Brebis et agneaux
On raconte qu’un vieil homme au moment de sa retraite avait 17 brebis. Mais les années passaient et ses forces diminuaient. Il décide de donner la moitié de son petit troupeau à son fils, le tiers à son filleul et le neuvième à son voisin qui l’aidait beaucoup pour les foins. Mais comment diviser 17 par 2, 17 par 3, 17 par 9. Il va rencontrer un homme dont tout le monde connait la sagesse, la foi et la générosité. Cet homme lui dit, après l’avoir écouté : je te donne ma brebis. Et nous allons faire les comptes : 17 + 1 = 18. 18 divisé par deux = 9. 18 divisé par 3 = 6. 18 divisé par 9 = 2. Comptons : 9 + 6 + 2 = 17. Et moi je garde ma brebis. Cette 18° brebis c’est la grâce du Seigneur. Elle nous vient là où il y a de la foi et de la générosité. Merci au Seigneur d’ajouter sa Providence.
Pour bénéficier de la grâce du baptême. Il suffit de se reconnaître pécheur. Evidemment, si on se compare à Adolph Hitler et à Staline on est des gens bons … enfin en deux mots ! on est des gens bien … et si Adolph Hitler et Staline se comparent à Satan … eux aussi ce sont des gens bien. Mais en fait le standard de référence c’est Jésus. C’est comme si vous preniez une brebis sur un pré d’herbe et vous dites « mais qu’est-ce qu’elle est blanche cette brebis, quel beau blanc ! » et puis vous prenez la même brebis sur le même pré mais sur le blanc immaculé de la neige et là finalement vous dites : – « mais en fait elle n’est pas si blanche que ça, elle est jaune, elle est sale »… Dieu le Père nous compare à son fils c’est pour ça qu’on est des pécheurs, qu’il faut demander pardon.
Jésus dit : Je suis la Vérité : je suis le standard de référence.
Je suis le chemin : puisque tu me connais, suis-moi.
Je suis la Vie. Dès que tu m’accueilles dans ta vie tu as déjà en toi la Vie d’amour du Ciel.
Depuis 40 ans, j’aime rejoindre le massif de Chartreuse et arpenter les sommets du Granier, du grand Som et du Petit Som, de la Roche Véran, ou de l’Outheran. Un jour nous montions depuis assez longtemps et nous entendions un bêlement lancinant. Au détour d’un sentier, j’aperçois sur un sommet ce qui me semble être une brebis immobile assez à l’écart du troupeau. Il me semble que les bêlements viennent de là. Je décide de quitter notre sentier de randonnée et de la rejoindre, ce qui me fait monter à flanc de coteau. En m’approchant, je découvre que ce n’est pas une brebis mais un gros agneau emberlificoté dans les mailles d’un filet en plastique censé protéger le troupeau d’une chute dans le ravin. Des promeneurs en contre-bas ont suivi mon ascension. Ils sont sans doute surpris quand ils me voient sortir le couteau de ma poche. « Va-t-il refaire le sacrifice sur la montagne ? » En fait, je dois couper un peu le filet pour arriver à libérer l’agneau qui, une fois libre, part aussitôt rejoindre ses camarades qui, eux, ont trouvé refuge à l’ombre d’un bosquet de petits sapins. C’est vraiment une grande joie de le voir dévaler le petit sentier en remuant la queue… !
Quelques jours plus tard, je raconte ce beau souvenir de vacances dans une homélie, ce qui me vaut de recevoir d’une gentille paroissienne ce courriel : « Merci beaucoup pour votre partage ce soir lors de l’homélie… je trouve très beau que le Seigneur vous ait offert cette rencontre, cet agneau à délivrer. Un peu comme pour vous dire : ‘’ Oui vous, les prêtres, vous êtes en ce moment pris à partie, parfois même agressés, méprisés. Et pourtant c’est par vous que je sauve l’humanité. Configurez-vous toujours plus à moi ’’. J’ai pensé que ce n’était pas un hasard que vous ayez eu à délivrer cet agneau, mais plutôt un encouragement à persévérer dans la foi, la charité et l’espérance. »
La meilleure image pour parler du prêtre est celle du Berger. Le Père curé de mon village natal pendant vingt-trois ans avait été surnommé : « le curé bâtisseur » parce qu’il avait dû construire une maison paroissiale partout où il était passé, que ce soit à Dunières, Saint Maurice de Lignon ou Tiranges. Il ne craignait pas de mettre la main à la pâte que ce soit pour bâtir des pierres ou aller tronçonner des arbres dans les bois pour les charpentes. Mais il devait aussi collecter beaucoup d’argent pour boucler les budgets. Il ne se prenait pas au sérieux et un jour, il a raconté avec humour comment il entrevoyait son arrivée au ciel. Le Seigneur me demandera : – « Alors Jean, as-tu été un bon pasteur ? As-tu été un bon berger pour mes brebis ? » Et je lui répondrai : « Oh oui, Seigneur ! j’ai fait, en tout cas, du mieux que j’ai pu. Mais il y a une chose qui est sûre, c’est que les brebis que vous m’aviez confiées, je les ai tondues de près, de très très près… » Il n’avait pas seulement le souci de les « tondre »…
Le berger veille sur son troupeau : Jésus prend soin des hommes, le prêtre accueille écoute réconforte, essaie de veiller à l’unité.
Le berger nourrit ses brebis : le prêtre célèbre l’eucharistie pour nourrir nos âmes. Parce que le Berger s’est fait Agneau.
Le berger appelle ses brebis : le prêtre aide à discerner quels appels le Seigneur lance à ceux qui lui sont confiés.
Le berger recherche la brebis perdue : le prêtre donne le sacrement de confession.
Le Berger connaît chacune de ses brebis : le prêtre s’efforce de donner du temps à chaque personne.
Le berger donne sa vie pour ses brebis : le prêtre est prêtre à plein temps. Le berger protège ses brebis des dangers : le prêtre est chargé d’avertir ses paroissiens que toutes les opinions, tous les choix de vie ne conduisent pas à Dieu.
Les bonus : (3564) TÉMOIGNAGE CHOC – IL EST ALLÉ DANS LE LIEU LE PLUS HANTÉ DE FRANCE – YouTube