Baptême du Seigneur 12 janvier 2025
Frères et sœurs, Jésus n’avait pas besoin d’être baptisé au sens où nous le sommes nous, puisqu’il est Dieu né de Dieu, Lumière née de la Lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu. Mais nous le fêtons avec solennité parce qu’il nous révèle qui est Jésus justement. Et aussi parce qu’il nous parle du nôtre. Un ami diacre, au cours d’une réunion de préparation de baptême où les parents participants avouaient qu’ils ne pratiquaient pas tellement, leur demande seulement : « Si vous aviez un mot à dire à vos enfants, un seul mot, qu’est-ce que vous leur diriez ? » « Eh bien, si je ne pouvais dire qu’un seul mot, je leur dirais « Je t’aime »…Eh bien c’est le premier mot que Dieu vous dit par le signe de la croix. « Je t’aime petit Pierre » « Je t’aime petite Cindy » « Je t’aime Elodie »
Pourquoi est-ce si important ? Nous constatons qu’il y a en nous un fond de solitude et un fond de peur. Il a dû y avoir quelque part une rupture. Cela expliquerait pourquoi nous voulons être Dieu. Vouloir être Dieu, se mettre à la place de Dieu, se croire tout-puissant, ce sont les vieux démons qui nous habitent. Nous sommes toujours frustrés parce que nous n’y arrivons pas. L’évangile nous montre qu’en Jésus, il n’y a pas cette rupture, il est libéré de la peur parce que libéré de la solitude. Il y a Quelqu’un dans sa vie. Le Baptême et la Transfiguration sont deux moments clés, décrits par les évangélistes, comme une révélation pour nous ; il est dit à Jésus : « Tu es mon Fils bien-aimé ». Il y a Quelqu’un là, et Quelqu’un qui l’aime, Quelqu’un qui lui dit, à lui, cette parole-là (Mt 3,17 ou Mt 17,5) A deux reprises, Jésus est présenté dans l’Evangile comme celui que Dieu aime. Cette conscience vive de la présence dans sa vie de ce Quelqu’un est la source de sa liberté. La grâce du baptême c’est que comme Jésus je consens à être dépendant, à m’abandonne. Au fond, je consens à ce que cette source d’amour soit le fond de mon être.
Il était une fois, au cœur de l’Afrique, un petit village où tous les habitants mouraient de soif, Manuela, jeune adolescente, décida de partir chercher de l’eau. Un matin, elle partit portant une cruche sur sa tête. Elle marcha longtemps, longtemps… Le soleil déjà frappait fort.
– « Manuela, où vas-tu ? » – « Chercher de l’eau », Elle se retourna, vit une multitude de singes qui dansaient, riaient, chantaient… Un singe lui dit :- « Je sais où il y en a. Mais l’essentiel c’est de s’amuser, de danser, de rire. Viens avec nous t’amuser, après nous te dirons ou trouver un puits ». Manuela passa le reste de la journée et la nuit à s’amuser, à danser, à rire… Au matin, les singes lui montrèrent un grand champ labouré et lui dirent que le puits était de l’autre côté. Manuela traversé le champ mais ne trouva pas de puits ; les singes l’avaient trompée… En pleurs, elle reprit sa marche. Soudain elle entendit des pas feutrés derrière elle. Une panthère la suivait : – « Manuela, où vas-tu ? » – « Chercher de l’eau », – « Je sais où il y en a, c’est facile à trouver. Mais l’essentiel, c’est d’être belle et de paraître. Regarde comme notre robe est belle. Viens te faire belle avec nous, puis nous te dirons où trouver un puits ». Manuela passa tout le reste de la journée et la nuit à admirer les robes, à se faire belle et à se faire admirer. A l’aube, les panthères lui montrèrent au loin une petite montagne boisée et lui dirent que le puits était de l’autre côté. Manuela partit… Elle atteignit la petite montagne boisée, la gravit, descendit de l’autre côté, mais il n’y avait pas de puits… Elle s’effondra en pleurs. Un lapin la découvrit (le lapin a de très grandes oreilles pour écouter). – « Manuela, pourquoi pleures-tu ? » – « Les panthères et les singes m’ont trompée… Ils m’ont dit que je trouverai de l’eau et il n’y en n’a pas. Mon village va mourir de soif… » Le sage lapin lui demanda : – « Où habites-tu ? » – « Bien loin d’ici… au-delà de cette montagne, au-delà de la vallée, au-delà du grand champ labouré… » Mettant alors ses oreilles entre ses pattes, le lapin réfléchit et dit : – « Manuela, ne sais-tu pas ce qu’il y a dans le coin abandonné de ta case ?… Tes ancêtres ne t’ont-ils rien dit ?… » Et il appela ses amis lapins. – « Prenez Manuela et sa cruche, et suivez-moi. » Dès leur arrivée à la case, Manuela est tous les lapins se mirent à déplacer les grosses pierres, les vieux paniers à bois, les cruches cassées et grattèrent le sol. Ils découvrirent un puits… Manuela se pencha, aperçut au fond du puits son visage. Elle prit sa cruche, puisa de l’eau et en donna à tout le village et à tous ses amis les lapins…
Du village de Rocoules près de Saugues, une vieille dame sans instruction avait une foi et une intelligence profonde. Monsieur le curé venait de lui donner la communion à domicile. « J’ai bien réfléchi à une chose, dit-elle. On nous a dit que les apôtres avaient de la chance parce qu’ils voyaient Jésus. Ils l’avaient à côté d’eux, devant eux. Moi j’ai plus de chance encore qu’eux. Je l’ai en moi, au dedans de moi. » Au-dedans de nous comme une source, « La » Source de Vie éternelle.
Les bonus : BAPTÊME DU SEIGNEUR, Luc 3, homélie – étude biblique
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