Mercredi 24 décembre 2025 Il rachète son peuple.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 1, 67-79) :  « En ce temps-là,
à la naissance de Jean Baptiste, Zacharie, son père, fut rempli d’Esprit Saint et prononça ces paroles prophétiques : « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui visite et rachète son peuple. Il a fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David, son serviteur, comme il l’avait dit par la bouche des saints, par ses prophètes, depuis les temps anciens : salut qui nous arrache à l’ennemi, à la main de tous nos oppresseurs, amour qu’il montre envers nos pères, mémoire de son alliance sainte ; serment juré à notre père Abraham de nous rendre sans crainte, afin que, délivrés de la main des ennemis, nous le servions dans la justice et la sainteté, en sa présence, tout au long de nos jours.Toi aussi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins, pour donner à son peuple de connaître le salut par la rémission de ses péchés, grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu, quand nous visite l’astre d’en haut, pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, pour conduire nos pas au chemin de la paix. »

Zacharie loue le Seigneur qui visite et rachète son peuple. Pour la « visite » il aurait pu envoyer un messager de plus, un ange ou un prophète. Non, il vient lui –même. Que veut dire : il « rachète » son peuple. Ce mot vient de loin. Il vient de la pratique du rachat de prisonnier ou d’otage.  Aujourd’hui de quoi sommes-nous prisonniers, de quoi sommes-nous otages ? Du péché et de celui qui en est l’auteur. Jésus vient nous racheter.

Je laisse la parole au Père Guy Vandevelde. C’est un peu difficile et un peu abrupt pour une veille de Noël. Mais Noël ce ne sont pas des enfantillages…On n’imagine pas la vitesse à laquelle on descend la pente. La dégringolade qui s’accélère avec la surenchère de nos transgressions parlementaires devient une véritable descente aux enfers (pour ne pas dire en enfer… !) Saint Paul la décrit magnifiquement: ils ont fait la sortie d’Egypte; ils ont mangé la manne; ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait; ce rocher c’était le Christ, et pourtant leurs corps jonchèrent le désert, il n’en manqua pas un seul! Nous avons eu saint Pie X et Benoît XV; Pie XI et Pie XII; Jean XXIII et Paul VI; Jean Paul I et Jean Paul II; Benoît XVI… nous avons traversé le terrifiant XX° siècle et les commencements du III° millénaire. Mais nous ne sommes pas morts au désert. Si on a pu parler dans les années cinquante du drame de l’humaniste athée, qui lacérait l’âme d’un Camus par exemple, il s’agit maintenant de la tragédie du nihilisme qui recouvre tout de son cynisme qui n’est plus humain, mais diabolique. Car ces « jeunes éternels » resplendissant de santé commencent maintenant à vieillir et deviennent malades; et ils vont être déchirés, en vertu des législations qu’ils ont eux-mêmes votées, par leurs propres enfants, leurs trop rares enfants dont ils ont fait des fauves, en ne leur transmettant aucun repère si ce n’est la blessure d’une violence aveugle et innomée, qui les rend fous, fous furieux. Le cri qui nous reste dans la gorge, n’est pas celui de nos maux, ni même celui des malheurs des autres, que nous regardons de toujours plus loin, sans état d’âme, la tripe sensible et le coeur sec: il est l’horreur de nos crimes, et l’effroi d’une indicible angoisse: « Qui voudra encore nous aimer? Qui pourra nous pardonner? » « C’est Moi, dit Dieu. Je Suis Celui qui Suis. L’Etre même. » « Je Suis » au Nom imprononçable qui nous sauve et nous bénit! « Le Seigneur » qui ne vient pas avec colère, au milieu de nous il est le Saint! Voilà la Révélation ancienne et toujours nouvelle, le seul Salut: c’est lui Dieu et nul autre. Il est le Bon Dieu et il se fait notre Rédempteur: c’est-à-dire celui qui nous rachète, celui qui répond pour nous, celui qui se substitue à nous et va payer pour nous; celui qui peut tout réparer, tout expier; pour nous pardonner, nous délivrer, nous relever, nous redonner la vie et faire de nous des saints, un peuple de prêtres, de prophètes et de rois. Que devons-nous faire? Nous tourner vers lui et l’adorer. Pourquoi donc Benoît XVI nous pousse-t-il à réorienter nos célébrations? A nous mettre à genoux devant notre Dieu? Par nostalgie d’avant le Concile?… N’importe quoi! Au contraire, le seul avenir possible pour le genre humain est de retrouver le goût de Dieu, de se plonger dans la miséricorde de son Coeur comme pour un nouveau baptême, de se jeter dans les bras du Père: comme un enfant qui a provoqué des catastrophes, peut-être tué. « ce n’est plus moi; Papa prend tout sur lui; il arrangera tout; il fera un ciel nouveau et une terre nouvelle; il n’y aura plus d’injustice ni de pleurs; même les morts ressusciteront par lui ». « Si vous ne devenez pas comme ces enfants-là, vous n’entrerez pas dans le Royaume de Dieu ». Alors mettons-nous à l’école des enfants: ayons des enfants, plein d’enfants, dans une confiance éperdue en la Providence: c’est le seul moyen d’enrayer la machine infernale, en quittant le mensonge pour retrouver la réalité à la base, en son commencement. « Tu mets ta louange sur les lèvres des enfants, des tout-petits, rempart que tu opposes à l’Adversaire, où l’Ennemi se brise en sa révolte ». Recevons par les enfants l’humanité nouvelle comme sortie des mains de Dieu; prenons coeur et prenons courage en découvrant à leur Baptême, qu’avant tout mouvement, sans mérite de notre part, Dieu donne l’Esprit sans mesure, et la rémission des péchés, et la vie éternelle.

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Noël 2025

Chers frères et sœurs, si vous aviez à citer une parole de Jésus, la plus facile à retenir, la plus connue, mais la plus mystérieuse aussi, en quatre mots…Peut-être pourrions-nous dire « Ceci est mon corps ».

Il ne dit pas : Ceci représente mon corps ou ceci évoque mon corps ou ceci fait penser à mon corps. Il dit Ceci est mon corps. C’est bien moi.

Or il le dit en montrant un bout de pain.

Pourquoi parler de cela pour une homélie de Noël ?

Parce qu’il se trouve que Le Seigneur qui ne laisse rien au hasard a voulu naître à Bethléem et Bethléem, ce mot signifie « La Maison du Pain ». Et par ailleurs saint Luc prend bien soin de nous préciser par trois fois que Dieu-Le-Fils a été déposé dans une …mangeoire ! ce qui est mis dans une mangeoire est fait pour être mangé. N’avez-vous jamais surpris une jeune maman dire à son bébé : « Je t’aime tellement que je te mangerais » ? C’est que l’amour porte au désir de fusion, de communion… Une amie malicieuse fait remarquer :« On dit ça quand ils sont bébés et quand ils ont quinze ans, on regrette de ne pas l’avoir fait … ! »

Dans la tradition d’Israël, on s’interroge sur le jugement qui frappe le serpent au début de la Genèse, ce serpent qui a déformé la parole de Dieu et entraîné Eve à manger du fruit défendu. Dieu condamne le serpent à se nourrir de la poussière du sol, et les rabbins font remarquer que c’est curieux, car s’il y a une chose qui ne manquera jamais, c’est bien la poussière ! Ce n’est pas ceux et celles qui font le ménage de leurs maisons qui diront le contraire… Les sages d’Israël continuent leur réflexion en disant que cela veut donc dire que le serpent aura toujours de quoi manger, et que de ce fait il n’aura jamais faim ; or, concluent-ils, c’est là que réside la malédiction : dans le fait de ne pas avoir faim.

Bravo pour votre faim du Seigneur.

Au contraire, des témoignages nous encouragent à tout faire pour venir communier aussi régulièrement que possible…

« J’ai vécu pendant vingt ans sans aller tellement à la messe, sauf pour les communions et le baptême de mes enfants, à la maison on ne parlait pas de religion. Nous sommes entrés à l’église pour nous marier et nous n’y sommes plus jamais retournés. Mais depuis j’ai retrouvé la foi et quand je rencontre une personne qui ne l’a pas je prie pour elle, car je me dis : « Quelle chance, j’ai du caviar et eux n’ont rien à manger ! ».

Vianney a six ans. Il fait partie d’une joyeuse tribu de 25 cousins de 3 mois à 16 ans qui s’apprête à partir en pèlerinage en Terre Sainte. En effet, leur jeune grand-mère, veuve depuis deux ans a décidé d’offrir ce beau voyage à ses sept enfants, à ses gendres, ses belles-filles, et tous ses petits-enfants. Du coup, Vianney et Dauphine feront la première de leur communion à la splendide chapelle des Franciscains qui jouxte la salle mémorielle du Cénacle. Vianney est tout excité à l’idée de prendre l’avion, de passer six jours avec tous ses cousins germains. Il s’exclame : « Vivement qu’on soit à Jésus-ralem »… !!

Un samedi soir (le 27 mai 2017), je commence la célébration de la messe. Après le chant d’entrée, je bénis l’eau pour le rite de l’aspersion. Pendant que le magnifique chant « J’ai vu l’eau vive jaillissant du Cœur du Christ » retentit, je descends les allées pour bénir l’assemblée. Arrivé au fond de l’église, sous la tribune, grande surprise : trois rangées de bancs sont occupées par des jeunes de 16 – 18 ans dont certains visages que je reconnais. J’aurai l’explication à la sortie de la messe : une des filles fête ce soir-là ses 18 ans. Quand ses amis lui ont demandé ce qu’il lui ferait plaisir comme cadeau d’anniversaire, elle leur a dit : « Le plus beau cadeau que vous puissiez me faire, c’est de venir à la messe ». Dans les jours qui suivront, sa maman me dira qu’ils ont parlé de l’homélie au cours de la soirée, signe qu’ils n’avaient pas fait que de la figuration mais qu’ils avaient écouté. Par ailleurs, ils ont vu qu’ils avaient fait tellement plaisir à leur amie par leur présence qu’ils lui ont promis de revenir une autre fois. L’histoire a eu une petite suite en cours de philosophie avec le professeur. Le sujet était la religion, il a interrogé Valentine qui a répondu et a fait une allusion à ces amis qui étaient présents samedi soir. Il n’a pas bien compris, la classe s’est tournée vers eux, en fin de cours, le professeur a demandé des explications à Valentine qui les lui a données. Humour du Bon Dieu qui donne des coups de pouce aux jeunes chrétiens pour témoigner à une époque où la question de Dieu est complètement taboue.  Mère Térésa a dit : «C’est une grâce que Dieu agisse dans ta vie.  C’est une grâce plus grande quand tu prends conscience que Dieu agit dans ta vie.  C’est une grâce encore plus grande quand tu peux partager à d’autres ce que Dieu fait dans ta vie.

Pourquoi partage-t-on la galette des Rois le jour de l’épiphanie ? Cela tient à la forme de la galette (à la frangipane bien entendu !) et à ce qu’est une fève, une vraie fève de haricot. La galette est ronde : elle représente le monde. La fève a la forme d’un embryon, d’un bébé. : elle représente Jésus. Chacun a droit a sa part du monde. Mais heureux celui qui trouve Jésus. Il devient le roi. Le roi de sa vie parce que Jésus le rend libre. Le roi de son destin parce que Jésus le rend souverain par rapport à tous les esclavages qui le menacent. « Prêtre prophète et roi » comme il nous a été prophétisé à notre baptême.

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26 décembre 2025 Saint Etienne

Lecture du livre des Actes des Apôtres (Ac 6, 8-10; 7, 54-60) : «En ces jours-là, Étienne, rempli de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants. Intervinrent alors certaines gens de la synagogue dite des Affranchis, ainsi que des Cyrénéens et des Alexandrins, et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d’Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne, mais sans pouvoir résister à la sagesse et à l’Esprit qui le faisaient parler. Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne. Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui, l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort. »

Un petit garçon accompagne ses grands-parents à une journée organisée par la Communauté des Béatitudes. On demande son nom au petit garçon. Celui-ci répond tout fier : « Je m’appelle Etienne et je suis le premier martyr. » (… !)

Dès le lendemain de Noël, voilà  que l’Eglise fête le premier martyr, saint Etienne. C’est dire que la fête d’hier n’est pas qu’une parenthèse enchantée. Noël, ce ne sont pas des enfantillages mais le don d’une grâce surnaturelle inouïe  pour décupler nos forces.

Il n’y a pas si longtemps, nous pensions que le martyre était cantonné aux tout premiers siècles de l’Eglise, ou à certaines époques comme la Révolution française,  à certains pays comme récemment le bloc soviétique, les dictatures sud-américaines, et plus récemment encore l’Egypte, l’Irak, l’Iran,  la Chine, … Mais voilà que le martyre est devenu en France tout à fait plausible ; à preuve l’assassinat le  26 juillet 2016, du Père Jacques  Hamel, dans sa 86° année, précisément en l’église Saint-Étienne de Saint-Étienne-du-Rouvray en Normandie, par deux terroristes islamistes qui voulaient donner entre autres ce message : rappelez-vous que le premier martyr chrétien s’appelle Etienne. Depuis il y en a eu d’autres … Saint Etienne, obtenez-nous la Force d’En-Haut pour que nous restions fidèles jusqu’au bout à Celui dont vous avez témoigné par le martyre !

Mais parce que nous sommes dans la joie de Noël, voici un texte souriant…Il s’agit d’une facture datée de mars 1841, établie par un peintre, sculpteur et décorateur, chargé de la réfection des statues de l’église de Lanviouze, dans le Finistère. Tout, jusqu’à l’erreur dans l’addition, est authentique. Le document se trouve à la Bibliothèque Nationale de Paris. 185 ans après, sa lecture est un véritable délice…
            « Pour avoir descendu le grand Bon Dieu de dessus le maître-autel, l’avoir lavé et nettoyé : 14 francs 10 sous.

Pour avoir fait un nouveau râtelier pour Saint-Louis et l’avoir lavé par devant et par derrière : 3 francs 10 sous.

Pour avoir mis un nouveau bras à Saint-Etienne, lui avoir blanchi le nez et fourni une calotte pour cacher le trou qu’il avait sur la tête : 3 francs 30 sous.

Pour avoir corrigé le Pater noster et lui avoir fourni une main, un bras, deux pieds et avoir peint et nettoyé toutes les figures : 18 francs.

Pour avoir peint et nettoyé Saint-Jean-Baptiste et son mouton et lui avoir placé une corne sur le côté gauche : 5 francs.

Pour avoir lavé la Sainte Vierge et lui avoir refait un Jésus et un bras gauche : 24 francs.

Pour avoir remis au Saint-Esprit une queue neuve et avoir refait un nouveau chapeau à Saint-Joseph : 4 francs.

Pour avoir fourni les cordes pour peindre les Saints Anges au-dessus de l’autel :

5 francs.

Pour avoir ôté les vieux yeux des douze apôtres et les avoir remplacés par des neufs :

6 francs.
Pour avoir peint une ceinture, mis un bras et une trompette à l’ange qui est au-dessus de la chaire : 7 francs 80 sous…

Pour avoir lavé et nettoyé Saint-Isidore, Sainte Barbe, Saint Nicolas et Sainte Cécile avec son violon et leur avoir fourni tout ce qui leur manquait : 20 francs 30 sous.

Pour avoir fait un diable tout neuf, l’avoir placé sous les pieds de l’archange Saint-Michel et les avoir peints tous les deux : 45 francs.

Pour avoir détruit la grande fleur de lys, pour avoir varlopé le derrière de Saint-Louis et de Charlemagne, qui ne voulaient pas rentrer dans leur niche, les avoir peints et décorés tous les deux : 45 francs.

Ce qui donne un total de : 180 francs 4 sous. »

Que la force et la joie de Noël imprègnent vos cœurs !

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(6086) Jesus t’apprend a prier parler a Dieu comme a un ami #fyp #jesus #bible #amen – YouTube

27 décembre 2025 saint Jean, l’évangéliste.

Voici quelques extraits de l’enseignement du Pape Benoît XVI à l’audience du mercredi 5 juillet 2006.

Le nom de Jean, typiquement juif, signifie « le Seigneur a fait grâce ». Il était en train de réparer les filets sur la rive du lac de Tibériade, quand Jésus l’appela avec son frère (cf. Mt 4, 21; Mc 1, 19). Jean appartient lui aussi au petit groupe que Jésus emmène avec lui en des occasions particulières. Il se trouve avec Pierre et Jacques quand Jésus, à Capharnaüm, entre dans la maison de Pierre pour guérir sa belle-mère (cf. Mc 1, 29); avec les deux autres, il suit le Maître dans la maison du chef de la synagogue Jaïre, dont la fille sera rendue à la vie (cf. Mc 5, 37); il le suit lorsqu’il gravit la montagne pour être transfiguré (cf. Mc 9, 2); il est à ses côtés sur le Mont des Oliviers lorsque, devant l’aspect imposant du Temple de Jérusalem, Jésus prononce le discours sur la fin de la ville et du monde (cf. Mc 13, 3); et, enfin, il est proche de lui quand, dans le jardin de Gethsémani, il s’isole pour prier le Père avant la Passion (cf. Mc 14, 33). Peu avant Pâques, lorsque Jésus choisit deux disciples pour les envoyer préparer la salle pour la Cène, c’est à lui et à Pierre qu’il confie cette tâche (cf. 22, 8).

Cette position importante dans le groupe des Douze rend d’une certaine façon compréhensible l’initiative prise un jour par sa mère: elle s’approcha de Jésus pour lui demander que ses deux fils, Jean précisément et Jacques, puissent s’asseoir l’un à sa droite et l’autre à sa gauche dans le Royaume (cf. Mt 20, 20-21). Comme nous le savons, Jésus répondit en posant à son tour une question: il demanda s’ils étaient disposés à boire la coupe qu’il allait lui-même boire (cf. Mt 20, 22). L’intention qui se trouvait derrière ces paroles était d’ouvrir les yeux des deux disciples, les introduire à la connaissance du mystère de sa personne et leur laisser entrevoir l’appel futur à être ses témoins jusqu’à l’épreuve suprême du sang. Peu après, en effet, Jésus précisa qu’il n’était pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa propre vie en rançon pour une multitude (cf. Mt 20, 28). Les jours qui suivent la résurrection, nous retrouvons « les fils de Zébédée » travaillant avec Pierre et plusieurs autres disciples au cours d’une nuit infructueuse, qui sera suivie, grâce à l’intervention du Ressuscité, de la pêche miraculeuse: c’est « le disciple que Jésus aimait » qui reconnaîtra en premier « le Seigneur » et l’indiquera à Pierre (cf. Jn 21, 1-13).

Au sein de l’Eglise de Jérusalem, Jean occupa une place importante dans la direction du premier regroupement de chrétiens. En effet, Paul le compte au nombre de ceux qu’il appelle les « piliers » de cette communauté (cf. Ga 2, 9). En réalité, Luc le présente avec Pierre dans les Actes, alors qu’ils vont prier dans le Temple (cf. Ac 3, 1-4.11) ou bien apparaissent devant le Sanhédrin pour témoigner de leur foi en Jésus Christ (cf. Ac 4, 13.19). Avec Pierre, il est envoyé par l’Eglise de Jérusalem pour confirmer ceux qui ont accueilli l’Evangile en Samarie, en priant pour eux afin qu’ils reçoivent l’Esprit Saint (cf. Ac 8, 14-15). Il faut en particulier rappeler ce qu’il affirme, avec Pierre, devant le Sanhédrin qui fait leur procès: « Quant à nous, il nous est impossible de ne pas dire ce que nous avons vu et entendu » (Ac 4, 20). Cette franchise à confesser sa propre foi est précisément un exemple et une invitation pour nous tous à être toujours prêts à déclarer de manière décidée notre adhésion inébranlable au Christ, en plaçant la foi avant tout calcul ou intérêt humain.

Selon la tradition, Jean est « le disciple bien-aimé » qui, dans le Quatrième Evangile, pose sa tête sur la poitrine du Maître au cours de la Dernière Cène (cf. Jn 13, 21), qui se trouve au pied de la Croix avec la Mère de Jésus (cf. Jn 19, 25) et, enfin, qui est le témoin du Tombeau vide, ainsi que de la présence même du Ressuscité (cf. Jn 20, 2; 21, 7). Nous savons que cette identification est aujourd’hui débattue par les chercheurs, certains d’entre eux voyant simplement en lui le prototype du disciple de Jésus. En laissant les exégètes résoudre la question, nous nous contentons ici de tirer une leçon importante pour notre vie: le Seigneur désire faire de chacun de nous un disciple qui vit une amitié personnelle avec Lui. Pour y parvenir, il ne suffit pas de le suivre et de l’écouter extérieurement; il faut aussi vivre avec Lui et comme Lui. Cela n’est possible que dans le contexte d’une relation de grande familiarité, imprégnée par la chaleur d’une confiance totale. C’est ce qui se passe entre des amis; c’est pourquoi Jésus dit un jour: « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis… Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître; maintenant je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître » (Jn 15, 13, 15).

[…] il est simplement appelé «le Théologien» par l’Eglise orientale, c’est-à-dire celui qui est capable de parler en termes accessibles des choses divines, en révélant un accès mystérieux à Dieu à travers l’adhésion à Jésus.

[…] Dans l’iconographie byzantine, il est souvent représenté très âgé — selon la tradition il mourut sous l’empereur Trajan — et dans l’acte d’une intense contemplation, presque dans l’attitude de quelqu’un qui invite au silence.

[…] Que le Seigneur nous aide à nous mettre à l’école de Jean pour apprendre la grande leçon de l’amour de manière à nous sentir aimés par le Christ « jusqu’au bout » (Jn 13, 1) et donner notre vie pour lui.

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Fête de la sainte Famille. 28 décembre 2025.

Monique est une jeune grand-mère qui reçoit très souvent durant la semaine ses petits enfants dans son petit appartement. Au début de l’Avent, elle a profité du calme d’un dimanche après-midi pour installer la crèche. Avec du papier rocher, elle a confectionné une belle grotte sur le buffet, et elle a disposé tous les petits santons. Mercredi matin, arrive un de ses petits-enfants, accompagné de sa maman. Il s’appelle Gabin. Il a cinq ans. Il remarque d’emblée la belle crèche et en est tout heureux. Il observe. Puis soudain, il demande : « Mamy, comment ils sont venus ? » Sa grand-mère explique :  «  ils sont tous venus à pied. Oh, peut-être la Vierge Marie est-elle montée sur l’âne ; mais à cette époque, rares étaient ceux qui pouvaient monter à cheval ou même sur des chars à bœufs. Ils sont tous venus à pied… ! » Gabin dit alors :  « Mais ça ne va pas… ça ne va pas »  Et joignant le geste à la parole, il enlève un à un tous les santons et les met sur la table de la cuisine. Sa maman pousse les hauts cris mais grand-mère dit à sa fille de laisser faire son garçon…  «Mamy, où est mon camion en bois ? – Tu sais bien où il est. Il n’a pas changé de place. Il est dans ton placard. » Gabin va chercher son beau petit camion tout en bois. Gabin essaie de mettre le santon de saint Joseph dans la cabine sur le siège du chauffeur. Mais le santon est trop grand ; il ne passe pas. Qu’à cela ne tienne, il prend place sur l’impériale. Et Gabin, imitant alors le bruit du moteur, comme savent le faire les enfants, transporte en autant de voyages qu’il est nécessaire, tous les santons ; et il les dispose là où sa grand-mère les avait mis. Et voilà tous les santons bien arrivés à Bethléem, non pas « Toutankhamon » mais tous en camion. Traditionnellement en effet, les santons de la crèche représentent l’Eglise, le corps du Christ composé des pauvres et des savants, des hommes, des femmes, des enfants de toutes les nations, des ânes et des chameaux. Pour le chauffeur du camion, Gabin avait mis spontanément  saint Joseph.

Il est le Chef de la sainte Famille. Ce n’est pas Marie qui a ouvert la Tora (la Bible) à Jésus. Le Père Philippe Mestre dit : « Il faut remettre Joseph au même niveau que Marie. Il faut réajuster le cerveau gauche et le cerveau droit. Saint Joseph a été nécessaire pour la croissance de Jésus. Il a pris les responsabilités de l’éducation de Jésus.» Explication : il y a deux étapes très importantes dans la croissance de Jésus : à 12 ans et au baptême à 30 ans. A douze ans, il reste trois jours au temple de Jérusalem. La Vierge Marie et Joseph, le cherchent pendant trois jours. Un vrai ado, quoi !  qui ne s’est pas rendu compte qu’il allait inquiéter ses parents. Au temple, il dit : « C’est chez moi. Dans quelques années je vais prendre un fouet et chasser les marchands. » Pourquoi ?  Le temple c’est le lieu où l’on fait des offrandes pour obtenir la bienveillance de Dieu. C’est un commerce spirituel. Il chasse tous les animaux ;  il n’en laisse qu’un seul : l’Agneau de Dieu, lui-même. Il a préparé sa propre offrande. Il s’est préparé à ça.  Qui l’a préparé ? C’est Joseph ; qui a éduqué spirituellement Jésus ? C’est Joseph !

Joseph n’est pas que le charpentier qui a appris à Jésus à raboter le bois. Sa responsabilité c’est de nommer l’enfant : « Tu es Jésus, c’est-à-dire que tu es Dieu-qui-sauve ; on va chercher dans la Tora là où il est dit que le fils de David est Dieu qui sauve. Ils ont lu la Tora ensemble. Ils ont dû faire une grande exégèse.  Isaïe, le portrait du Messie « L’Esprit du Seigneur est sur moi » Quand à trente ans, il dira cela, « Aujourd’hui cette parole s’accomplit », on lui dira : « Tu n’es pas le fils de Joseph ? »   « Si, c’est lui qui m’a appris. »

Etant le Fils Bien Aimé du Père de toute éternité, il sait qu’il est. Il se voit Fils dans les bras du Père, dans le sein du Père. A trois ans, il le sait déjà, au sommet de sa conscience. Il a la science infuse de tous les mystères. Mais il y a des choses qu’il a dû apprendre dans sa conscience d’homme : parler, lire la Tora (livre qui est la Parole de Dieu), comment il allait exercer le salut. Tenez, imaginez ce moment. Avec Joseph, ils en arrivent au passage d’Isaïe chapitre 53 (le fameux portrait du Serviteur Souffrant). Jésus a vu concrètement l’agneau qu’on égorgeait, qui ne se défendait pas. Au moment ultime, l’agneau ne se défend pas. Jésus a dû demander à Joseph : de qui parle le prophète ? Il a dû y avoir un grand silence. Il y a une tradition qui représente notre Joseph en train de tailler une croix avec Jésus.  C’est inouï : c’est un homme qui a appris à Dieu comment il devait sauver l’humanité !

Dans la Sainte Famille il y a trois personnes : Dieu-le-Fils, l’Immaculée Conception et saint Joseph.

Saint Joseph prend sa juste place.  L’humilité ce n’est pas la fausse modestie. C’est s’engager là où on n’est pas en zone de confort, là où on n’est pas le meilleur. Les papas ne sont pas forcément les meilleurs dans la famille. Un papa donne justement son témoignage :  « En couple, on avait laissé tomber la prière. Et puis on a eu un petit dernier.  Il est comme un ange ».  Et il s’entend dire : « Alors reprends le leadership, ce petit a besoin de voir son père à genoux. Saint Jean-Paul II a dit combien il a été saisi en voyant son père qui était la plus grande personne du monde se mettre à genou devant plus grand que lui encore. Ça vaut mieux que tous les discours. » Les papas ont le leadership en ce qui concerne le spirituel.

Chez les Juifs, celui qui préside le shabbat, c’est le Père.  La femme allume la menora et l’homme dit la Parole et conduit la prière. Peu importe qu’il soit moins disposé, moins spirituel. C’est la même chose pour un Prêtre qui confesse des saints et des saintes ;  c’est lui qui doit dire : « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, je te pardonne » ! Pour donner une comparaison : un Prêtre avait été sollicité par Mère Teresa.  A la fin de sa confession, il hésitait à lui donner l’absolution. Elle lui dit : « Vous voulez m’envoyer en enfer ? »  Un pauvre homme qui donne l’absolution à une Sainte !  Elle avait besoin de cette parole d’autorité. Dans votre maison, votre famille, votre travail, vous avez autorité. L’autorité, c’est parler et agir au nom d’un autre, pas en vertu d’une qualité.  

Tugdual Derville aime faire cette comparaison : « Tout père est un roi, toute mère une reine, les enfants des princes et princesses, le domicile familial un palais ». A l’image de la sainte Famille de Nazareth, dans chaque famille la souveraineté est entre les mains des parents pour le bien du Royaume. Demandons au Seigneur la grâce que chacun trouve sa juste place. Amen.

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29 décembre 2025 Purifications.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc : « Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

Partons d’un des premiers mots de cette page d’évangile : « purification ». «  Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur ». Ce terme a de  quoi nous poser question. Nous comprenons qu’il s’agit du rite de purification de la femme qui vient d’accoucher, rite prescrit par la Loi de Moïse détaillé au chapitre 12 du Livre du Lévitique. En quoi une naissance rend-elle une maman impure ? On peut s’offusquer qu’une jeune maman ait à se purifier…. ! sauf si on rapproche cette prescription de celle qui a cours à  chaque messe : après la communion, le prêtre ou le diacre doivent « purifier » le calice. Le calice a contenu le Sang précieux de Jésus, son sang douloureux, son sang glorieux. Et il doit être purifié ! Oui, il doit être rendu à son usage profane. Le terme de « purification » pour la femme qui vient  de mettre au monde un enfant est donc beaucoup plus recevable et même plutôt bouleversant : elle vient de faire œuvre sacrée, elle vient d’accomplir une œuvre divine. Par la purification elle revient à un niveau humain.

Mais il n’est pas sûr que ce terme parle vraiment de ce rite. Le Père René Laurentin qui a étudié au microscope les évangiles de l’enfance est pour une autre interprétation : il s’agit de la purification du Peuple tout entier que le Seigneur est en train d’accomplir par son Eglise représentée par la Vierge Marie, Joseph, Syméon et la prophétesse Anne. En effet, l’évangile de l’enfance chez saint Luc peut être lu comme un prologue qui annonce tout l’évangile. Un peu comme au début d’un film vous avez une ouverture qui vous donne les thèmes principaux.  Cette « bande-annonce » s’enracine dans l’Ancien Testament qui va être porté à son accomplissement. Pour le lecteur de saint Luc, il y a ainsi plusieurs thèmes très évocateurs. Si je vous siffle … (air de Tea for two), tout de suite vous allez entendre des paroles et être plongés dans le film La Grande Vadrouille et la scène impayable du bain turc. Saint Luc fait juste qu’évoquer et vous êtes dans l’ambiance de toute cette attente de l’Ancien Testament. Or, la page qui suit la page d’évangile de  ce dimanche est la recherche pendant trois jours à Jérusalem de Jésus à l’âge de douze ans : c’est clairement une annonce de la Résurrection. Dans la page d’aujourd’hui, nous sommes donc dans la Passion. La purification c’est celle de l’humanité par la Passion de Jésus, Passion très bien évoquée par plein de mots : « premier-né (d’entre les morts)… le sacrifice… Jérusalem… la Consolation d’Israël…il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ… Car mes yeux ont vu le salut… cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre (l’heure de vérité est là)… la délivrance de Jérusalem ».

Nous sommes à un Moment charnière avec les thèmes de l’Ancien Testament bien évoqués et l’annonce de la Rédemption-Délivrance-Consolation-Libération-Purification.  

Et Joseph, dans tout cela ?

Le Père Joseph-Marie écrit : « Quand on connait l’importance des parents dans la croissance psychologique de l’enfant, on ne peut qu’être émerveillé devant la grandeur de la mission de saint Joseph. Bien sûr, il n’a pas agi seul ; il y avait à ses côtés Marie, l’Immaculée. Mais leurs missions étaient complémentaires et si l’exemple de la Vierge mère a pu l’inspirer, c’est néanmoins à lui seul que revenait d’assurer la paternité de cet enfant nouveau-né. Quel vertige ! c’est en réponse à  l’appel de Joseph que s’éveille la conscience humaine du Verbe de Dieu ; c’est saint Joseph qui l’invite à oser l’aventure de l’altérité et de la responsabilité. C’est par la parole que Joseph éveille sa parole, et Jésus lui répond comme un fils à son père. C’est en écoutant Joseph qu’il structure sa pensée, c’est à l’école de Joseph qu’il forme sa volonté, c’est en vivant avec Joseph qu’il canalise son affectivité, c’est dans le dialogue avec Joseph qu’il oriente son imagination ; c’est dans le regard  et la parole de Joseph qu’il puise la confiance qui fait de lui un homme. » 

Saint Joseph n’a pas seulement donné la sécurité matérielle à sa petite famille. Il a vraiment été un père. Nous lui confions nos familles et particulièrement les jeunes papas. Qu’ils n’accomplissent pas leur mission comme de grands ados mais qu’ils sachent se former intellectuellement, pédagogiquement, psychologiquement, et spirituellement pour « élever «  leurs enfants le plus haut possible dans le véritable Amour, celui que Jésus est venu nous révéler et nous donner, Amour fait de grandes Purifications et de grandes Elévations.

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30 décembre 2025 joie de la libération

Du psaume Ps 95 (96)

Joie au ciel ! Exulte la terre !

Rendez au Seigneur, familles des peuples
rendez au Seigneur la gloire et la puissance,
rendez au Seigneur la gloire de son nom.

Apportez votre offrande, entrez dans ses parvis,
adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté :
tremblez devant lui, terre entière.

Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Le monde, inébranlable, tient bon.
Il gouverne les peuples avec droiture.

Ce psaume répond à la première lecture, extrait de la Première Lettre de saint Jean où il est dit notamment : « Vos péchés vous sont remis à cause du nom de Jésus. »

Quand j’en ai l’occasion, je dis aux enfants : vous constatez que dans votre cœur, il y a de la jalousie, de la méchanceté, de la colère, de l’envie de bouder, de l’égoïsme, de la facilité à dire des mensonges pour éviter une punition ou pour faire le malin. Dites-moi : est-ce que c’est la maîtresse qui vous fait des cours : Première leçon : comment ressentir de la jalousie ? Deuxième leçon : comment faire naître la méchanceté dans mon cœur ? Troisième leçon : comment être égoïste au maximum ? Quatrième leçon : comment inventer des mensonges indétectables ? Cinquième leçon : comment être le plus grand orgueilleux de la classe ? Sixième leçon :comment prolonger sa bouderie ou son caprice le plus longtemps possible ? Ils sourient de bon cœur. Je leur dis : alors c’est maman qui vous a appris !?

Non bien sûr !

Tous ces péchés nous viennent dans le cœur sans l’intervention de personne. Et hélas, nous ne savons pas les chasser. Ils poussent comme des chardons, des buissons et nous n’arrivons pas à les déraciner.

Heureux qui se rend compte de cela, parce qu’il est sincère sur lui-même, et parce qu’il ne se résout pas à rester dans cet état. Qui pourra me libérer de ce pouvoir de faire de la peine ? Jésus !

Ce prénom signifie justement « Dieu-sauve ». Et saint Mathieu nous précise que son Père a voulu qu’il porte ce prénom « parce qu’il sauvera son peuple de ses péchés ».

On comprend qu’aujourd’hui nous ayons encore un psaume de Joie. Le sauveteur est arrivé ! Le sauveur est là et il accueille chacun sans délai. Le libérateur libère vraiment.

Parfois il libère de façon spectaculaire. Pensons au témoignage de Ladji Diallo. Ladji Diallo est un garçon dont la famille est d’origine malienne. Il est très violent, au point de s’acharner un jour contre un entraîneur de basket. Un jour, parce que son papa musulman a accepté l’offre d’un prêtre catholique d’emmener ses sept enfants en colonie, il est intrigué par les allées et venues de jeunes durant la nuit, des dortoirs à la chapelle. Curieux de savoir ce qu’ils vont faire, en silence, très respectueusement, alors que rien n’est obligé, il les suit… Et il tombe sur le Christ. Le loup devient agneau. Il sera baptisé. Et aujourd’hui il met ses talents de conteur et de chanteur au service de l’annonce de l’évangile.        

Pensons aussi au témoignage du chanteur célèbre Michel Delpech. En 1979, Michel Delpech était un chanteur au sommet de la gloire. Mais lui aussi, sa vie intérieure était un désastre. On le sait aujourd’hui grâce à son livre : L’homme qui avait bâti sa maison sur le sable.  A partir de 1980, il a traversé des années de dépression. Pour s’en sortir il a tout essayé : l’alcool, la drogue, des traitements psychiatriques, un voyage en Inde, un autre au Népal, des consultations de voyantes, de marabouts, de médiums, de radiesthésistes, des cures de sommeil. Son état ne faisait qu’empirer. Et puis, peu à peu il va retrouver Jésus. « Retrouver » car, petit, il avait suivi la catéchèse, il avait « fait ses communions ». Mais avec le succès, il avait tout laissé tomber. Une nuit, alors qu’il est au bord du suicide, il se réveille, en proie à une angoisse intense. Il se sent poussé à dessiner une grande croix sur une feuille de papier et à la coller au mur. Il se plante devant ce crucifix de fortune ; alors apaisé, avec le sentiment d’avoir écarté le danger, il se rendort enfin. A la suite de cela, il va faire une retraite dans un monastère, rencontrer celle qui deviendra sa femme Geneviève, chrétienne pratiquante, se mettre à savourer la Bible, et enfin effectuer un pèlerinage en Terre Sainte qui va parachever sa conversion. Après cela il s’était remis à chanter, mais dans un tout autre  « Esprit ». Il écrit dans son livre : « Il s’agit de ramer chaque jour pour me corriger de travers incompatibles avec l’évangile. Dans mon métier, les mêmes dangers d’orgueil, de nombrilisme me guettent mais la différence c’est que j’ai conscience aujourd’hui d’évoluer sur un champ de mines. Et je compte sur le Saint-Esprit pour me tirer d’affaire et me garder dans la bonne voie. »

Il avait publié trois autres livres : « La jeunesse passe trop lentement », « J’ai osé Dieu », et « vivre » dans lesquels il redisait sa foi.

Le petit enfant de la crèche n’a pas fini de nous surprendre !

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4 idées de génie pour élever des poules… la dernière est incroyable ! 🤯

31 décembre 2025. Au commencement est le Message.

Evangile de Jésus Christ selon saint Jean : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la Lumière,
mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. » Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ; car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître. »

Pour dire l’actualité de ce prologue de l’évangile de saint Jean, voici une partie d’une conférence du Professeur Jérôme Lejeune, sans doute le plus grand généticien du XX° siècle.

« Chacun de nous a eu un début extrêmement précis : le moment de la fécondation.

Vous savez tous, ce qu’est un magnétophone, et vous savez que si vous achetez une mini-cassette chez un honnête marchand, et que, sur cette mini-cassette il y a marqué ” la petite musique de nuit “, vous êtes absolument certain que, si vous rentrez chez vous et que vous mettiez la mini-cassette dans un magnétophone en état de marche, vous aurez Mozart à la maison. Pourtant dans un magnétophone il n’y a pas d’instruments de musique, et dans la Mini-cassette que vous avez achetée il n’y a même pas de notes de musique écrites, il y a seulement une bande magnétique sur laquelle il y a des changements locaux de l’aimantation qui vont être lus par la tête de lecture du magnétophone, qui vont envoyer un signal électrique qui va faire fonctionner un haut-parleur et finalement ça va remuer l’air de la même façon que l’air avait été remué par les instruments. Mozart sera chez vous.

Eh bien ! c’est exactement comme ça que se joue la vie, seulement au lieu d’avoir une longue bande magnétique comme celle qui est enroulée dans une mini-cassette, on a une longue molécule d’A.D.N. Elle est logée, à l’intérieur de la tête d’un spermatozoïde. Dans la tête d’un spermatozoïde, il y a des chromosomes, et les chromosomes sont constitués d’une longue ficelle d’A.D.N. d’ un mètre de long, mais un mètre vrai. Et sur cette extrêmement longue molécule, se trouve inscrite, par minuscule changement d’une base à chaque étage, un code, tout à fait comparable à celui de la bande magnétique, seulement les dimensions ne sont plus du tout les mêmes. Une bande magnétique c’est petit, mais enfin ça se manie avec les doigts. Le mètre d’ADN c’est tellement petit, que, si on rassemblait l’ensemble de tous les filaments de chacun des 7 milliards d’êtres humains qui vont nous remplacer sur cette planète, cette quantité de matière tiendrait dans la moitié d’un dé à coudre. C’est à dire que la vie emploie une miniaturisation aussi petite que possible…

Alors, ceci nous amène à la notion tout à fait élémentaire à savoir que quand les vingt-trois chromosomes paternels, portés par le spermatozoïde rejoignent les 23 chromosomes de la mère, toute la bibliothèque de l’encyclopédie se trouve réunie sous forme de 46 qui est le nombre de notre espèce. Nous savons qu’est présente toute l’information nécessaire et suffisante pour construire un être humain. Mais pas un être humain théorique; mais cet être humain-là, celui qu’on appellera 9 mois plus tard, Pierre… Paule ou Madeleine. Et le fait qu’il doive rester pendant 9 mois dans le ventre de sa mère avant d’apparaître à l’air libre, ne change rien à la notion formelle. C’est au moment de la fécondation que la nature humaine se trouve entièrement définie, et que rien n’y sera ajouté plus tard. Évidemment, ça peut vous paraître tout à fait extraordinaire, et c’est véritablement quasiment miraculeux que l’homme; vous ou moi, nous ayons pu, autrefois, au tout début de notre existence être réduits à une si petite expression.

Autrement dit, toute la biologie moderne, nous apprend quelque chose que nous les chrétiens, nous savons depuis toujours, à savoir que la vie peut se résumer – en paraphrasant le début d’un très vieux livre, je veux dire la pensée fulgurante de saint Jean : ” Au début, il y a un message, ce message est dans la vie et ce message est la vie “. Et si ce message est un message humain, cette vie-là est une vie humaine. (cf Jn 1,1-4) La biologie la plus expérimentale, la plus moléculaire, dit exactement la même chose que l’évangile dans son langage à elle. »

Évidemment; saint Jean l’a dit de façon beaucoup plus grande et il l’a dit pour le Logos qui est toute l’information, alors que les généticiens ne parlent que de l’information génétique humaine. Mais il est admirable de voir que, quand nous voulons à l’heure actuelle, résumer pour les cerveaux les plus pointus, les étudiants les plus pointilleux, l’état actuel de nos connaissances c’est encore : ” Au commencement était le Verbe ” qui est le meilleur résumé des connaissances actuelles, et des connaissances de toujours, bien sûr. Alors, le fait que l’enfant se développe donc pendant 9 mois à l’intérieur de sa mère, ne change rien à sa nature qui est humaine dès le début ; car, si elle ne l’était pas, il ne deviendrait jamais un être humain.

Le Verbe de Dieu donne sens à la vie comme le verbe grammatical donne sens à la phrase.

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Ce pays est mort on est devenu un pays de controleurs et d’inspecteurs