10 mai 2022 Un comme le Père et le Fils.

Le Père et moi nous sommes Un.

La seule représentation de Dieu dont parle la Bible c’est le couple : « Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. […] Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. »

Maintenant que nous savons, grâce à Jésus que Dieu est Trinité, nous comprenons que la grâce du sacrement de mariage c’est de faire d’un couple la vitrine du Dieu Trine. Le couple reçoit la Mission de rendre présent ce mystère de l’unité divine du Père, du Fils, et du Saint-Esprit. C’est une grâce car lorsque Dieu donne une Mission il donne aussi les moyens de l’accomplir.

Qu’est-ce que l’unité ?  Ce n’est pas l’uniformité : mêmes vêtements, même façon de parler, même façon de penser, mêmes idées. Un plaisantin disait : « Une seule chair, d’accord, mais chacun dans sa peau. » L’unité ne gomme pas les différences, au contraire   ! Un autre disait avec un brin de provocation : « On est marié pour toujours mais pas pour tout le temps »… voulant dire par là que chacun peut avoir des activités sportives ou des hobbys différents de l’autre. L’unité, ce n’est pas non plus la fusion. Un humoriste disait : « Le jour de leur mariage, les deux sont devenus un. Mais lequel ? » Une amie malicieuse dit parfois à son mari : « J’aimerais bien que de temps en temps, on fasse un peu moi »   ! Ce n’est pas l’absorption de l’un par l’autre…   ! Au cours d’un entretien en conseil conjugal, un conjoint a fait un jeu de mots involontaire mais révélateur. Amère, cette personne disait à l’autre : « Mais j’ai tout fait pour toi » Elle avait fait le maximum et en même temps, elle étouffait ». En fait, l’unité, c’est l’harmonie. Et ceux qui font partie d’un orchestre ou d’une chorale vous diront qu’une  harmonie est toujours à chercher.

Il n'est pas si facile que ça de rayonner cet amour inconditionnel... L’anecdote est arrivé à un homme politique chrétien qui ne s'est jamais marié essentiellement parce qu'il concevait la politique comme une vocation à part entière. Mais un jour qu'un journaliste le questionnait sur son célibat, il a répondu par une boutade riche d'enseignements : « Eh bien, dit-il, Je vais vous dire pourquoi je ne me suis pas marié : un jour je me trouvais dans le métro. Il y avait un monde fou. Par inadvertance, je marche sur les pieds de ma voisine. Avant même que j'aie le temps de m'excuser, elle se met à brailler : « Espèce d'idiot, tu ne pourrais pas regarder où tu mets tes gros pieds ? ! »  Au moment où elle finit sa phrase, son regard se porte sur moi et elle me dit en rougissant : « Oh excusez-moi, monsieur, je croyais que c'était mon mari. » Cela nous ressemble… Nous faisons supporter à notre prochain ce que nous épargnons aux étrangers. Nous sommes pourtant attendus sur la délicatesse au quotidien.

Jocelyne Tarneaud écrit :« Toute relation est normalement vouée à l’échec. Notre bulle d’ego ne peut que se fracasser sur celle de l’autre. Seul Jésus permet l’unité vraie… et de panser les plaies. »

Seul Jésus permet l’unité vraie.

Si je vous faisais mettre sur des gradins, que je prenne une belle photo, si j’en faisais développer un exemplaire pour chacun, quelle la frimousse sympathique que vous chercheriez à voir en premier ? ( … !) C’est que nous sommes tous très nombrilistes, très égocentriques. Certains sont très lucides : on demandait un jour à Woody Allen  : « Quelle est votre religion ? » Il a répondu : « J’ai été élevé dans la religion hébraïque mais assez vite j’ai choisi la religion narcissique ».

Voilà pourquoi, la plus belle définition de l’amour est celle de Jésus. « Aimer c’est donner sa vie ». Donner de soi. Se donner soi-même. Jour après jour tout donner. Sans arrière-pensée, sans condition. 

Jésus nous fait sortir de nous-mêmes en nous demandant d’utiliser chaque jour les « quatre mots magiques ».

Merci  : accepter d'être redevable.

Bravo   : encourager l'autre, comme c'est important pour qu'il développe les talents, ses potentialités que seul un regard bienveillant lui dévoile,
Je t'aime : et il y a une façon féminine de dire « je t’aime » plus dans l’expression verbale. Une façon masculine, plus dans l’expression gestuelle. Pardon  (Combien de foyers sont malheureux parce que jamais l'un des deux n'a réussi à dire à l'autre «  Chéri, je te demande pardon pour ma colère d'avant-hier ou de tout à l’heure. »  Combien de maris, combien d'épouses se contentent de dire  « Je m’excuse, j'étais fatigué, je n'étais pas dans mes bons jours, y avait du monde sur l'autoroute, j’étais énervé. »  Il y a des conjoints (et je ne fais pas le malin moi qui suis célibataire d'appellation contrôlée… ! ) mais il y a des conjoints qui n'ont jamais appris à dire pardon. Ils disent simplement  « Excuse-moi ». Ce n'est pas la même chose. Et du coup, ils ne donnent jamais à l'autre la joie de dire :  « Mais bien sûr que je te pardonne. »  Se donner l'un à l'autre la joie de se pardonner en demandant vraiment pardon !

Ces  quatre mots magiques, les époux se les disent d’autant mieux qu’ils les disent à Dieu. Merci Seigneur pour notre rencontre et la Mission que tu nous as confiée. Pardon pour être encore un peu narcissique. S’il te plait, Seigneur, donne-moi la grâce de patienter. Nous t’aimons tellement ! Quelle grâce d’approcher ces couples qui s’efforcent d’être vitrines du Dieu-Trine.  Heureux qui peut faire du lèche-vitrine !

Les bonus : (6536) L’Antéchrist : ce que dit VRAIMENT la Bible (666, Catéchon, Bête de l’Apocalypse) - YouTube