11 février 2026 L’origine du mal identifiée !
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 7, 14-23) : « En ce temps-là, appelant de nouveau la foule, Jésus lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l’interrogeaient sur cette parabole. Alors il leur dit : « Êtes-vous donc sans intelligence, vous aussi ? Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C’est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments. Il leur dit encore : « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. »
L’air de rien, par cette petite phrase, Jésus vient d’apporter à l’humanité une bombe, une grâce majeure..
Tant que le mal est vu comme une épidémie limitée à une époque (l’inquisition ! les croisades ! la colonisation ! le Moyen-Age obscurantiste – c’est sûr ! Il n’y a qu’à voir les cathédrales qu’ils ont été capables de construire ! – …) à un parti politique, à un pays (la Corée du Nord), à un leader politique (je ne citerai pas de nom !), qu’y pouvons-nous ? Il n’y a qu’à subir ou mettre sa confiance dans la multiplication des lois.
Mais si le mal vient du cœur de l’homme, si la frontière entre le bien et le mal ne passe pas entre un pays et les autres pays, entre une époque et une autre époque, entre un parti politique et les autres partis, mais si la frontière entre le bien et le mal passe dans chacun de nos cœurs, c’est la nouvelle la plus excellente que Jésus nous annonce ! Parce que grâce à Dieu, je peux agir et avancer !
La racine du mal est identifiée. Chacun n’a pas à attendre la prochaine élection, ou la personne providentielle ou le vote de la prochaine loi pour la combattre !
Jésus se présente comme le sauveur. Son prénom signifie « DIEU SAUVE ». Au fait de quoi le Christ est-il venu nous sauver ?
Il n’est pas venu nous sauver du chômage ou de la précarité ; il n’est pas venu nous sauver de la varicelle ou de la rubéole (sinon, on pourrait lui reprocher de ne pas avoir donné la formule de la pénicilline ce qui aurait gagné des siècles ou la solution pour dessaler l’eau de mer … !), le Christ est venu nous sauver de la « damnation éternelle ». L’expression est forte. L’homme a cette capacité redoutable de se couper de l’Amour.
Le Christ est venu mourir sur une croix pour nos péchés, pour que ceux qui se repentent et qui mettent leur Foi en Lui et le suivent soient introduits dans la vie éternelle.
Oui Dieu est Amour, Dieu est infiniment bon, Dieu est miséricordieux, Dieu est riche en pardon. Il y a eu dans la Passion du Christ une Charité capable de couvrir les péchés de plusieurs univers même pires que le nôtre, et qui permet de les pardonner dès l’instant de leur contrition parfaite ou de leur absolution en confession. A cet égard, ce qui a perdu Judas n’est pas la gravité de son péché, mais le fait qu’il ne s’est pas repenti et a ainsi refusé le pardon, qui du côté du Christ lui était acquis, comme on le voit à l’inverse avec Dysmas le « bon larron », ou encore saint Pierre, sainte Marie-Madeleine.
Pour recevoir le pardon de Dieu encore faut-il se reconnaître déjà pécheur.
Prenons l’exemple du chèque. Vous recevez un chèque de 10000 euros. Vous le portez à la banque. Le banquier vous le retourne et vous dit : « je ne peux pas l’encaisser ». –« Mais si ! il est bien signé, il est bien rédigé à mon nom. Voici ma carte d’identité. Voici mon numéro de compte en banque chez vous ». –« Je ne peux pas l’encaisser parce que vous ne l’avez pas endossé, vous n’avez pas apposé votre signature au dos du chèque ». Selon l’expression courante aujourd’hui, il faut « valider »…
Dieu offre sa miséricorde à chaque être humain ; faut-il encore se reconnaître pécheur. Evidemment, si on se compare à Adolph Hitler et à Staline on est des gens bons … enfin en deux mots ! on est des gens bien … et si Adolph Hitler et Staline se comparent à Satan … eux aussi ce sont des gens bien.
Mais en fait le standard de référence c’est Jésus-Christ. C’est comme si vous preniez une brebis sur un pré d’herbe et vous dites « mais qu’est-ce qu’elle est blanche cette brebis, quel beau blanc ! » Et puis vous prenez la même brebis sur le même pré mais sur le blanc immaculé de la neige et là finalement vous dites : -« mais en fait elle n’est pas si blanche que ça, elle est jaune, elle est sale »… Dieu le Père nous compare à son Fils c’est pour cela que nous sommes des pécheurs, et qu’il faut demander pardon.
Les bonus : (6984) JÉSUS ET LA LOI, 6e dimanche TO année A, homélie – étude biblique – YouTube