donne ma vie pour mes brebis. »

Une catéchiste poste la question à son groupe d’enfants : selon vous, quel a été le plus grand miracle de Jésus ? Steven, 13 ans : C’est qu’il n’est pas descendu de la croix. Il en avait pourtant le pouvoir.

Ce n’est pas le pouvoir qui rachète, mais l’amour ! C’est là le signe de Dieu : il est lui-même amour. Combien de fois désirerions-nous que Dieu se montre plus fort ! Qu’il frappe durement, qu’il terrasse le mal et qu’il crée un monde meilleur ?! Un prêtre expliquait :Dans le Livre de l’Exode, le Seigneur dit  : «  Un être humain ne peut pas me voir et rester en vie. » (Ex33, 20) Qu’est-ce que cela veut dire ? Casimir, 10 ans : « Si Dieu arrivait soudain, comme ça, sur terre, tu ne pourrais pas le voir : tu mourrais d’amour tellement il a de la force d’amour. Tu serais brûlé d’amour. Tu aurais trop d’amour  dans ton cœur et tu exploserais. C’est mon frère Michaël qui me l’a dit. » Par la crèche et la croix le Seigneur a mis les 20000 volts d’amour en 220 volts pour que nous puissions recevoir son amour et surtout que grâce à lui, à notre tour, nous puissions produire de la Lumière, de la chaleur, et de la force. 

Toutes les idéologies du pouvoir se justifient par la destruction de ce qui s’oppose au progrès et à la libération de l’humanité. Le Dieu qui est devenu agneau nous dit que le monde est sauvé par le Crucifié et non par ceux qui l’ont crucifié. Le monde est racheté par la patience de Dieu et détruit par l’impatience des hommes.

Une catéchiste anime un chemin de croix dans une église avec un groupe d’enfants. – ils en arrivent à la Treizième station : Jésus mort est descendu de la croix et remis à sa mère. Arrêtons-nous un moment et contemplons en silence la scène que vous voyez sur ce petit tableau. Zoé, 10 ans, tout bas : Que fait Marie ? La catéchiste, un peu étonnée de la question : Je ne sais pas. A ton avis ?  -je crois qu’elle se penche vers son fils…Elle lui souffle à  l’oreille : «  Je suis fière de toi »

Nous sommes fiers de connaître le Vrai Dieu !

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