Premier dimanche de carême A 22 février 2026.

Foyer Bon accueil  de Solignac et Saint-Antoine

Frères et sœurs, revoyons chacune des tentations auxquelles le diable a soumis Jésus.

Première tentation. « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. » Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

Dans la tradition d’Israël, on s’interroge sur le jugement qui frappe le serpent au début de la Genèse, ce serpent qui a déformé la parole de Dieu et entraîné Eve à manger du fruit défendu. Dieu condamne le serpent à se nourrir de la poussière du sol. Pourquoi cette condamnation ?  Les rabbins font remarquer que c’est curieux, car s’il y a une chose qui ne manquera jamais, c’est bien la poussière ! Ce n’est pas ceux et celles qui font le ménage de leurs maisons qui diront le contraire… Les sages d’Israël continuent leur réflexion en disant que cela veut donc dire que le serpent aura toujours de quoi manger, et que de ce fait il n’aura jamais faim ; or, concluent-ils, c’est là que réside la malédiction : dans le fait de ne pas avoir faim. C’est le drame de notre époque : tout le monde a de quoi manger, et largement. On est dans la surconsommation. Et on s’en arrête là. Pas de place pour notre vie intérieure notre vie spirituelle. Préservons notre vie spirituelle. Pensons à la vie éternelle, qui n’est pas dite éternelle parce qu’elle n’aura pas de fin. Sinon, on parlerait de vie perpétuelle ! Mais parce que c’est la Vie de l’Eternel dès maintenant.

Deuxième tentation. Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire. Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. » Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. »

J’ai connu le Père Claude Garnier. Le Père Claude était le plus doux des hommes, le plus bienveillant des prêtres, mais il avait parfois des indignations virulentes. C’est ainsi qu’un jour il déclare avec vivacité : « Vous savez ce dont la France aurait besoin, c’est d’une bonne dictature : cinq ans de dictature, cela remettrait les choses en ordre ». Le Père Rémi, son ami, prend alors la parole « Claude, je suis d’accord avec toi. Mais à une condition … C’est que le dictateur, ce soit toi ! » 

Le seul qui doit régner sur nos cœurs, sur nos vies, sur nos pays, c’est Jésus.

Ne faisons pas comme le Père Eugène… Le père Eugène va bientôt passer l’arme à gauche, et Monsieur le Curé est à son chevet pour lui donner l’extrême onction. Le Père curé le connaît bien. Il le tutoie. Comme le Père Eugène est sourd, il s’approche le plus près possible et lui dit à l’oreille :

 – Avant de mourir, dis ta foi en Notre Seigneur Jésus Christ et renie le Démon.

Mais le père Eugène se tait. Le curé lui demande :

– Allons, père Eugène, quand on quitte ce monde, il faut se préparer et renier le mal pour rejoindre le Seigneur aussi pur que possible…

Pourquoi ne veux-tu pas renier le Démon ?

Le Père Eugène lui dit : ” J’hésite “

– Comment tu hésites. Il est plus que temps de t’abandonner entre les bras de Jésus et d’abjurer le démon.

Alors le vieux, d’une voix chevrotante :

– Tant que je ne sais pas chez qui je vais aller, je ne veux vexer personne.


La blague est jolie – Mais elle est dangereuse. Elle laisse penser qu’aller au Ciel ou aller en Enfer c’est équivalent. Or, nous sommes faits pour le Ciel. La liberté ce n’est pas de pouvoir choisir entre le bien et le mal. C’est précisément de se décider pour le Beau, le Bien, le Juste, le Pur, le Vrai.

Troisième tentation. « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit :Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et :    Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » Jésus lui déclara :
« Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »

Il y avait un homme, dans un bar de l’Alaska, en train de s’enivrer.

Dieu… Il ne voulait plus en entendre parler. Son avion s’était écrasé.

Il a été enseveli, mourant, dans la neige, et a prié Dieu de le sauver, mais non… rien !… Il se sent complètement abandonné. Le barman alors lui dit :

–        Mais tu es là ! Tu as été sauvé !

–        Tu parles ! C’est juste qu’un esquimau est passé par là…

Il se peut que nos prières soient exaucées mais que nous ne nous en apercevions même pas. Nous pouvons interpeller le Seigneur (comme dans les psaumes où le priant n’hésite pas à exposer ses souffrances, son ras-le- bol). Mais en dernier ressort, confiance, confiance confiance dans le Seigneur. Il voit plus loin que nous. Jésus a accepté la croix plutôt que la Gloriole.

On l’aura compris : le diable veut nous détourner de l’essentiel, nous faire passer à côté de la vie éternelle, il veut nous faire miroiter l’espoir d’un homme providentiel ou d’une idéologie qui nous sauverait enfin, il veut nous faire croire que Dieu est indifférent à ce qui nous arrive. Jésus a gagné le Combat pour qu’à notre tour nous soyons vainqueurs et que nous ayons un moral de vainqueurs. Amen !   

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On lui coupe la jambe à 40 ans !

La conversion missionnaire – père Étienne Grenet – Congrès Mission 2025

23 février 2026 L’apprentissage du Ciel

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 25, 31-46) : « En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !” Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes- nous venus jusqu’à toi ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” Alors ils répondront, eux aussi  “Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?” Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.”Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Tout acte de Don de Soi a une puissance « nucléaire ». Tout service du plus petit que soi a une valeur éternelle parce qu’il s’inscrit en Dieu. Il était une fois un roi qui méprisait ses sujets mais qui avait l’esprit curieux. On lui avait parlé d’un homme qui vivait très pauvrement mais qui était plein de sagesse, alors il se fit conduire auprès de lui. Il lui posa plein de questions pour essayer de le désarçonner et finalement il lui soumit celle-ci :  « Dis-moi, toi qui te dis si croyant combien de mètres carrés d’étoffe faudrait-il pour habiller Dieu ? On dit qu’il a pour manteau la lumière, qu’il tient en mains les profondeurs de la terre et que les sommets des montagnes sont à Lui…. »   Le sage lui répondit :  « Je crois que deux ou trois mètres carrés suffiraient. »  Et pour répondre à l’étonnement du roi, il poursuivit :  « Il nous a fait savoir par son Fils que tout ce que nous faisons aux plus petits de ses enfants c’est à Lui-même que nous le faisons. Et je dois dire que deux ou trois mètres carrés de tissu me suffiraient pour cet hiver. »… ! En arrivant au Ciel nous découvrirons avec émerveillement la présence de Jésus en tous ceux que nous avons aidés, soutenus, consolés, aimés ! Un enfant l’avait compris. Sa maman Pauline, jeune maman de six enfants, lui dit : « Ferréol, là c’est moi qui suis en train de ranger à ta place. » Et Ferréol de répondre à sa maman: « Tu as de la chance, tu vas aller au paradis grâce à moi. »

Karl Jung, psychanalyste célèbre, disciple de Freud, disait un jour à une patiente chrétienne :  Vous, les chrétiens, vous savez que lorsque vous vous levez à 3 heures du matin pour consoler votre enfant, c’est pour Jésus que vous vous levez ; quand vous souriez à celui qui vous agace, c’est à Jésus que vous souriez ; quand vous rendez visite à une personne âgée qui n’a plus sa mémoire, c’est à Jésus que vous manifestez de la patience ;  quand vous écoutez patiemment un malade dire ses angoisses, c’est à Jésus que vous faites plaisir. Mais pourquoi ne pensez-vous pas plus à Jésus (présent) en vous-même ? Tout est question de discernement personnel, bien sûr, mais il arrive que certains sont trop sévères envers eux-mêmes ; ils se dévalorisent facilement, ils s’auto-flagellent trop volontiers. Il est important pour ces personnes de penser qu’elles doivent être attentionnées à l’égard d’elles-mêmes. Elles aussi sont Jésus.   

La réplique du sage au Roi et l’anecdote dans le cabinet du docteur Karl Jung nous rappellent pourquoi nous sommes sur terre. Nous sommes ici en stage d’amour. C’est pour apprendre à aimer que Dieu nous donne toutes ses années. Entendons la parole de Jésus comme un commandement mais aussi comme une promesse : « Tu aimeras – oui, tu y arriveras, tu finiras par savoir aimer – Tu aimeras Dieu de tout ton cœur et ton prochain comme toi-même. »

Mais dites-moi, qu’est-ce qui est le plus difficile : servir ou se laisser servir ? laver les pieds des autres ou se laisser laver les pieds ? Faire les choses soi-même ou accepter que les autres les fassent pour nous ? On se rappelle l’indignation de saint Pierre le soir du Jeudi-Saint quand il voit Jésus à genoux à ses pieds. On devine pourquoi la vieillesse n’est pas un temps facile, être dépendant des autres pour les grandes choses et les petites choses n’est pas agréable. Et pourtant il faut mener de front ces deux défis :
. Servir de bon cœur et accepter d’être servi de bon cœur aussi ;
. Aimer avec le sourire et se laisser aimer, avec le sourire aussi ;
. Aimer Dieu de toutes ses énergies et se laisser aimer aussi dans tout son être. Parce que c’est cela le Ciel.

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