22 janvier 2026. Lucidité.
 
« En ce temps-là, Jésus se retira avec ses disciples près de la mer, et une grande multitude de gens, venus de la Galilée le suivirent. De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon vinrent aussi à lui une multitude de gens qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait. Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour que la foule ne l’écrase pas. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits impurs le voyaient, ils se jetaient à ses pieds et criaient : « Toi, tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître. » (Mc 3, 7-12)
Nous assistons à l’élan de popularité  extraordinaire qui a marqué le début du ministère public de Jésus. (Entre parenthèse, c’est une des preuves de l’authenticité des miracles ; sinon, comment expliquer ce succès, cette passion, cet enthousiasme autour de Jésus  ?).  Cela me fait penser à ce qui se passait pour saint Jean-Paul II lors des audiences dans l’immense salle Paul VI ou sur la place saint Pierre ou lors de ses déplacements dans d’autres  pays. On raconte même que ses gardes du corps ont surpris des religieuses essayant avec des ciseaux (à bouts ronds, j’espère !) essayant avec des ciseaux de couper des boutons de sa soutane blanche. De son vivant déjà, certains recherchaient des reliques !

Mais pourquoi Jésus demande-t-il aux esprits mauvais de ne pas divulguer son identité ? La nouvelle se serait répandue plus vite !  Cependant, à ce moment-là, le titre de Fils de Dieu était piégé. Pour la foule, il risquait d’y avoir un malentendu : tant que la mort et la résurrection de Jésus n’avaient pas apporté la lumière sur Jésus, on risquait de penser que Jésus était une sorte d’Harry Potter. Par ailleurs c’est ce titre qui va lui coûter la vie : en effet, pour le gouverneur romain Ponce Pilate, il n’y a de Fils de Dieu que l’empereur… Les démons n’ont pas la foi ; comme ils refusent la grâce, ils n’ont pas accès au Mystère de la personne de Jésus. Mais ils ont une certaine lucidité. Et cela nous fait réfléchir. Parfois nous nous targuons d’être lucides. « A moi on ne la fait pas ! » « Je ne suis pas tombé de la dernière pluie » « Je sais très bien ce que vaut cet individu ». Le mot lucidité est de la même racine que le mot Lucifer.  La lucidité vient du démon. Ce qu’il nous faut demander c’est la bienveillance, c’est-à-dire la capacité de voir le bien dans les personnes. Les défauts, les travers des personnes sautent aux yeux. Voir le bien dans ces personnes, c’est une autre paire de manches ! La lucidité tend à nous faire utiliser les « ne …que » réducteurs : « Il n’est qu’un voleur, il n’est qu’un gros jaloux, il n’est qu’un égoïste, elle n’est qu’une pipelette,… » La bienveillance nous pousse à aller au-delà des apparences. Observez-le : quand nous sommes dans un groupe, et que l’ensemble casse du sucre sur le dos d’une personne absente,  il est très difficile de ne pas hurler avec les loups. Dans ces cas-là, il est bien de se taire, puis mentalement,  de prendre du recul afin de chercher à dire du bien de la personne incriminée lorsque la conversation s’arrêtera : « En revanche, il y a quelque chose qu’on ne peut pas lui enlever c’est que cette personne a très bon cœur, ou réussit très bien telle ou telle chose ». Souvent à ce moment-là, les autres surenchérissent : « cela c’est vrai ». Le malin, le grappin, le grand agité, nous fait croire que nous sommes dans la vérité quand nous voyons un défaut. Nous ne sommes que dans la lucidité. La vérité c’est que toute personne a des défauts et des qualités. Le Père Rémy était curé de la même paroisse depuis une douzaine d’années. Dès le début de son installation, il avait eu à subir la forte personnalité et les excentricités d’une paroissienne que nous appellerons Marisette. Cependant, l’intelligence, la finesse et l’humour du Père Rémy avaient conquis peu à peu cette chrétienne très active mais aux idées très extravagantes. Un jour, Marisette lui dit « Père, j’aime beaucoup la façon dont vous célébrez les messes d’enterrement. Vous avez l’art de bien accueillir la famille, et surtout de mettre en valeur ce qu’il y a eu de bien dans la vie du défunt, de relever toutes les valeurs évangéliques qu’il a vécues même si apparemment il était loin de l’Eglise. J’ai envie de vous demander « qu’est-ce que vous diriez à mon enterrement ? » …

           « Eh bien, lui répond malicieusement le Père Rémy, je développerais trois points : premièrement, je rappellerai qu’en toute personne, il y a des défauts et des qualités. Une personne n’est pas monolithique. Pour être objectif, il faut parler des deux. Deuxièmement, on observe que nos défauts sont souvent le côté face de nos qualités. Un défaut est le contrepoint d’une qualité et vice et versa. Et troisièmement, je dirais que cette paroissienne n’avait que d’immenses qualités… »

Elle était fine. Elle a parfaitement compris le sous-entendu … « Alors, là, Père, vous m’avez bien eue ! » L’astuce du Père Rémy donne à réfléchir. C’est vrai que nos défauts sont l’envers de nos qualités. Si quelqu’un est têtu, c’est qu’il est persévérant. Si vous trouvez que quelqu’un est trop entêté, positivez en pensant que c’est gage de fidélité. Une personne qui irrite par son perfectionnisme peut être appréciée pour son côté méticuleux. Si vous rougissez facilement par timidité, dites-vous que c’est un signe de sensibilité que beaucoup apprécieront. Si quelqu’un vous agace parce qu’il se met trop facilement en colère, pensez qu’il vaut mieux savoir s’indigner que rester indifférent. Si vous vous désolez de ne pas savoir prendre la parole, n’est-ce pas un signe que vous avez une grande capacité d’écoute ? On dit qu’une mauvaise plante est une plante dont on n’a pas encore découvert les vertus. C’est valable autant pour le jugement que nous portons sur les autres que pour le jugement que nous portons sur nous-mêmes. Et si vous êtes agacés par d’immenses défauts chez les autres ou chez vous, pourquoi ne pas chercher les immenses qualités qui en sont le côté pile ?

Les bonus : L’imitation est tellement incroyable qu’elle semble incarner Trump encore mieux que l’original

Traduction:

« Beau travail, beau travail. C’est un grand honneur pour vous de m’entendre vous parler de la dernière guerre à laquelle j’ai mis fin. 

Je suis en train d’arrêter les guerres partout. Déjà sept depuis que j’ai commencé ce discours, y compris la Guerre des Deux-Roses, La Guerre des mondes, La Guerre pour la Planète des Singes, Cheval de guerre, World War Z, Star Wars et la Guerre de Sécession aux États-Unis… Je travaille sur celle-là en ce moment même ! »

(6298) «J’ai vu la main de Dieu venir me secourir» : le témoignage de Frédéric Hermel – YouTube