Lundi 28 avril- 2° semaine du Temps pascal. Born again.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean : Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. » Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? » Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »

Un chrétien est un « born again » comme disent les Anglo-saxons, un « Né de nouveau ». Pour certains, cette expérience de foi constitue un retournement spectaculaire souvent avec beaucoup d’émotion. Pour d’autres, c’est plutôt un commencement en douceur. Mais pour tous , c’est la promesse d’une vie renouvelée, une vie au quotidien « pas comme avant ». On peut faire le parallèle avec la naissance physique, parce que la naissance dans l’Esprit-Saint nous fait entrer dans une nouvelle Famille. Ainsi le nouveau-né va découvrir qu’il a un papa et une maman. Avouons que pouvoir dire papa et maman, c’est tout autre chose que de pouvoir dire « nounou » dans une structure de la DDASS, et même dans une famille d’accueil.

Un de mes neveux adoptés à l’âge de 2ans et demi ne s’est exprimé qu’assez tard après son arrivée dans la famille, mais quand il a pu prononcer les mots « papa » et « maman » il les disait des dizaines de fois par jour, jusqu’à ce que papa ou maman lui répondent, et il recommençait. Dire « Père » à Dieu c’est tout autre chose que de lui dire « Jupiter » ou « grand Manitou » ou « grand horloger » ou « pur esprit ». Un couple avait fait sourire et avait ému beaucoup les participants d’un rassemblement national des équipes Notre-Dame. Ils avaient raconté que leur fils adoptif, un petit garçon polonais, les avait beaucoup touchés. Au début de l’année scolaire, la catéchiste leur avait demandé de se présenter, quand est arrivé son tour, il ne savait pas bien comment dire qu’il était adopté, il a dit : « Moi, ce n’est pas pareil ; quand je suis né, j’avais deux ans. » Quelle joie pour ses parents lorsque la catéchiste leur a rapporté ce bon mot, ce lapsus qui révèle tant de choses !

L’enfant va découvrir des frères et sœurs, tout un réseau familial auquel il a droit de par sa naissance. (On en fait l’expérience lorsque l’un de nos frères nous présente sa « fiancée » ; on a aussitôt beaucoup d’affection pour cette fille encore inconnue, et vice versa). La « nouvelle naissance » nous introduit dans un réseau fraternel tellement porteur. Une de ces « born again » a dit récemment : « J’avais ma foi à moi et je ne voyais pas qui pouvait m’en parler. J’ai découvert que j’avais des frères et des sœurs « en Jésus », et désormais, quand je ne peux pas les retrouver le dimanche, ils me manquent » !

Une autre a dit : « Le 11 mai date de prévision de fin de confinement cette année et date du premier anniversaire  de ma rencontre avec notre Père! Drôle de coïncidence ! Il y a un an, je n’aurais pas imaginé ce confinement mais surtout je n’aurais pas imaginé le manque terrible de ne pas pouvoir communier.[…]  mes regrets que ma confirmation soit sans doute repoussée sont plus forts que mes préoccupations pourtant bien grandes pour  la gestion de mon entreprise. »

Eh oui, naitre d’En-Haut « hiérarchise » toutes nos priorités au nom d’un Amour plus grand. Pour les musiciens, c’est comme si la portée de musique ne changeait pas mais que l’Auteur-Compositeur-Interprète venait de remplacer la clé de Sol par une clef de Fa. Sol comme le sol où nous risquons de finir « loques à terre », Fa comme Face-à-Face, où nous sommes Héritiers avec le Christ.

Le problème avec le salut c’est qu’il faut bien tenir deux choses : il y a le bien que le Christ nous apporte « en plus » et on ne doit pas se lasser de l’explorer. Mais il ne faut pas oublier “le moins” terrible dans lequel on reste, si on ne va pas à Jésus. Il vient pour guérir restaurer redresser ce que le péché originel a gâché chez tous, sauf Marie en son Immaculée conception, plus tous nos péchés personnels, et ainsi nous permettre et nous aider à donner le meilleur de nous-mêmes et de lui. Ou dans l’ordre inverse  : il vient pour nous permettre de donner le meilleur de nous-même, après avoir guéri restauré ce que le péché originel et tous nos péchés personnels avaient gâché chez tous, sauf la Vierge Marie. La naissance nouvelle en Jésus, c’est la connaissance c’est à dire littéralement la naissance avec… la naissance-avec Jésus chaque jour. La naissance en Jésus c’est la reconnaissance, un merci perpétuel.

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Mardi 29 avril 2025 Convertir nos vertus.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 3, 7b- 15) : «En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut. Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. » Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? » Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ? Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ? Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. »

Nicodème avait le diplôme de la faculté de théologie ! Nicodème était fervent, honnête, respectueux de la loi. Qu’est-ce qui ne va pas ?

C’est relativement facile de se convertir de ses péchés, parce que les péchés, ce sont des faux plis, du radotage. Mais ce que Dieu nous demande, c’est de nous convertir de nos ferveurs. C’est étonnant et pourtant c’est très biblique. Prenons l’exemple dans le 2e livre de Samuel, au chapitre 7, du  jeune roi David : il de vient de prendre Jérusalem et il s’est bâti une grande maison. Alors que Dieu est toujours dans l’attente, il fait du camping. Et David décide donc de construire à Dieu un temple. Et Dieu envoie le prophète Nathan à David qui lui dit en gros : « est-ce que je t’ai demandé quelque chose ? Nathan voyait son avantage. Sans doute, il aurait son appartement dans le temple. Mais on n’enferme pas le bon Dieu. « Est-ce que je t’ai demandé quelque chose ? Est-ce que je me suis plaints ? C’est moi qui suis allé te chercher, figure-toi, à Bethléem. Chez ton père Jesse, et c’est moi en fait, qui te bâtirai une maison ». Et Dieu fait un jeu de mots sur maison et dynastie. L’essentiel, ce n’est pas de vouloir faire des choses pour Dieu, c’est de laisser Dieu faire des choses en nous, par nous.

Le 2e exemple, c’est Saint Paul. Il le dit aux Philippiens. Il croyait saisir le Christ, mais il a été saisi par le Christ. On a parfois l’impression que certains disent à Dieu : » tu as vraiment de la chance de m’avoir ». Or Jésus dit clairement : « ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne. » Donc en fait, ce qui gêne dans notre relation à Dieu, souvent ce n’est pas le péché, mais c’est la vertu. Dieu seul est Saint, il nous fait participer à Sa sainteté.

Prenons aussi le cas du jeune homme riche. La seule chose qu’il manque à ce jeune homme riche, ce n’est pas le peaufinage de son idéal, mais de s’abandonner entre les mains d’un autre. Comme il sera dit à l’apôtre Pierre : « quand tu étais jeune, tu mettais toi-même ta ceinture. Maintenant que tu es vieux, un autre te la mettra». Et la dépendance, c’est difficile. Et pourtant, la dépendance avec Dieu, même si c’est compliqué, c’est très important.

Dépendre de Dieu, c’est d’abord tout recevoir de Lui, être dans l’action de grâce perpétuelle. Alors l’esprit du monde peut dire : « ça, c’est de l’aliénation ». Non, non, non, non. C’est être encore mieux soi-même.

Tant qu’il est pêcheur sur le lac, Simon-Pierres’en tire honnêtement, il a deux barques. Il est à la tête de quelques salariés pêcheurs. Il pense avoir trouvé son gagne-pain, sa personnalité, sa femme. On ne nous en parle pas, mais on nous dit qu’il a une belle mère. Et il n’imaginait pas qu’un jour il se retrouverait avec la Basilique Saint Pierre sur le ventre. Et pourtant, c’est ce qui est arrivé. Pierre est devenu encore mieux lui-même, parce que sa vocation, en fait au fond, même s’il ne le savait pas, ne consistait pas à pêcher des poissons, mais à pêcher des hommes. Sa vocation, c’était de devenir fondation de toute une église. Jésus transforme Simon en Pierre. Jésus le transforme, il ne le diminue pas, mais il l’augmente. Pierre n’est pas rétréci, mais « centuplé », si nous pouvons forger ce néologisme. Il reçoit au centuple, il va pouvoir donner au centuple.

Saul est retourné sur le chemin de Damas, retourné comme une crêpe. Il devient encore mieux ce qu’il est ; il devient encore mieux Paul.

Regardez « Karol », le film sur la vie de Saint Jean-Paul 2, notamment la première partie jusqu’à son élection. On le voit bien, c’est très bien mis en scène. Il ne s’imaginait pas du tout pape. On voit que le conclave est dans l’impasse et des cardinaux viennent voir le cardinal Wyszynski qui est le maître à penser de Karol Wojtyła.  ils sont 2 cardinaux en Pologne. Et ces cardinaux lui disent, (au primat de Pologne) : « Et si c’était un Polonais ? » Et le primat de Pologne dit : «  non, je suis trop vieux ». Et les autres, lui disent : « ça tombe bien parce qu’on n’avait pas pensé à vous mais à quelqu’un d’autre ». He oui, comme il n’y en a que 2, ils avaient pensé à Karol Wojtyła. Et puis après, on entend son nom égrené par les votes. Dieu nous fait donner le meilleur de nous-mêmes, et il nous révèle à nous-mêmes. On peut le dire même de Saint Joseph et de la Vierge Marie. Ils avaient aussi leurs projets. Ils avaient leur désir de bonheur, leur désir de bien faire, de bien servir Dieu en se mariant, mais ils se sont laissés déranger par Dieu. Et ce n’est pas évident quand l’ange Gabriel se déplace pour aller voir Joseph. Joseph est dans un drôle d’état. Mais parce qu’il a accepté de se laisser déranger, il va devenir le Saint Joseph que nous connaissons, dont certains disent qu’il est le saint du 3e Millénaire. Donc la foi chrétienne, c’est l’art de se convertir de ses vertus, de ses ferveurs pour laisser Dieu nous agir.

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Mercredi 30 avril 2025 Qui fait la Vérité …

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 3, 16-21) : « En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ; mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

« Qui fait la vérité vient à la Lumière ». Voilà une des Paroles parmi les plus éclairantes de Jésus.

2000 ans après, on est loin du compte ! Vous voulez savoir pourquoi les gens préfèrent le mensonge à la vérité. Ecoutez cette histoire.

Un jour la vérité et le mensonge se sont rencontrés.

– « Bonjour ! » a dit le mensonge.

– « Bonjour ! » a répondu la vérité.

– « C’est une belle journée ! » a dit le mensonge.

La vérité est allée vérifier si c’était vrai et ça l’était.

– « Belle journée ! » lui a alors répondu la vérité.

– « Le lac est encore plus beau aujourd’hui ! » a dit le mensonge.

La vérité a regardé vers le lac et elle a vu que le mensonge disait la vérité. Ensuite le mensonge a couru vers l’eau et lui a dit :

– « L’eau est tiède, c’est une température idéale pour aller nager ! »

La vérité a touché l’eau avec ses doigts. Elle s’est rendu compte que l’eau était tiède. La vérité a donc fait confiance au mensonge. Ils ont enlevé leurs vêtements tous les deux et sont allés se baigner dans le lac. Un peu plus tard, le mensonge est sorti du lac. Il s’est habillé avec les vêtements de la vérité et il est parti. Quand la vérité est sortie de l’eau, elle s’est sentie incapable de mettre les vêtements du mensonge et en voyant la vérité marcher toute nue, les gens se sont éloignés et ont eu peur. La vérité s’est sentie triste et abandonnée de tous, alors, elle s’est réfugiée au fond d’un puits. Depuis ce jour, les gens préfèrent accepter le mensonge déguisé en vérité à la vérité nue. Autrement dit les gens préfèrent un mensonge bien habillé et qui arrange plutôt qu’une vérité nue et qui dérange.

Que faire ? Eviter d’être complice de ces finasseries qui sont des mensonges, rappeler aussi souvent que possible la vérité. Et le vivre au quotidien.

Pour un couple, par exemple, ce principe de faire la vérité pour arriver à la lumière est très important. Disons-le avec humour en leur donnant Huit conseils pour bien réussir une dispute.
1. Osons provoquer la dispute. – Tu trouves que je dépense trop d’argent. Bon ! Parlons-en !
2. Soyons corrects. – Pas de coups en dessous de la ceinture ! Vous connaissez les points sensibles de votre conjoint : alors n’en profitez pas. Mais ne soyez pas non plus trop susceptible.
3. Ne dévions pas du sujet. Nous nous disputons à propos de notre budget, alors, ce n’est pas le moment de parler des enfants.
4. Ne faisons pas de cours d’histoire.- Tout ce qui remonte à plus de 48 heures est beaucoup trop vieux ! La date limite de consommation est dépassée. Ne ramenons pas de vieux souvenirs : ils ne peuvent nous servir à rien.
5. Ne nous donnons pas de noms d’animaux. – La vache, la vipère, le chameau, le rat n’ont rien à voir dans notre dispute. Ils ne peuvent nous servir en rien.
6. Ne mêlons pas une tierce personne à notre dispute. -Laissons notre belle-mère où elle est. Et ne faisons pas jouer à notre voisine un rôle d’arbitre.
7. Terminons notre dispute. – Ne fuyons pas dans le silence ou dans les larmes. Sachons rester sur le ring jusqu’au bout et apprenons à clore le débat. Quand c’est fini, on n’en parle plus.
8. Huitième conseil, le dernier mais pas le moins important, dit le couple qui les propose : donnons-nous la main. Non pas pour éviter de se la recevoir par la figure mais pour ne jamais oublier que le plus important ce n’est pas le sujet de dispute mais la personne.

« Qui fait la vérité vient à la Lumière ».

Les bonus : (2735) Obéir à Dieu ou se cacher derrière son doigt pour que Dieu ne vous voit pas ? @frerebaudouin – YouTube