Jeudi 19 février 2026 Un bivio

Lecture du livre du Deutéronome (Dt 30, 15-20) : «Moïse disait au peuple : « Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur. Ce que je te commande aujourd’hui, c’est d’aimer le Seigneur ton Dieu, de marcher dans ses chemins, de garder ses commandements, ses décrets et ses ordonnances. Alors, tu vivras et te multiplieras ; le Seigneur ton Dieu te bénira dans le pays dont tu vas prendre possession. Mais si tu détournes ton cœur, si tu n’obéis pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir, je vous le déclare aujourd’hui : certainement vous périrez, vous ne vivrez pas de longs jours sur la terre dont vous allez prendre possession quand vous aurez passé le Jourdain. Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie, une longue vie sur la terre que le Seigneur a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob. »

Les italiens ont un joli mot pour dire carrefour : un bivio. Littéralement un  « Deux voies ». Le mot dit bien qu’il y a 50% de risque de se tromper. Et 50% de chance de choisir la bonne route. « Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur…. Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie »

Dans notre vie « tout court » et dans notre vie spirituelle, nous arrivons souvent à des bivio.   On raconte qu’un jour d’été, le petit-fils d’un homme de science renommé se présenta à son grand-père. Caché derrière son dos le petit garçon serrait dans la main un petit oiseau qu’il avait pris dans la volière du jardin. Les yeux pétillant de malice et de ruse, il demanda au grand-père : “Le canari que je tiens dans ma main est-il mort ou vivant ?” – “Il est mort”, répondit le sage grand-père. Le garçon ouvrit la main et tout souriant laissa s’échapper l’oiseau qui s’envola tout aussitôt. “Tu t’es trompé !” dit-il en riant. Si le grand-père avait répondu : “Il est vivant”, le garçon aurait serré le poing et étouffé l’oiseau. Le sage regarda son petit-fils et dit : “Tu vois, la réponse était dans ta main !” La sagesse des anciens, c’est admirable ! Le grand-père avait préféré  passer pour un naïf que de faire faire une bêtise à son petit-fils. Au-delà de cette sagesse, cette histoire dit bien que la mort ou la vie éternelle sont dans nos mains. Même les choix les plus petits et les plus simples que nous ferons aujourd’hui influeront notre destin éternel.

Dans l’exhortation de Moïse au Nom du Seigneur, il y a cette parole, cette perle que nous pourrions ruminer, « manduquer » disent les Petites Sœurs de l’Agneau, tout au long de la journée : « Choisis donc la Vie ! »

Pour nous encourager voici le texte d’une jeune femme des Etats-Unis,  un très beau poème d’amour qui s’intitule : “Les choses que tu n’as pas faites”.

Rappelle-toi le jour où j’ai emprunté ta nouvelle voiture et l’ai cabossée. Je croyais que tu allais me tuer. Mais tu ne l’as pas fait.

Et rappelle-toi cette fois où je t’avais entraîné à la plage malgré toi, car tu avais prédit qu’il y aurait la pluie, et il y a eu la pluie.  Je croyais que tu te serais écrié : “Je te l’avais bien dit !” Mais tu ne l’as pas fait.

Rappelle-toi une autre fois où je jouais la coquette avec tout le monde pour te rendre jaloux, et que tu l’étais effectivement. Je croyais que tu allais me quitter, mais tu ne l’as pas fait.

Rappelle-toi quand j’avais renversé une tarte aux fraises sur la moquette de ta voiture. Je croyais que tu allais me crier dessus, mais tu ne l’as pas fait.

Rappelle-toi ce jour où j’avais oublié de te dire que la fête exigeait de venir en tenue de gala et que tu t’étais présenté en jeans. Je croyais que tu allais me gifler, mais tu ne l’as pas fait.

Oui, il y a tant de choses que tu n’as pas faites. Tu as toujours eu beaucoup de patience avec moi. Tu m’aimais. Tu me protégeais. Il y avait tant de choses que je voulais me faire pardonner quand tu serais revenu du Vietnam. Mais tu n’es jamais revenu !

Une règle d’or : Nous ne vivrons qu’une seule fois sur cette terre. Donc, tout le bien que nous pouvons faire et toute la gentillesse qu’il nous est possible de manifester à n’importe quelle personne humaine, faisons-le sans tarder. Ne le remettons pas à plus tard, ne le négligeons d’aucune manière, parce que nous n’aurons pas une deuxième vie sur cette terre. « Choisis donc la vie ! »

Une prière populaire ukrainienne dit : “Nous te prions, Seigneur, d’envoyer des poux aux tyrans, aux personnes seules des chiens, des papillons aux enfants, des visons aux femmes, des sangliers aux hommes. Et à nous tous un aigle qui de ses deux ailes nous porte jusqu’à Toi.”

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