Mardi 15 septembre 2026 Notre Dame des Douleurs.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 2, 33-35) : « En ce temps-là, lorsqu’ils présentèrent Jésus au Temple, le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.  Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »


Au lendemain de la solennité de la croix glorieuse nous fêtons Notre-Dame des douleurs. La souffrance est un mystère. Un mystère on ne peut vraiment y entrer qu’avec Jésus et La Vierge Marie. Et on y entre souvent mieux grâce à la candeur des enfants. Deux exemples.  Une catéchiste anime un chemin de croix dans une église avec son groupe d’enfants. -Treizième station : Jésus mort est descendu de la croix et remis à sa mère. Arrêtons-nous un moment et contemplons en silence la scène que vous voyez sur ce petit tableau. Zoé, 10 ans, tout bas : Que fait Marie ? La catéchiste, un peu étonnée de la question : Je ne sais pas. A ton avis ?  -je crois qu’elle se penche vers son fils…Elle lui souffle à  l’oreille : «  Je suis fière de toi »

Une autre catéchiste avait eu l’idée de faire faire un chemin de croix dans l’église du village aux enfants de son groupe de catéchèse. -Que dit Marie lorsqu’elle rencontre son fils Jésus sur le chemin de  croix ? Foulque, 8 ans : Elle lui a dit : « A dimanche ! »

Marie est présente aux moments importants : - à la naissance - à Cana (au moment où les apôtres vont croire au Christ). - au pied de la Croix.
Elle est présente à la source de la foi des apôtres. On n'a pas de texte concernant la Sainte Cène mais ce serait étonnant qu'elle n'y soit pas puisqu'elle était à la Croix. Il y avait dans la coutume juive une pièce pour les hommes et une pièce pour les femmes. Les femmes étaient séparées mais pas exclues. Aujourd'hui encore on peut voir dans les hôtels qui reçoivent des juifs fervents une pièce séparée en deux par un rideau qui tombe à un mètre du sol. - Nous n'avons pas de texte sur la résurrection mais la tradition pense que Marie a rencontré son fils. Elle aurait été la première à voir le ressuscité. - Le texte sur la Pentecôte est clair. Marie est là. Marie a quitté le Golgotha avec saint Jean. Ce n'était pas la nuit totale car Marie n'a jamais douté des paroles de son fils, en particulier celles sur la résurrection. Le soir du Vendredi-Saint, Marie et Jean sont le petit noyau de l'Eglise autour duquel s'agglutinent petit à petit les autres qui ont été pris par la tourmente ; et le premier à se rapprocher de ce noyau, c'est saint Pierre. Vous me direz : là vous êtes en train de reconstituer la trame des événements en fonction de votre état digestif... Eh bien l'idée m'en est venue en lisant l'évangile selon saint jean. Dans les chapitres 20 et 21, on voit sans arrêt Pierre et Jean ensemble. Jean avait tout ce qu'il fallait pour prendre la place de Pierre. Vous vous rendez compte : le premier Pape ! Jean vit avec Marie. Il vit dans une grande Foi. Il va aider Pierre à accomplir sa Mission.
Pierre avait été choisi par Jésus. Son rôle se trouvait renforcé par la présence de Marie. Jean a parfaitement compris (cf. le tombeau vide : il arrive le premier mais il n'entre pas. C'est à Pierre de constater l'absence du corps de Jésus). Marie remplit son rôle de mère. Elle est en train de permettre à son Fils d'enfanter l'Eglise.

Le jour de Pentecôte, Marie prie avec les apôtres. Ce serait mieux, évidemment, si aujourd'hui encore on la voyait. On ne la voit pas, mais elle est avec nous. On lui demande de prier pour nous. Elle prie avec nous. C'est consolant. Il y en a au moins une qui prie. Moi j'ai commencé la dizaine de mon chapelet ... et puis je l'ai terminée, eh oui... en... me demandant ce que je vais mettre pour le diner… ! Mais Marie l'a terminée elle.

Les apôtres reçoivent l'Esprit saint. Donc, non seulement leur regard sur Le Seigneur est modifié mais leur regard sur les autres se trouve changé.
L'Esprit Saint fait découvrir aux apôtres que Marie qui est là est leur Mère, Marie qui est toute imprégnée par l'Esprit-Saint depuis qu'elle est au monde, vit d'une lumière qui lui permet de voir se réaliser le Dessein du Seigneur Voici ton fils . En même temps que les apôtres découvrent Marie, elle les découvre comme ses enfants. Comme la cousine Elisabeth, nous ne pouvons pas comprendre qui est Marie sans l'Esprit-Saint. Au début, les apôtres considéraient Jésus comme un homme, comme un maître, comme un prophète, comme le Messie mais ils n'avaient pas compris qu'il était Dieu. De même ils n'avaient pas compris la richesse intérieure de Marie. Ils l'ont considérée d'abord comme une bonne mère de famille. C'est seulement petit à petit qu'ils ont compris la place de la Vierge Marie dans le Plan du salut.

Pourquoi accueillir Marie dans sa vie ? Qu'est-ce que ça change ? Eh bien si on pense que Marie est là, à nos côtés, on ne va pas ranger sa chambre de la même manière… On ne va pas enguirlander ses ouvriers de la même façon. On ne va pas travailler sans s'appliquer. On ne va pas regarder la même chose sur internet. On va sans doute prier autrement.

Le Seigneur a demandé à Marie de nous accueillir tous comme ses enfants. Lui-même compare sa mort et sa résurrection à un ENFANTEMENT. De même qu’il faut une sage-femme pour bien naître, faut une femme sage pour bien vivre.

Les bonus : (9808) 01 don Paul Denizot - Les anges, mythes-ou-réalité - YouTube