Vendredi 11 septembre 2026 Marathon pour le ciel.
Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens : « Frères, annoncer l’Évangile, ce n’est pas là pour moi un motif de fierté, c’est une nécessité qui s’impose à moi. Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! Certes, si je le fais de moi-même, je mérite une récompense. Mais je ne le fais pas de moi-même, c’est une mission qui m’est confiée. Alors quel est mon mérite ? C’est d'annoncer l'Évangile sans rechercher aucun avantage matériel, et sans faire valoir mes droits de prédicateur de l'Évangile. Oui, libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous afin d’en gagner le plus grand nombre possible. Avec les faibles, j’ai été faible, pour gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns. Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile,
pour y avoir part, moi aussi. Vous savez bien que, dans le stade, tous les coureurs participent à la course, mais un seul reçoit le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter. Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas. Moi, si je cours, ce n’est pas sans fixer le but ; si je fais de la lutte, ce n’est pas en frappant dans le vide. Mais je traite durement mon corps, j’en fais mon esclave, pour éviter qu’après avoir proclamé l’Évangile à d’autres, je sois moi-même disqualifié. »
Saint Paul file volontiers la métaphore de la course à pied. Ici dans la première aux Corinthiens mais aussi en Philippiens 3,12 : « Je poursuis ma course pour tâcher de le saisir, ayant été saisi moi-même par le Christ Jésus. (…) Oubliant le chemin parcouru, je vais droit de l’avant, tendu de tout mon être, et je cours vers le but, en vue du prix que Dieu nous appelle à recevoir là-haut, dans le Christ Jésus. » Et aussi dans la Deuxième Lettre à Timothée 4,7 : « J’ai combattu jusqu’au bout le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Et maintenant, voici qu’est préparée pour moi la couronne de justice, qu’en retour le Seigneur me donnera en ce Jour-là. »
Si vous voulez savoir la longueur d'une année, demandez-le à un étudiant qui a dû doubler une année. Si vous désirez connaître combien dure un mois, interrogez une maman qui a accouché prématurément de deux mois. Si vous ne savez pas la densité d'une semaine, faites-vous l'expliquer au directeur d'un hebdomadaire. Si vous vous demandez ce que représente une journée, passez-en une avec quelqu'un qui attend le résultat d'un examen clinique. Si vous avez oublié combien de temps dure une heure, demandez-le à deux amoureux qui viennent d'être séparés. Si vous doutez du prix d'une minute, observez un voyageur qui vient juste de manquer son train. Si vous pensez qu'une seule seconde est une quantité négligeable, parlez-en à un automobiliste qui vient d'échapper à un accident. Si vous ne croyez pas que quelques dixièmes de seconde durent très longtemps, faites vous l'expliquer à un sportif qui vient de gagner la médaille d'argent.
Nous pouvons classer certains parmi les coureurs de fond. Et d’autres sont plutôt du genre « étoile filante ». Ils nous attendent, là-haut, à l’arrivée ! Leur course nous rappelle la valeur inouïe d’une seule année, d’une seule semaine, d’un seul jour, d’une seule minute. Dans l’évangile, il y a justement le récit d’une course : rappelons-nous : les apôtres s’étaient inscrits au marathon qu’on pourrait appeler le marathon du Royaume de Dieu, et puis … voilà que Jésus meurt, il est mis au tombeau, et dans l’Evangile de Jean on trouve ce récit : « Pierre partit donc avec Jean pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais Jean courut plus vite que Pierre, et arriva le premier.» Etrange marathon : sur la banderole de départ il y a écrit Marathon du Royaume de Dieu et à l’arrivée : Tombeau. Jean se croit arrivé, il s’arrête : erreur, il se fait doubler sur le fil par Pierre. Ecoutons la suite du récit : «Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau. » C’est alors qu’entra Jean : il vit et il crut. » Jean court plus vite que Pierre. Pierre, c’est plutôt un sprinteur ou un coureur de 400 : dans les grandes occasions, face aux soldats romains ou ici au tombeau, pas de place pour les hésitations ou les coups de blues. Dans les petites occasions, notamment face à une simple servante, ça n’a pas été tout à fait pareil …
Deux soeurs célibataires vivaient ensemble. Toutes les deux étaient des catholiques pratiquantes. Elles étaient fidèles à la prière à la maison et à la messe du dimanche. Un jour, Francine propose à sa soeur Célestine de s'inscrire toutes les deux au pèlerinage diocésain à Lourdes. " Nous n'y sommes pas allées depuis longtemps; nous pourrions bien y retourner." Mais Célestine n'est pas très enthousiaste. Le voyage est long. A l'hôtel, on n'est pas toujours à son aise. Dans les messes on n'a pas souvent la possibilité de s'asseoir. Il faut rester debout, marcher, se lever tôt et se coucher tard. Et puis à Lourdes il pleut souvent... Nullement impressionnée par ces objections, Francine lui dit : " Tu imagines peut-être que tu pourrais aller au ciel en pantoufles ?
C'est vrai : la foi demandera toujours une dose certaine de courage et de volonté. On a inventé la méthode Assimyl pour apprendre facilement les langues. Mais il n'y aura jamais de méthode Assimyl pour la foi. Le christianisme facile n'existe pas. Il faudra toujours chausser les sandales ou les brodequins, les patogaz ou les baskets.
Les bonus : pour rire : (9502) Mac Ronay, actor Francés mago , construyo un personaje super divertido. El mejor clown del mundo - YouTube