27 janvier 2026 Etre mère de Jésus.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 3, 31-35) : «En ce temps-là,
comme Jésus était dans une maison, arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »
Aujourd’hui Jésus nous dit : « Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »
Que nous soyons frères ou sœurs de Jésus, nous le comprenons assez facilement. En nous efforçant de vivre l’évangile comme Jésus, notre modèle déteint sur nous, nous lui ressemblons. L’anecdote s’est passée dans un pays d’Amérique du sud. C’est l’hiver, il fait très froid. Une dame qui vient faire ses courses dans la supérette voit un enfant en tee-shirt déchiré, short trop grand pour lui, et vieilles baskets sans chaussette grelotter de froid sur le trottoir. Elle le fait enter et l’habille de pied en cap de vêtements chauds. Une fois dehors, l’enfant lui dit : « Madame, est-ce que vous êtes Dieu ? ». Elle la joue modeste et elle lui répond avec un bon sourire : « Non, je ne suis que sa fille ». Et l’enfant poursuit : « J’avais bien vu que vous deviez être de sa famille ».
Mais nous pouvons être la mère de Jésus ? Cette expression de Jésus est étonnante. C’est que le christianisme ce n’est pas le pélagianisme. L’hérésie pélagienne consiste à dire que Jésus est simplement un modèle, que nous pouvons l’imiter à la force de nos poignets. Une maman c’est celle qui enfante. Jésus se transmet par enfantement. Il ne se transmet pas que par imitation.
On n’est pas chrétien comme on peut être giscardien, ou mitterandien, mélanchonien ou zemmourien. On est chrétien par engendrement. C’est le mot du Père Karl Rahner au cardinal Suenens qui lui demandait pourquoi certaines sphères de l’Eglise ne voulaient pas entendre parler de la Vierge Marie. Le Père Rahner lui a répondu : « parce qu’ils ont réduit le christianisme à un –isme et les –ismes n’ont pas besoin de mère ». Si on réduit le christianisme à une idéologie, à un système de pensée, les chrétiens sont les camarades de Jésus, on n’est que ses frères et sœurs. Mais le Christianisme est un enfantement. Il nécessite les sacrements et la prière. C’est par ses larmes que sainte Monique a enfanté son fils Augustin à la foi chrétienne. La foi ne se transmet pas que par l’enseignement, parce qu’elle n’est pas qu’une somme de connaissances, elle est vie.
Il s’agit de l’histoire véridique, rapportée du XVIIIème siècle, d’un enfant trouvé dans les bois. Il n’a pas été élevé dans une famille humaine. Lorsqu’on l’a trouvé, un instituteur et sa vieille gouvernante demandent à s’en charger. Mais l’enfant est impossible à apprivoiser. Aucune communication : on ne peut pas entrer en contact avec lui. Toute la tendresse humaine ne peut vaincre l’emmurement intérieur. On peut tout juste déposer une écuelle dans le coin de la cuisine où il lape ses aliments. Apparemment rien ne se passe, et rien ne le sort de sa sauvagerie. Un jour, il s’enfuit. C’est l’échec. L’enfant se fait reprendre au moment où il essaie de dérober des vivres dans une cour de ferme. On le ramène à l’instituteur. Et c’est la scène décisive. La gouvernante s’efforce de mettre toute sa douceur pour s’exprimer, comme elle le peut. Le visage de l’enfant reste fermé. Lorsque, tout à coup, l’enfant prend les mains de cette vieille femme et il la regarde. Puis, dans le silence, il applique les deux mains de la femme sur son visage à lui. On ne voit plus lors que les deux visages où les larmes sont apparues. Qu’est-il besoin d’ajouter ? L’enfant : c’est Israël, c’est vous, c’est moi. La gouvernante : ce sont les prophètes qui tout au long de la Bible supplient : “Reviens, Israël.” C’est l’Église qui offre inlassablement le sacrement de ses mains ridées. Et nous nous enfuyons, comme l’Enfant prodigue. Mais, à certains jours, nous revenons car nous avons trop faim des miettes d’un repas qui donnerait enfin un sens à notre vie. Parfois l’emmurement est plus fort que la tendresse de Dieu. Mais les mains sont toujours ouvertes devant nous, avant même que nous ne les saisissions.
Seigneur, n’arrête pas l’œuvre de tes mains. Continue de me façonner à ton image et à ta ressemblance. Et si tu veux bien m’associer à ton Œuvre d’enfantement, je veux bien te servir de maman.
Les bonus : Pour rire : (6366) Waitress Gets Fired For This… | Just For Laughs Gags – YouTube
(6366) Les PREUVES sur l’UNIVERS qui me font CROIRE en DIEU – YouTube