Jeudi 13 novembre 202 La Sagesse incréée

Lecture du livre de la Sagesse (Sg 7, 22 – 8, 1) : «Il y a dans la Sagesse un esprit intelligent et saint, unique et multiple, subtil et rapide ; perçant, net, clair et intact ; ami du bien, vif, irrésistible, bienfaisant, ami des hommes ; ferme, sûr et paisible, tout-puissant et observant tout, pénétrant tous les esprits, même les plus intelligents, les plus purs, les plus subtils. La Sagesse, en effet, se meut d’un mouvement qui surpasse tous les autres ; elle traverse et pénètre toute chose à cause de sa pureté. Car elle est la respiration de la puissance de Dieu, l’émanation toute pure de la gloire du Souverain de l’univers ; aussi rien de souillé ne peut l’atteindre. Elle est le rayonnement de la lumière éternelle, le miroir sans tache de l’activité de Dieu, l’image de sa bonté.Comme elle est unique, elle peut tout ; et sans sortir d’elle-même, elle renouvelle l’univers. D’âge en âge, elle se transmet à des âmes saintes, pour en faire des prophètes et des amis de Dieu. Car Dieu n’aime que celui qui vit avec la Sagesse. Elle est plus belle que le soleil, elle surpasse toutes les constellations ; si on la compare à la lumière du jour, on la trouve bien supérieure, car le jour s’efface devant la nuit, mais contre la Sagesse le mal ne peut rien. Elle déploie sa vigueur d’un bout du monde à l’autre, elle gouverne l’univers avec bonté. »

Dans cette description, nous avons reconnu Le Verbe de Dieu, Dieu le Fils, consubstantiel au Père, né du Père avant tous les siècles, Lumière née de la Lumière , vrai Dieu né du Vrai Dieu, La Sagesse qui se donne à  qui veut bien le recevoir, à la mesure de sa foi, de sa foi opérant par la charité car «  elle se transmet à des âmes saintes pour en faire des prophètes et des amis de Dieu. Car Dieu n’aime que celui qui vit avec la Sagesse.»

Récoutons cette page sublime de Georges Bernanos :Georges Bernanos a écrit : « L’Eglise est une maison de famille, une maison paternelle, et il y a toujours du désordre dans ces maisons-là. Les chaises ont parfois un pied de moins, les tables sont tachées d’encre et des pots de confiture se vident tout seuls dans les armoires… La Maison de Dieu est une maison d’hommes et non de surhommes. Les chrétiens ne sont pas des surhommes. Les saints pas davantage, ou moins encore, puisqu’ils sont les plus humains des humains. Les saints ne sont pas sublimes, ils n’ont pas besoin du sublime. C’est le sublime qui aurait plutôt besoin d’eux. Les saints ne sont pas des héros, à la manière des héros de Plutarque. Un héros nous donne l’illusion de dépasser l’humanité. Le saint ne le dépasse pas. Il l’assume, il s’efforce de la réaliser le mieux possible, comprenez-vous la différence ? Il s’efforce de s’approcher le plus près possible de son modèle Jésus-Christ, c’est-à-dire de celui qui a été parfaitement homme, avec une simplicité parfaite, au point précisément de déconcerter les héros en rassurant les autres, car le Christ n’est pas mort seulement pour les héros, il est mort aussi pour les lâches. […] Le Christ veut bien ouvrir à ses martyrs la voie glorieuse d’un trépas sans peur, mais il veut aussi précéder chacun de nous dans les ténèbres de l’angoisse mortelle. La main ferme, impavide, peut au dernier pas, chercher appui sur son épaule, mais la main qui tremble est sûre de rencontrer la sienne […]Nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu parce que nous sommes capables d’aimer. Les saints ont le génie de l’Amour. Oh remarquez-le, il n’en est pas de ce génie-là comme de celui de l’artiste, par exemple, qui est le privilège d’un très petit nombre. Il serait plus exact de dire que le saint est l’homme qui sait trouver en lui , faire jaillir des profondeurs de son être, l’eau dont le Christ parlait à la samaritaine : « Ceux qui en boivent n’ont jamais soif… » Elle est là en chacun de nous, la citerne profonde ouverte sur le ciel. Sans doute, la surface en est encombrée de débris, de branches brisées, de feuilles mortes, d’où monte une odeur de mort ; sur elle brille une sorte de lumière froide et dure, qui est celle de l’intelligence raisonneuse. Mais au-dessous de cette couche malsaine, l’eau est tout de suite si limpide et si pure ! Encore un peu plus profond, et l’âme se retrouve dans son élément natal, infiniment plus pur que l’eau la plus pure, cette lumière incréée qui baigne la création toute entière – en Lui était la Vie et la Vie était la Lumière du Monde ». (fin de citation)

En nous donnant son Fils, Dieu nous a donné Celui en qui lui-même se dit éternellement à lui-même ; et le Fils, en nous donnant l’Esprit, nous a donné pour nous unir à lui et entre nous, Celui en Qui il est Un avec le Père de toute éternité. La foi et la vie chrétienne sont donc bien une participation, au sens le plus réel du terme, à la vie de Dieu, et non pas une simple ressemblance de l’exemplaire divin : la Société trinitaire très sainte s’est réellement ouverte à nous. La création de notre esprit à l’image de l’Esprit divin, nous permet de communier à Lui dans l’unité du Père et du Fils et du Saint-Esprit. De même qu’en nous donnant l’Esprit-Saint, le Père et le Fils nous ont donné leur Amitié : Ils font ainsi de nous leurs amis, nous partagent alors le tout de ce qu’Ils sont, et nous unissent à Eux dans l’Amour en Qui ils sont Un seul Dieu.  

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