Mercredi 10 septembre 2025 Pensez aux réalités d’en haut

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Colossiens : « Frères,  vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre. En effet, vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire. Faites donc mourir en vous ce qui n’appartient qu’à la terre : débauche, impureté, passion, désir mauvais, et cette soif de posséder, qui est une idolâtrie. Voilà ce qui provoque la colère de Dieu contre ceux qui lui désobéissent, voilà quelle était votre conduite autrefois lorsque, vous aussi, vous viviez dans ces désordres. Mais maintenant, vous aussi, débarrassez-vous de tout cela : colère, emportement, méchanceté, insultes, propos grossiers sortis de votre bouche. Plus de mensonge entre vous : vous vous êtes débarrassés de l’homme ancien qui était en vous et de ses façons d’agir, et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau qui, pour se conformer à l’image de son Créateur, se renouvelle sans cesse en vue de la pleine connaissance. Ainsi, il n’y a plus le païen et le Juif, le circoncis et l’incirconcis, il n’y a plus le barbare ou le primitif, l’esclave et l’homme libre ; mais il y a le Christ : il est tout, et en tous. »

Pensez aux réalités d’en -haut ! Nous voilà devant les portes d’une église au sortir d’une messe d’enterrement. Un monsieur pleure à grosses larmes. C’est le gendre de celle dont on célèbre les funérailles. Un ami lui dit discrètement : « N’en fais pas trop, tout le monde sait bien qu’entre ta belle-mère et toi, ce n’était pas le grand amour. Arrête tes larmes de crocodile ». Et le gendre lui répond : « Ce n’est pas pour ça que je pleure. C’est parce que le prêtre a dit qu’au Ciel, nous allons nous retrouver. » Oui ce sera un grand Travail du Seigneur, équivalent à l’énergie qu’il lui faut pour tenir tout l’univers dans l’existence. Il nous réparera ! Sa grâce nous permettra d’être à l’aise même avec ceux qu’on aura eu envie de passer par la fenêtre !

D’où vient le problème alors ? … Où est le problème du banquier quand le chèque est bien libellé à votre nom, daté et signé en bonne et due forme ? C’est que vous apposiez votre signature au dos…ou pas. Où est le problème du médecin ? C’est que vous vous reconnaissiez malade et que vous suiviez bien le traitement prescrit… ou pas. Où est le problème du garçon amoureux fou de Lucie ?  C’est que Lucie lui dise : « Victor, tu es un super copain, mais je n’ai pas de sentiment pour toi. » Voilà le problème du Seigneur. Il nous dit son amour, mais en définitive, la signature, l’adhésion, la réponse, c’est à nous de les donner.

Un jour, un ermite, un saint moine, demanda au Seigneur la grâce de connaître un sauvé. Le Seigneur lui indique d’aller se poster près de la porte de la ville qui ouvre sur l’est. Le premier homme qu’il verra entrer sera à coup sûr sauvé. Le saint ermite part à son poste de guet. Et quelle n’est pas sa surprise de voir entrer le plus grand des bandits de la région. Il se dit alors que par rapport à cet homme, son solde à lui de bonnes actions et d’exercices de piété, est largement positif ; il peut bien se donner du bon temps, et compenser toutes ces années de sacrifices. Seulement voilà : à l’heure du jugement, le bandit fut reconnu juste tandis que celui qui avait commencé ermite ne fut pas admis au Ciel. Pourquoi ? Parce que nous sommes sauvés par l’amour, et ce va-nu-pieds qui terrorisait la région avait cultivé un amour plein de prévenance pour sa maman. Et vu les influences qu’il avait subies, le Seigneur ne pouvait pas lui demander plus. En revanche, l’ermite aurait dû déployer toutes les grâces reçues de par son éducation et sa connaissance de l’évangile.

Un homme s’était perdu dans le désert et se traînait depuis deux jours sur le sable brûlant. Il était arrivé à l’extrême limite de ses forces. Soudain, il vit devant lui un marchand de cravates. Il ne vendait rien d’autre, que des cravates. Et le voilà qui cherchait à en vendre une à ce pauvre homme qui se mourait de soif. La langue pâteuse et la gorge sèche, l’homme le traitait de fou : “Est-ce qu’on vend une cravate à un homme qui meurt de soif ?” Le marchand haussa les épaules et poursuivit son chemin dans le désert.
Le soir, le voyageur assoiffé et qui maintenant rampait littéralement sur le sable, leva la tête et demeura stupéfait : il se trouvait sur l’esplanade d’un luxueux restaurant, avec un parking rempli d’automobiles ! Une construction grandiose, absolument seule, en plein désert ! L’homme rampa péniblement jusqu’à la porte et, sur le point de s’évanouir gémit : “A boire, par pitié !” ; “Désolé, Monsieur, répondit très poliment le portier, ici on n’entre pas sans cravate.”

Il y a des gens qui traversent le désert de ce monde avec une soif démesurée d’expérimenter tous les plaisirs et les convoitises de toutes sortes. Ils traitent de pauvres fous ceux qui cherchent à leur présenter l’Evangile. Dans le désert, l’Evangile est un message tellement stupide ! Mais le jour où ils voudront entrer dans “l’Hôtel du Seigneur”, il leur sera dit : “Ici on n’entre pas sans un coeur rénové.”

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